Solidarité et Politique de la Ville

Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 11:34

Extraits de l'article du Parisien de Matthieu Pelloli | 03.12.2010


(...) Pour mieux accueillir les sans-domicile-fixe, la ville d’Asnières vient de rénover l’intégralité de son centre d’hébergement d’urgence du Havre, situé au 59, boulevard Voltaire et ouvert en 1994.


L’endroit, inauguré officiellement hier soir, est conçu pour accueillir dix personnes chaque nuit. La cuisine a été entièrement réaménagée. Les douches ont été refaites, les dortoirs ont disparu au profit de chambres pouvant accueillir un, deux ou trois personnes. Surtout, cette nouvelle configuration permet désormais au centre d’ouvrir ses portes aux femmes.


Sébastien Pietrasanta, le maire (PS) d’Asnières, insiste : « Avec l’effet crise, il y a de plus en plus de femmes à la rue. Et relativement peu de centres qui répondent à cette problématique. »
Jean-Luc Ragnatela, responsable du centre, confirme : « On ne les voit pas beaucoup, mais il y en a énormément. Des femmes seules avec enfants… Beaucoup sont prises en charge par le dispositif hôtelier du 115, mais d’autres n’ont nulle part où aller. » Gordna a 52 ans, elle habitait Puteaux. Brûlée sur la moitié du visage, elle a été retrouvée dans le coma lors de l’incendie de son appartement. Puis ce fut la descente aux enfers, la rue et les appels au 115 : « Ici, c’est le meilleur centre que j’ai fréquenté », glisse-t-elle à propos du Havre. « C’est propre, on s’y sent bien. » Yannick, 39 ans, confirme : « C’est du très haut niveau, la Rolls-Royce des centres d’hébergement. Ça fait du bien de venir ici, c’est même primordial psychologiquement. » Au centre, quelques-uns de ces « brisés de la vie » refont des projets : Gordna veut « repartir en Serbie ouvrir un centre d’hébergement pour orphelins. » Yannick a déposé plus de 100 CV pour retrouver un emploi.


Jean-Luc Ragnatela détaille la façon dont les sans-domicile sont quotidiennement pris en charge : «Nous leur donnons accès à une douche, à une machine à laver pour leurs affaires, et nous leur offrons le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain matin. » Tout est gratuit. « Nous leur proposons aussi des entretiens, ajoute le directeur du centre, une évaluation de leur situation pour une possible orientation vers des travailleurs sociaux… »

 

Au total, les investissements réalisés par la ville d’Asnières, aidée par la région Ile-de-France et l’Etat, se montent à 114830 €. Avec cet équipement, la municipalité se félicite de remplir ses obligations en matière d’hébergement des personnes sans-domicile fixées par la loi du 25 mars 2009, qui impose aux communes de se doter d’une place d’hébergement pour 1000 habitants. (...)

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 21:14

Ce soir, j'ai inauguré le nouveau centre d'Hébergement d'Urgence rénové situé au 59 bd Voltaire à Asnières-sur-Seine. Voici le discours que j'ai prononcé à l'occasion.

 

"En tant qu’élu, nous sommes souvent confrontés aux difficultés de la vie, dans nos permanences, au grès de nos rencontres. L’envie de changer nos quartiers et la vie de nos concitoyens surtout les plus fragiles est constante.

Ce soir, Mesdames et Messieurs, nous inaugurons un projet qui nous est cher, un projet qui nous fait sentir particulièrement utile et qui va permettre d’aider les personnes les plus en difficulté.

Nous attendions tous avec impatience les travaux d’humanisation de notre Centre d’Hébergement d’Urgence.

Pour permettre aux hommes et aux femmes qui poussent la porte du Havre d’avoir un lieu plus digne, plus respectueux de l’intimité des uns et des autres.

Parce que la rue déshumanise souvent, parce que de nombreux centre d’hébergement d’urgence ne sont pas adaptés, nous avons travaillé pour construire un lieu de paix et de ressourcement. 

Je tiens à saluer la détermination du personnel du centre d’hébergement, du Centre Communal d’action sociale et du service Patrimoine pour la réalisation de ce projet. Qu’ils en soient fiers et remerciés. Voilà là aussi des services utiles et efficaces.

Je dois associer à ces remerciements l’ensemble des personnels des partenaires impliqués. D’abord l’Etat et la Région Ile de France qui ont contribué financièrement au projet. La Région Ile-de-France a versé plus de 38 000 euros.

Merci également à l’Agence Régionale de la Santé, l’Unité territoriale Hébergement et Logement des Hauts-de-Seine, et nos interlocuteurs associatifs et institutionnels, avec lesquels nous entretenons des liens si productifs, que cela soit le 115, le Conseil Général via la CVS, la Maison de la Solidarité, l’Ordre de Malte, Saint Vincent de Paul ou la Croix Rouge Française ou le SAMU Social.

Par ailleurs, je souhaite également saluer le partenariat novateur avec Diminu’tif – coiffeur à Asnières et avec l’Institut Dior de l’hôtel Plazza Athénée, sensibilisés à notre cause.

Mesdames, Messieurs,

La dureté de la crise a fait basculer de nombreuses familles dans la précarité qui est le terreau propice à toutes les formes d’exclusion, de discrimination et de violences.

Du jour au lendemain, on peut se retrouver à la rue. Nos concitoyens le craignent. Un sondage réalisé récemment révèle qu’un français sur deux craint de devoir perdre son toit…

C’est dans ce contexte de pessimisme accru que nous devons inscrire notre effort de solidarité.

D’abord en faisant du logement une priorité nationale. Non pas en rognant sur les crédits mais en obligeant réellement les villes à respecter la loi SRU et les 20% de logements sociaux. Asnières s’y est engagée et Asnières va y arriver. Mais au-delà des logements sociaux, nous devons favoriser les logements pour tous et notamment la construction de logements intermédiaires pour faciliter le parcours résidentiel.

Ensuite, en développant de nouvelles solidarités et en répondant au mieux aux besoins qui sont en perpétuelle évolution.

Par exemple, le visage des sans domicile évolue et de plus en plus de femmes se retrouvent à la rue de nos jours. Ainsi, je me réjouis que le Centre, depuis cet hiver, soit ouvert également aux femmes seules.

De même, je me réjouis que désormais, les couples ou les handicapés puissent être accueillis, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Pour la plupart des victimes de la crise sociale, les centres d’hébergement sont souvent la dernière main tendue, l’ultime chance de redémarrer dans la vie.

Vous devez redonner confiance à toutes ces personnes, leur donner le temps de retrouver des repères avant de reprendre le cours d’une vie plus apaisée.

Notre ville a entrepris des efforts financiers importants.

Je crois à la force de l’accompagnement social, je crois à la dignité de cette solidarité qui permet de garder le cap des valeurs dans une société traversée par la tentation de vivre recroquevillée sur elle-même, de tourner le dos à ceux qui en ont le plus besoin.

C’est pour cela aussi que nous organisons, pour la 2° année consécutive, le réveillon solidaire, le 31 décembre prochain.

C’est aussi pour ça que nous avons créé l’épicerie solidaire il y a un an maintenant et qui accueille 300 familles.

Enfin, je tiens, Mesdames et Messieurs à saluer aussi et surtout le travail formidable réalisé par les travailleurs sociaux.

Ils ne doivent pas céder au découragement. Ils ne doivent pas considérer que les efforts importants qu’ils ont entrepris n’ont servi à rien.

Chaque fois qu’ils ont le sentiment de se heurter à un mur, ils le font en réalité  reculer de quelques centimètres.

Il faut faire reculer le mur de l’égoïsme, de l’indifférence.

Comment envisager sérieusement de vivre à l’intérieur d’une société où les malheurs des uns n’impacteraient pas sur le bonheur des autres ?


Comment se dépêtrer des égoïsmes quand la pauvreté empêche l’horizon commun de s’ensoleiller ? Je crois à une République solidaire

Mesdames, Messieurs, ce soir nous faisons reculer de quelques centimètres le mur de l’égoïsme et de l’indifférence, ce soir nous contribuons à construire cette République solidaire.

Soyez en fiers ! "

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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 00:20

Le jeudi 2 décembre, la ville d’Asnières-sur-Seine inaugure le centre d’hébergement du Havre. Ce lieu pour les personnes sans domicile fixe, situé au 59 boulevard Voltaire, qui peut accueillir 10 personnes chaque nuit,  vient de bénéficier d’une rénovation totale financée par la ville, aidée par la Région Ile-de-France et l’Etat, pour un montant de 114 830 €.

 

La cuisine a été entièrement réaménagée. Les douches ont été refaites, les dortoirs ont disparu au profit de chambres pouvant accueillir une, deux ou trois personnes. Cette nouvelle configuration permet désormais au centre d’ouvrir ses portes aux femmes. Il est même adapté pour l’hébergement d’une famille.

 

Par cet équipement la ville d’Asnières-sur-Seine remplit largement ses obligations en matière d’hébergement de personnes sans domicile fixées par l’article 69 de la loi du 25 mars 2009. Cette législation oblige toutes les communes à se doter d’une place d’hébergement pour 1000 habitants. La ville possède ainsi 107 places recensées contre 83 obligatoires. Ces lits se répartissent entre le foyer du Havre, la péniche du Fleuron Saint-Michel de l’Ordre de Malte, l’association Perspective - La Canopée et le Centre d’accueil des demandeurs d’asile.

 

Cet effort en faveur de l’hébergement d’urgence fait partie des actions développées par l’équipe municipale en faveur des personnes les plus démunies. La ville a ainsi ouvert en décembre 2009 avec l’association Pacte 92, une épicerie solidaire qui permet désormais à plus de 300 familles d’acheter des produits alimentaires à des tarifs de 80 % inférieurs aux prix pratiqués dans le commerce traditionnel.

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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 13:56

Cette semaine a lieu la semaine bleue pour les retraités. Cette manifestation nationale a été déclinée sur Asnières avec comme temps fort une journée dédiée aux aidants familiaux organisée par les CLIC de Colombes et d’Asnières.

 

Voici les extraits de mon intervention :

 

(...) Comme je l’ai joliment lu, « les aidants exercent une incroyable mission de service public à titre bénévole et sans grand secours de l’Etat ».

 

Je veux donc aujourd’hui commencer mon intervention en vous exprimant ma gratitude à vous, qui acceptez de prendre du temps, sur votre vie personnelle, sur vos loisirs, sur vos vies de famille, pour agir auprès de ceux qui en ont tant besoin. (...)

 

Comme vous le savez, à l’occasion de la journée nationale des aidants, que nous relayons aujourd’hui à Asnières, un grand sondage sur les aidants a été effectué. Ce sondage a permis de quantifier, enfin, ce qu’était la vie de ces 3,5 millions de Français qui, comme vous, se consacrent aux autres.

 
Dans cette enquête, un chiffre m’a marqué : 16 % des aidants ont été amenés à reculer un soin médical, une consultation ou une hospitalisation en raison de la dépendance de leur proche.  Cette situation n'est pas acceptable (...)

 

 Je sais que le Président de la République a annoncé qu’après les retraites, il s’attaquerait au dossier de la dépendance. Même si ce n’est pas le lieu, je ne peux m’empêcher de dire que, vu comment est géré la question des retraites, je ne suis pas rassuré.

 

Mais surtout, je veux dire que la question de la dépendance n’est pas un dossier comme un autre, à traiter à la va-vite pour montrer qu’on est soi-disant fort.

 

Avec la population des plus de 75 ans qui va doubler d’ici 2050, dont un tiers concerné par la dépendance, c’est un énorme débat qu’il nous faut car, chacun ici en est convaincu, j’en suis sûr, cette situation remet tout en cause.

Il nous faut tout repenser comme  le financement de la sécurité sociale mais la dépendance n’est pas qu’une question comptable. Elle implique une réflexion globale sur la santé certes mais également sur la politique du logement, sur la politique urbaine, sur la politique de déplacement, pour ne prendre que quelques exemples.

 

Et d’ailleurs, la réforme des retraites aurait pu, d’ores et déjà, intégrer la question du statut des aidants. Nous connaissons tous le cas de personnes s’étant occupées de leur enfant handicapé, puis de leur mari malade à qui la sécurité sociale réclame plusieurs dizaines de trimestre lorsque l’âge de la retraite est atteint.

 

A Asnières, autour du CLIC bien entendu, mais avec les autres services de la Ville, nous tentons, à notre niveau, avec nos moyens et nos champs d’intervention d’aider les aidants dans leur mission. C’est pourquoi, nous proposons des accompagnements individuels aussi bien vis-à-vis des personnes âgées que de leur entourage, des groupes de soutien aux aidants, des formations aux familles dans le cadre du plan national Alzheimer…

(...)

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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 22:30

Courtilles-sept-2010.jpgCet après-midi, je me suis rendu dans le quartier des Courtilles pour rencontrer une soixantaine de jeunes qui ont participé à la rénovation de la place Le Vau.

 

Répondant à l'initiative de la société orange et de la Régie de Quartier d'Asnières, des jeunes bénévoles ont tout l'après-midi investi le quartier pour repeindre des bancs, des bacs de fleurs, des devantures. Ils ont également taillé des haies, planté des fleurs...

 

Les habitants et les commerçants ont été ravis de cette mobilisation de la jeunesse. A l'heure où on cherche à stigmatiser, voici un bel exemple de ce que peut faire notre jeunesse...bien loin de certains clichés.

 

Parallèlement, l'espace Aimé Césaire organisait avec une centaine de participants une journée famille au Parc Saint-Paul. Les enfants comme les parents ont été ravis de leur journée...et pour ceux qui habitent les Courtilles de découvrir que leur quartier en quelques jeures avait pris des couleurs !

 

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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 21:51

Ce week-end a lieu le forum des associations à l'espace Concorde à Asnières. Ce fut l'occasion pour moi de saluer les 200 associations présentes. 8 heures pour faire le tour des stands, le temps de discuter, de parler de nouveaux projets, de prendre des nouvelles.

 

Cette première journée s'est terminée par une cérémonie de remise de médailles de la ville pour l'engagement de bénévoles asniérois. Nous avons attribué à Sébastien Marie, un jeune qui a participé à la création de l'épicerie solidaire, la fonction d'ambassadeur du bénévole.

 

Voici des extraits de mon discours de ce soir:

 

"(...)Lorsque je vous vois ici rassemblés, dirigeants associatifs, bénévoles, acteurs impliqués dans la vie de notre ville,

 

Lorsque je vois la diversité que vous représentez, diversité de génération, diversité d’origines, diversité de quartiers,  

 

Je me dis, voilà la ville que j’aime, voilà cette France que je chéris.

 

C’est cette France riche de ces diversités et qui fait honneur à la République que vous représentez toutes et tous.

 

On n’est loin des déclarations martiales de certains contre la délinquance, la surenchère verbale permanente pour désigner des boucs-émissaires,…autant de postures et de déclarations qui me mettent mal à l’aise car non seulement elles ne règlent en rien les problèmes et notamment les problèmes de délinquances qui existent et qu’il faut sérieusement traiter, mais elles donnent une image abimée de notre pays, de ses valeurs et de son message universel.

 

Je pense qu’il faut en ce domaine, comme dans de nombreux autres d’ailleurs, garder son sang froid, qu’il faut agir plutôt que gesticuler devant les caméras de télévision. C’est cela que les Français attendent. Ils attendent des résultats plutôt que des postures.

 

Je crois très profondément que votre engagement quotidien au service des autres, votre implication dans la culture, les sports, les loisirs, la solidarité, constituent une des solutions majeures aux difficultés de notre société et la violence qui la mine.

 

Notre vie en société ne serait elle pas en effet plus dure sans la culture et sans la beauté de l’art ?

 

Notre vie en société ne serait-elle pas plus difficile sans les vertus éducatives et pédagogiques du sport ?


Notre vie en société ne serait-elle pas plus égoïste et individualiste sans la solidarité des associations humanitaires, sans cette générosité et ce goût des autres dont vous faites preuve dans votre action de tous les jours ?

 

Notre vie en société enfin ne serait-elle pas moins joyeuse sans les animations, les fêtes de quartier, les manifestations nombreuses que vous organisez tout au long de l’année ?

 

Sans vous, sans les associations, notre société serait plus dure encore que ce qu’elle est malheureusement.

 

Notre vie en collectivité, avec la crise, avec la violence, avec le désespoir parfois, serait pire, bien pire que ce qu’elle est.

 

C’est pour ces raisons que je souhaite vous rendre particulièrement hommage ce soir et vous dire que la ville d’Asnières, et tous ses élus qui sont à mes côtés, vous soutient de toutes ses forces et va continuer à vous soutenir dans vos projets.

 

Persévérez, agissez, continuez votre engagement car il est non seulement indispensable mais il est aussi juste.

 

Pour cela, je suis, nous sommes, avec Michel Lasserre de Rozel à vos côtés et nous continuerons à l’être.

 

Mesdames et messieurs,

 

Asnières est une ville qui compte près de 500 associations, ce qui représente plus de 20 000 adhérents.

 

Ces associations, ces adhérents, ces nombreux bénévoles sont les forces vives de notre ville.

 

Je veux m’attarder quelques instants sur la très belle initiative de Michel Lassere de Rozel, mon adjoint que je veux remercier pour son engagement quotidien au service de la vie associative asniéroise, qui a organisé pour la première fois avec la complicité de l’association France Bénévolat les assises du bénévolat.

 

Ils ont voulu, et je les en remercie, rendre hommage aux bénévoles des associations. Je souhaite m’associer à cet hommage.


Les bénévoles en effet ont un rôle essentiel dans notre société car ils agissent non pas pour eux-mêmes ou pour la satisfaction de leur intérêt particulier, mais pour les autres et pour la collectivité.

 

Je profite d’ailleurs de l’occasion qui m’est donnée ce soir afin d’exprimer ma gratitude à tous ces bénévoles qui acceptent de prendre du temps sur leur vie personnelle, sur leurs loisirs, sur leur vie de famille, pour agir au service des autres.

 

Merci à vous toutes et tous. (...)

 

Je voudrais terminer, une fois n’est pas coutume, par vous lire quelques phrases d’un beau texte d’Alexis Tocqueville tiré de «De la démocratie en Amérique », qui a, comme vous allez le voir, quelque raisonnances avec ce que je vous disais à l’instant : 

 

« Il n’y a pas de pays où les associations soient plus nécessaires, pour empêcher le despotisme des partis ou l’arbitraire du prince, que ceux où l’État social est démocratique. Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère ; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là. Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l’égalité des conditions s’accroît. »

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 21:18

Article de Matthieu Pelloli

 

Sur ce coup, même le très à la page portail Web de l’Elysée ne fait pas aussi bien. La ville d’Asnières s’apprête à équiper son site Internet d’un logiciel BrowseAloud, qui en proposera (après téléchargement, puis installation) une lecture des contenus en ligne avec une voix humaine*. Sébastien Pietrasanta, le maire (PS) d’Asnières déjà équipé de cartes de visite en braille, un système d’écriture tactile à points saillants se félicite : « La ville veut continuer à être accessible. C’est le sens de la fête du handicap, des achats de livres audio dans les médiathèques, et aujourd’hui du logiciel BrowseAloud sur le site Internet. » La cible ? Toutes les personnes ayant des troubles d’apprentissage, de légers troubles de la vue, ou encore une autre langue maternelle que le français.

(...) Delphine Stein, chef de projet Web à la ville d’Asnières, complète la présentation : « Une fois installé sur un ordinateur, le logiciel est compatible avec d’autres sites : par exemple Google, Twitter, Facebook… Enfin, il permet également de lire certains sites en anglais (NDLR : par exemple celui de la BBC) en choisissant l’accent britannique, américain ou encore australien… »


Nadia Medjahed, chargée de mission handicap à Asnières, est définitivement conquise : « Parmi d’autres systèmes de ce type, nous avons finalement retenu celui-ci pour la qualité de la synthèse vocale et sa facilité d’utilisation. BrowseAloud permet de revenir en arrière, de relire une partie du texte sans tout reprendre depuis le début… »

 

(...) Browse-Aloud permettra également de transformer des pages Web en fichiers MP3, puis de les transférer sur son iPod. Ceux qui le souhaiteront pourront ainsi profiter, où qu’ils soient, des pages d’Asnières infos lues pour eux à haute voix.

=
*Un service proposé par le site de la présidence de la République, mais de façon moins performante.

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 21:00

Je serai le 7 septembre dans la rue à l’occasion des manifestations prévues contre le projet de réforme des retraites proposé par le gouvernement.

Ce projet est en effet dangereux. Non seulement il ne règle en rien la problématique – réelle et à laquelle il faut apporter des réponses – du financement de notre régime de retraite par répartition, mais en outre ce projet est injuste car il fait reposer l’effort de financement principalement sur les salariés.

En faisant porter le financement des retraites quasi exclusivement par le recul de l’âge légal de départ en retraite, le gouvernement fait là un choix aussi injuste qu’inefficace. Cette décision va non seulement précariser davantage les salariés (et particulièrement ceux qui sont entrés très tôt dans la vie active), mais elle ne réglera au mieux qu’un tiers du problème de financement (même en passant l’âge légal de 60 à 63 ans et en allongeant la durée de cotisation à 43,5 ans, on ne règlerait que 36% du problème de financement à l’horizon 2050 !)

En effet, il faut pour assurer l’équilibre du système, mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025 (projections du COR).

Les socialistes proposent un plan complet et juste qui permet d’atteindre l’équilibre. Ils proposent notamment de mettre davantage à contribution les revenus du capital pour financer le régime de retraite. Ainsi, l’augmentation des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options, le relèvement du forfait appliqué à l’intéressement et à la participation, l’application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés, l’augmentation de la taxation de la valeur ajoutée permettraient de financer les régimes pour un montant de 19 milliards dès 2010 et 25 milliards en 2025.

A cela, les socialistes proposent d’ajouter une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales (+0,1 point de cotisation salariale et employeur chaque année de 2012 à 2021), ce qui permettrait de dégager 12 milliard d’euros de financement complémentaire en 2025.

Mais pour une réforme complète, il faut en outre s’attaquer à une question centrale que néglige le gouvernement : celle du chômage des séniors. L’amélioration de l’emploi des seniors est en effet une des clefs de la réforme durable de notre système de retraites. Le taux d’emploi des 55/64 ans est en moyenne de 60% au sein de l’Union européenne. Il est de 38,2% seulement en France ! C’est là un chantier majeur auquel il est urgent de s’atteler.

L’ensemble de ces mesures, ainsi que l’abondement du Fonds de réserve pour les retraites avec une majoration de 15% de l’impôt sur les sociétés et les banques, permettront d’assurer jusqu’en 2025 l’équilibre du système.

C’est là un projet de réforme juste et équitable.

Je voudrais terminer en rappelant que derrière cette question qui peut paraître technique du financement de notre régime de retraite par répartition se cache un véritable enjeu de civilisation. Cet enjeu c’est celui de la place que nous voulons donner dans notre société à nos anciens qui, grâce aux progrès techniques et de la médecine, sont plus nombreux et vivent plus longtemps en meilleure santé.

Comme Maire, je mesure chaque jour le rôle essentiel des séniors  dans notre vie de tous les jours. Leur dynamisme, leur joie de vivre, leur expérience, leur disponibilité et leur engagement dans notre vie sociale et associative sont des atouts considérables pour notre collectivité.


Les politiques doivent prendre la mesure de cet apport considérable et y consacrer les moyens nécessaires. Il faut pour cela non seulement assurer sur le long terme des niveaux de retraite décents mais aussi créer les conditions pour que nos anciens puissent se loger, être soignés et être pris en charge lorsque que cela devient nécessaire.

Notre société doit s’adapter à cette réalité nouvelle de l’allongement de la durée de la vie, à ce progrès nouveau qui permet aujourd’hui à plusieurs générations de se côtoyer et de vivre ensemble.

C’est aussi pour ces raisons que je serai dans la rue le 7 septembre.

Avec des millions de français je ferai part de mon opposition au projet injuste et mal ficelé du gouvernement sur les retraites.

Je dirai mon attachement au maintien à 60 ans de l’âge légal pour le départ en retraite car c’est une mesure de justice pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et une garantie pour les salariés qui ont accompli des tâches pénibles et difficiles.

Mais je serai là aussi pour témoigner de ma gratitude à l’égard de nos anciens et de mon attachement à une société qui place en son cœur la solidarité nécessaire entre les générations.

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 21:09

La ville d'Asnières-sur-Seine poursuit sa politique d'accessibilité aux handicapés. Depuis cette semaine, le site Internet de la ville est désormais accessible aux malvoyants.

 

L'utilisateur peut télécharger gratuitement une solution de sonorisation. Les pages du site web seront lues par une voix numérique.

 

Le rythme de lecture, le texte et la couleur sont facilement paramétrables.

 

Il s'agit d'un véritable service pour les malvoyants.

 

www.asnieres-sur-seine.fr

 

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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 23:13

Hier une centaine de salariés de Procter et Gamble dont le siège est situé à Asnières a participé à des actions de solidarité dans notre ville et en direction des Asniérois.


Sur leur temps de travail, les salariés ont participé à cette première journée de solidarité.


ils ont travaillé sur les questions d'accessibilité en faisant du repérage dans les rues et en lien avec les commerçants.


Certains salariés ont accueilli au siège de l'entreprise une dizaine de jeunes suivis par le Bureau Information Jeunesse pour les aider à rédiger des CV, des lettres de motivation,...


Avec l'association de soutien scolaire le Club des Chardons, les volontaires de Procter et Gamble ont fait des travaux de jardinage et de peinture. Dans la résidence  de Médicis, ils ont fait des animations en direction des retraités.


Bref, de nombreuses activités de solidarié ont été réalisées durant cette journée que j'ai eu plaisir à lancer aux côtés du PDG de Procter et Gamble France.


Une première et qui j'espère donnera des idées à d'autres !

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