SÉBASTIEN PIETRASANTA maire PS d’Asnières
Propos recueillis par O.B. | 13.07.2010
Il en a fait un cheval de bataille. Depuis un an, Sébastien Pietrasanta mène la lutte contre la vente des pétards et des fusées. Il se félicite des progrès déjà effectués.
Comment appréhendez-vous cette nuit ?
SÉBASTIEN PIETRASANTA. C’est la nuit la plus délicate, plus encore que celle du 31 décembre. En 2008, nous avons été durement touchés. Nous demandons un durcissement du contrôle des ventes et de l’utilisation des pétards et des engins pyrotechniques. Depuis, j’ai quand même l’impression qu’il y a une prise de conscience des pouvoirs publics de ce phénomène. En juillet 2009, vous êtes parti en guerre contre les pétards et fusées, montrant que l’on pouvait s’en procurer malgré les interdictions.
Qu’en est-il cette année ?
L’opération que nous avons menée semble avoir porté ses fruits. Nous nous sommes encore renseignés cette année afin de voir où on pouvait en acheter dans la ville. Et on a fait chou blanc. Impossible de trouver le moindre feu d’artifice ou pétard. D’ailleurs, d’habitude, on en entend le soir, dans les quartiers, et là, c’est le calme plat! Ce silence est presque assourdissant. Même par Internet, impossible d’en trouver dans le secteur… En 2008, on pouvait en acheter partout en vente libre, en 2009 on en trouvait sous le manteau et cette année, rien. Malgré tout nous restons prudents. Nous crierons victoire plus tard.
Y a-t-il un dispositif particulier sur Asnières ?
Nous avons doublé les mesures de la préfecture en prenant des arrêtés municipaux contre la vente de pétard, de carburant mais aussi d’alcool (NDLR : un texte interdit aussi la vente de gaz et d’acide chlorhydrique jusqu’au 18 juillet). La police municipale les a distribués aux commerçants. Nous avons aussi dégagé les poubelles des rues et fait enlever 50 épaves de la voie publique. Ce soir-là, la police municipale est en alerte, sur le terrain avec la police nationale. On a aussi mobilisé des médiateurs afin de calmer le jeu.
Le Parisien

