Sécurité

Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 11:25

SÉBASTIEN PIETRASANTA maire PS d’Asnières

 

Propos recueillis par O.B. | 13.07.2010

 

Il en a fait un cheval de bataille. Depuis un an, Sébastien Pietrasanta mène la lutte contre la vente des pétards et des fusées. Il se félicite des progrès déjà effectués.


Comment appréhendez-vous cette nuit ?

SÉBASTIEN PIETRASANTA. C’est la nuit la plus délicate, plus encore que celle du 31 décembre. En 2008, nous avons été durement touchés. Nous demandons un durcissement du contrôle des ventes et de l’utilisation des pétards et des engins pyrotechniques. Depuis, j’ai quand même l’impression qu’il y a une prise de conscience des pouvoirs publics de ce phénomène.  En juillet 2009, vous êtes parti en guerre contre les pétards et fusées, montrant que l’on pouvait s’en procurer malgré les interdictions.


Qu’en est-il cette année ?

L’opération que nous avons menée semble avoir porté ses fruits. Nous nous sommes encore renseignés cette année afin de voir où on pouvait en acheter dans la ville. Et on a fait chou blanc. Impossible de trouver le moindre feu d’artifice ou pétard. D’ailleurs, d’habitude, on en entend le soir, dans les quartiers, et là, c’est le calme plat! Ce silence est presque assourdissant. Même par Internet, impossible d’en trouver dans le secteur… En 2008, on pouvait en acheter partout en vente libre, en 2009 on en trouvait sous le manteau et cette année, rien. Malgré tout nous restons prudents. Nous crierons victoire plus tard.


Y a-t-il un dispositif particulier sur Asnières ?

Nous avons doublé les mesures de la préfecture en prenant des arrêtés municipaux contre la vente de pétard, de carburant mais aussi d’alcool (NDLR : un texte interdit aussi la vente de gaz et d’acide chlorhydrique jusqu’au 18 juillet). La police municipale les a distribués aux commerçants. Nous avons aussi dégagé les poubelles des rues et fait enlever 50 épaves de la voie publique. Ce soir-là, la police municipale est en alerte, sur le terrain avec la police nationale. On a aussi mobilisé des médiateurs afin de calmer le jeu.

 

Le Parisien

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 17:00

Dépêche AFP
10/02/2010 | Mise à jour : 07:19


Quelques mois seulement après leur mise en place, les escortes policières d'autobus de la RATP en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine ont été allégées, élus et professionnels jugeant peu efficace ce dispositif de lutte contre la délinquance.

"Je ne souhaitais pas que ça dure car cela donne un sentiment d'insécurité", reconnaît Patrice Calméjane, le maire UMP de Villemomble (Seine-Saint-Denis), à l'origine de cette idée d'escorte par des CRS, après le caillassage de bus en septembre dans un quartier difficile de sa commune.

A l'époque, M. Calméjane, la préfecture départementale, la police et la RATP décident de déployer des policiers entre 16H00 et 22H00 pour protéger les autobus, leurs conducteurs et leurs passagers.

Trois CRS sont alors affectés dans chaque bus traversant une zone sensible de Villemonble et le véhicule est suivi par un camion de police. A l'automne, le dispositif est étendu à d'autres lignes en Seine-Saint-Denis, puis au département des Hauts-de-Seine.

"C'était une démonstration de force pour pouvoir rétablir un service public. Il fallait rassurer les machinistes et les usagers", se justifie M. Calméjane.

Mais aujourd'hui, la ligne 303, de Villemomble à Noisy-le-Grand, n'est plus protégée par la police.


Dans les Hauts-de-Seine, trois lignes devaient être escortées. Finalement, seules la 304 (d'Asnières-Gennevilliers à Nanterre) et la 159 (de Nanterre à La Défense) ont été sécurisées en décembre, neuf jours pour la première, deux jours pour la seconde.Le dispositif a encore été allégé en janvier.

La préfecture des Hauts-de-Seine assure toutefois que "les forces mobiles sont affectées de manière ponctuelle en fonction de l'actualité et des services de maintien de l'ordre".

Mais le maire PS d'Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta se dit "déçu".

"J'ai le sentiment que ça ne marche pas, que ça n'a pas vraiment été mis en place, sauf pendant quelques semaines", juge-t-il. "Je trouvais cette initiative plutôt positive, car elle aurait permis aux policiers de prendre un contact direct et quotidien avec la population. Mais une fois de plus, on a un effet d'annonce qui ne se concrétise pas sur le terrain", déplore l'élu local.


De même, Eric Jousse, délégué du personnel Sud-RATP à Nanterre, regrette que l'"on nous (ait) annoncé un tintamarre tous les soirs entre 16H00 22H00" et qu'"une fois les caméras passées, on ne voit plus" les CRS.

Le maire communiste du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, fustige même un dispositif "stigmatisant pour les populations" de sa commune du 93. "Ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on guérit la fièvre", dénonce-t-il.

Pourtant, à la mi-janvier, un chauffeur de la ligne 148 (de Bobigny au Blanc-Mesnil), alors non escorté, a été agressé, obligeant les bus de la RATP à contourner le quartier des Tilleuls.

Le maire de Villemonble, M. Calméjane, reste toutefois positif: "Pour l'instant, ça a marché, il n'y a plus d'incident", se félicite-t-il. "Ceux qui veulent faire des bêtises se méfient un peu plus", pense-t-il. Et en cas de nouvelles agressions contre les autobus, le maire assure qu'il redemandera des escortes
 

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 14:38

AFP
30/01/2010 | Mise à jour : 14:06

Des habitants, élus et responsables associatifs se sont réunis ce matin à l'appel des mairies d'Asnières (PS) et de Gennevilliers (PCF, Hauts-de-Seine) pour appeler au calme après une montée des tensions entre jeunes de leurs quartiers, a-t-on appris de sources municipales et policière.

Les deux maires, le socialiste Sébastien Pietrasanta et le communiste Jacques Bourgoin, en ont profité pour réclamer une "police de proximité" dans les communes du nord des Hauts-de-Seine.

Le rassemblement, à la station de métro Les Courtilles, théâtre des bagarres, à la frontière des deux villes, a réuni entre 60 et 80 personnes selon une source policière, entre 200 et 300 personnes selon les maires.

Selon des sources policières, les rixes entre des groupes de jeunes, "qui n'ont pas causé d'incident grave", ont eu lieu à plusieurs reprises en soirée, notamment le week-end dernier. Elles mettraient aux prises des jeunes des quartiers sensibles du Luth (Gennevilliers) et des Hauts d'Asnières, "pour des motifs futiles, liés à des rivalités de quartier", a expliqué hier le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda.

Depuis mercredi soir, un dispositif de sécurité renforcé, avec une cinquantaine de policiers, dont 35 CRS, a été mis en place autour de la station de métro, a précisé le préfet.

 

 

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 23:31

Les Asniérois et les Gennevillois, ensemble, disent « HALTE À LA VIOLENCE ! »


Sébastien PIETRASANTA Maire d'Asnières, et Jacques BOURGOIN, Maire de Gennevilliers, appellent à la mobilisation de tous.

Depuis quelques jours, de déplorables incidents, viennent troubler la tranquillité des Asniérois et des Gennevillois résidant à proximité de la station de métro Les Courtilles. Des petits groupes d'individus sans scrupules s'opposent entre eux, importunant les usagers du métro, les passants sur les espaces publics, les habitants des quartiers limitrophes, et s'en prennent violemment aux forces de police venues rétablir l'ordre.


Cette situation est inacceptable. Nous ne pouvons la tolérer.


Nous partageons l'émotion ressentie par tous les habitants et condamnons fermement de tels agissements intolérables, commis par ces individus. Nous avons saisi immédiatement le Directeur départemental de la police urbaine pour lui demander que les enquêtes soient menées avec toute la diligence nécessaire, afin que les coupables de ces actes soient recherchés, poursuivis et sanctionnés avec la plus grande fermeté. Nous renouvelons expressément auprès du Ministre de l'Intérieur, du Préfet des Hauts-de-Seine, notre demande d'une police de proximité permanente dans les quartiers et d'effectifs dans nos commissariats enfin au niveau de nos besoins locaux. De même nous défendons la nécessité d'un service public de qualité (Maison de la justice et du droit, moyens pour l'éducation nationale et les clubs de prévention...).


Nous n'acceptons pas que soit troublée la quiétude des habitants d'Asnières et de Gennevilliers
alors que les efforts menés avec vous et vos associations pour l'amélioration de la qualité de la vie dans nos quartiers, le renouvellement urbain, portent leurs fruits.


Personne ne nous empêchera de continuer à construire le mieux-vivre ensemble dans le respect de chacun et en toute quiétude. Le droit à la sécurité est légitime et doit être assuré pour tous les citoyens.


Nous appelons les Asniérois et les Gennevillois, les associations locales, les jeunes, les parents, l'ensemble des adultes à prendre toute leur responsabilité de citoyens dans le refus de cette violence et à se rassembler nombreux pour marquer leur détermination à vivre dans leurs villes, dans le calme et la sérénité :


le samedi 30 janvier 2010
à un rassemblement qui se tiendra à 11h30 au métro Les Courtilles.

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 18:47

Vendredi j'ai pris un arrêté municipal interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique de midi à 6 heures du matin. Voici l'article du Parisien du 9 novembre 2009:

Le maire d’Asnières a mis en place un arrêté anti-alcool concernant une bonne partie des lieux publics de la commune, afin de prévenir les troubles dus aux soûleries. 

Interdiction de boire dans la rue à Asnières. Le maire de la ville, Sébastien Pietrasanta, a pris vendredi un arrêté anti-alcool pour en finir avec les soûleries nocturnes qui troublent le voisinage. Avec cet arrêté, en vigueur depuis trois jours, Sébastien Pietrasanta entend garantir la quiétude de ses administrés en interdisant la consommation d’alcool de minuit à 6 heures sur une bonne partie du territoire communal, dans les rues et avenues, les squares, parcs et jardins, et plus particulièrement autour des établissements de transports.

A lire la liste des rues concernées, cette mesure s’étend sur un très large périmètre. Sont touchés les quartiers Freycinet, Grésillons, Philosophes, Bourguignons, les places Voltaire et Le Vau, le marché des Quatre-Routes, la gare SNCF, la gare routière Gabriel-Péri, les stations de métro de la ligne 13 Agnettes et Courtilles, ainsi que les abords des collèges et des lycées.

Lire la suite sur le site du Parisien :
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/l-alcool-interdit-de-minuit-a-6-heures-sur-les-lieux-publics-09-11-2009-704369.php 


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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 12:08

 Asnières, le 20 juillet 2009


Monsieur le Ministre,

 

 

 

J’ai alerté depuis plus d’un an maintenant votre prédécesseur, Michèle ALLIOT-MARIE au sujet de l’utilisation de pétards et autres engins pyrotechniques par des particuliers.

 

En effet, j’ai pu constater que ces engins étaient devenus une véritable arme par destination en direction des forces de l’ordre mais également contre les pompiers. Le 13 juillet 2008, un jeune commissaire adjoint d’Asnières a même perdu un œil suite au jet d’une fusée.

 

Depuis, je ne cesse d’alerter les pouvoirs publics afin de faire évoluer la législation pour interdire tout au long de l’année les pétards et les engins pyrotechniques de type K2, K3, K4.

 

Ces produits créent de véritables nuisances pour nos concitoyens et de nombreuses communes en Ile-de-France mais aussi en province ont connu les méfaits de leur utilisation

 

Les arrêtés préfectoraux ne sont pas suffisants et ne concernent qu’une période de l’année. Ainsi, comme la presse l’a relaté, un de mes agents, a en l’espace de quelques heures, pu se procurer dans des communes des Hauts-de-Seine, un véritable stock de munition qui aurait pu servir comme armes par destination. Ces achats ont pu se faire malgré l’arrêté préfectoral et l’arrêté municipal renforçant ce dispositif.

 

Ainsi, Monsieur le Ministre, je souhaite connaître au plus vite les mesures que vous souhaitez prendre pour éviter que de nouveaux drames se reproduisent.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 15:02

Dans les quartiers sensibles, le 14-Juillet est le théâtre d'un rituel violent et ludique

LE MONDE | 13.07.09 | 14h37  •  
 

Comme les 31 décembre, avec ses centaines d'incendies de voitures, les 14-Juillet sont devenus des rituels de la violence dans les quartiers sensibles. L'année 2008 avait été marquée par un usage intensif des "mortiers" et autres engins pyrotechniques utilisés contre les forces de l'ordre, qui s'étaient ajoutés aux incendies de voitures (près de 600 comptabilisés en deux jours). Le regain de tension dans les quartiers depuis quelques semaines - illustré par les trois nuits consécutives de violences à Firminy (Loire) après le décès d'un jeune en garde à vue - laisse à nouveau craindre deux soirées difficiles, lundi 13 et mardi 14 juillet, même si le niveau des violences est imprévisible.


Aucune revendication dans ces incidents, devenus traditionnels, sinon le plaisir pour quelques dizaines d'adolescents par quartier de "jouer avec le feu" et d'affronter les policiers sans raisons particulières. "Ceux qui bougent ces nuits-là sont souvent très jeunes - à partir de 11 ou 12 ans. C'est un moment où ils prennent le pouvoir dans la ville, même si ça ne dure pas très longtemps", explique un très bon connaisseur des cités. En conséquence, le ministère de l'intérieur a prévu une mobilisation importante des forces de l'ordre, notamment à Paris et en banlieue.

L'utilisation des fusées d'artifice témoigne de l'adaptation permanente des jeunes face aux innovations technologiques et aux évolutions des tactiques de maintien de l'ordre en banlieue. Face à des flash-balls qui tirent désormais à 40 mètres, contre 10 auparavant, les mortiers permettent en effet aux émeutiers de s'attaquer aux fonctionnaires tout en restant à distance des balles en caoutchouc. Ces pétards peuvent être achetés facilement sur Internet - douze "bombes" pyrotechniques avec leur mortier en carton pour la mise à feu coûtent une vingtaine d'euros - à condition de joindre une photocopie de carte d'identité d'un majeur complice.

Les adolescents se les procurent aussi, avec la complicité d'adultes, chez des revendeurs en banlieue. Sébastien Pietrasanta, maire (PS) d'Asnières (Hauts-de-Seine) - où les incidents avaient été très intenses en 2008, blessant grièvement un policier - a montré que les jeunes pouvaient contourner les interdictions temporaires de vente édictées par les préfectures. A sa demande, l'un de ses employés est allé tester les arrêtés d'interdiction : "Ces textes se révèlent inefficaces puisqu'un employé de la mairie a réussi, en l'espace d'un après-midi, à se procurer un "stock de munitions", auprès de commerçants des Hauts-de-Seine, à même de mettre plusieurs vies en danger", dénonce-t-il. Les inquiétudes sont similaires côté police, où l'on signale des tirs récents de mortiers à Saint-Denis, Grigny ou La Courneuve. Le syndicat Alliance vient d'ailleurs de demander leur "interdiction pure et simple".

SOUS SURVEILLANCE

Au-delà du rituel du 14-Juillet, le contexte apparaît particulièrement tendu dans plusieurs villes en raison des rapports toujours conflictuels entre jeunes et forces de l'ordre. Firminy a retrouvé le calme, après trois nuits de violences provoquées par des rumeurs de "bavure" - contredites par deux autopsies -, mais la préfecture de la Loire, par précaution, a prévu de mobiliser des policiers au moins jusqu'au 14 juillet. La ville de Louviers (Eure) reste aussi sous surveillance après des incidents provoqués, samedi 11 juillet, à la suite de la mort d'un conducteur d'une mini-moto lors d'un contrôle routier. Au mois de mai, c'est Amiens qui avait connu des violences, après le décès d'un jeune en moto qui avait pris la fuite devant des policiers.

La situation reste également tendue à Corbeil-Essonnes (Essonne), où les affrontements n'ont pas cessé depuis trois mois. Aux différends récurrents entre jeunes et policiers s'ajoutent la vacance de la municipalité depuis l'annulation de l'élection de Serge Dassault et les craintes liées à la présence de groupes d'adolescents désoeuvrés pendant l'été.

A Villiers-le-Bel, deux échéances judiciaires sont attendues avec inquiétude. La décision du tribunal correctionnel de Pontoise dans le premier procès des violences contre les policiers en novembre 2007 est prévue pour le 17 juillet. L'autre dossier concerne l'accident à l'origine des émeutes. Le parquet a laissé entendre que l'enquête montrait l'absence de faute des policiers dans la collision avec la mini-moto des deux adolescents décédés, ouvrant la voie à un probable non-lieu - une décision qui risque d'être très mal vécue par les jeunes de la ville.

Luc Bronner

 

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 11:23

Article du Parisien du 11.07.09 d'Olivier Bureau
 http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/asnieres-part-en-guerre-contre-les-petards-11-07-2009-576787.php

A quatre jours du 14 Juillet, le maire d’Asnières, ville victime d’émeutes l’an dernier, s’est lancé hier dans une croisade contre la vente de fusées et de pétards.

L’interdiction pure et simple ! Hier, Sébastien Piétrasanta a enfourché de nouveau son cheval de bataille. Depuis un an, et une nuit du 14 Juillet particulièrement violente dans sa ville, le maire PS d’Asnières réclame une interdiction totale de vente de pétards et de feux d’artifices aux particuliers. Si la préfecture a pris un arrêté limitant l’utilisation de ces engins, l’élu juge la mesure insuffisante et difficilement applicable.

Sébastien Piétrasanta en a apporté la preuve cette semaine.

Son équipe a acheté jeudi des dizaines d’engins pyrotechniques dans des magasins d’Asnières et des communes voisines. Résultat : ils ont pu tranquillement constituer un arsenal tout ce qu’il y a d’illégal. « Cela a pris deux heures et 300 €, fulmine le maire. On peut toujours en acheter et on peut toujours se procurer facilement, sous le manteau, les fusées les plus dangereuses interdites par la préfecture ! »

« Des armes utilisées contre les policiers et les pompiers »

Dans les heures qui ont suivi, des policiers ont effectué des descentes dans les boutiques en question et ont saisi leurs stocks de feux d’artifice. Au cours de l’année passée, Sébastien Piétrasanta n’a cessé de réclamer au préfet des Hauts-de-Seine et à la ministre de l’Intérieur que ces engins soient réservés aux professionnels. Des demandes accueillies avec bienveillance mais restées pour l’instant lettre morte. « Pour les riverains, les pétards et les feux d’artifice sont de vraies plaies. Pour les policiers et les pompiers ce sont des armes utilisées contre eux », martèle le maire d’Asnières. Celui-ci a renforcé l’arrêté préfectoral, interdit la vente d’alcool le 13 au soir et fait enlever de nombreuses voitures ventouses des rues de sa ville. Lundi soir, en plus d’un impressionnant dispositif policier (lire ci-contre), quinze médiateurs sillonneront la commune.

Objectif, éviter que l’histoire ne bégaye à Asnières. Il y a un an, dans la nuit du 13 au 14 juillet, des bandes s’étaient déchaînées, principalement à Asnières et Gennevilliers.
Après l’attaque d’un poste de police municipale, des échauffourées les avaient opposées à la police.

C’est justement un feu d’artifice tiré en direction des forces de l’ordre qui avait grièvement blessé au visage le commissaire Damien Vallot, en première ligne avec ses hommes. Pour les autorités, il y a bien un avant et un après 13 juillet 2008. « Quelque chose a changé, gronde Christian Sonrier, le patron des flics du département. Cette nuit-là, nous avons souffert dans notre chair. »

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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 19:11

PYROTECHNIE
Un maire veut interdire les pétards en France
NOUVELOBS.COM | 10.07.2009 | 18:16

Le maire d'Asnières réclame l'arrêt de la vente d'engins pyrotechniques aux particuliers. Un arrêté préfectoral interdit déjà la vente de certains types de pétards du 19 juin au 19 juillet.


Le maire (PS) d'Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta, a fait part, vendredi 10 juillet, de sa volonté d'interdire totalement les engins pyrotechniques aux particuliers, dans toute la France.

"Je me suis entretenu à ce sujet avec Michèle Alliot-Marie lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur, et j'en parle au préfet dès que je le vois depuis un an", a déclaré Sébastien Pietrasanta.

Le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda, a indiqué à l'AFP avoir transmis la demande au ministère de l'Intérieur, avec un avis favorable.

"Dans des bazars, sous le manteau"

Dans les Hauts-de-Seine, un arrêté préfectoral interdit la vente de certains types de pétards et artifices du 19 juin au 19 juillet.

Autres sujets soumis à la restriction pendant cette période : la distribution et la vente à emporter de carburant et combustibles domestiques.

Pour vérifier la mise en œuvre de ces mesures, un employé municipal d'Asnières a été missionné pour acheter près de 300 euros de pétards "dans des bazars, sous le manteau".

Un commissaire éborgné par un engin pyrotechnique

Au retour de l'opération commando, le maire, Sébastien Pietrasanta, a pu triompher : "Force est de constater que ces textes se révèlent inefficaces puisqu'un employé de la mairie a réussi en l'espace d'un après-midi à se procurer un 'stock de munitions' auprès de commerçants des Hauts-de-Seine, à même de mettre plusieurs vies en danger".

L'aversion notoire pour les pétards à Asnières s'explique en partie par des affrontements qui avaient eu lieu le 13 juillet 2008.

Un commissaire avait été éborgné après avoir été touché par le ricochet du tir d'un engin pyrotechnique.

 

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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 22:16

Appel à la responsabilité de tous : Festivités des 13 et 14 juillet 2009

 

À l’approche des festivités des 13 et 14 juillet, nous vous informons que :


- deux arrêtés municipaux du 26 juin 2009 interdisent, à compter du mercredi 1er juillet 2009 à 0h jusqu’au dimanche 19 juillet 2009 à 24h, « la vente, la détention et l’utilisation de pétards et d’artifices de divertissement » ainsi que « la distribution, la vente et l’achat à emporter de carburant, de gaz et d’acides chlorhydrique et sulfurique »,

- un arrêté municipal du 1er juillet 2009 interdit, à compter du lundi 13 juillet 2009 à 21h jusqu’au mardi 14 juillet 2009 à 6h,
« la vente, la détention et la consommation d’alcool sur la voie publique ».

Ces trois arrêtés municipaux s’appliquent sur l’ensemble du territoire de la commune d’Asnières-sur-Seine.

Considérant que :

1) l’usage des pétards et d’artifices de divertissement constitue un risque sur la sécurité
des personnes et des biens,

2) le caractère dangereux que présentent des produits tels que le carburant, le gaz et les acides chlorhydrique et sulfurique, et les troubles graves à l’ordre public que peut causer leur utilisation à des fins non domestiques,

3) le danger et les désagréments que constitue la consommation excessive d’alcool sur la voie publique et les troubles graves à la sécurité et à la tranquillité publique qui en résultent, et considérant qu’il convient de prendre toute mesure pour assurer la sécurité et la tranquillité des personnes et des biens et de prévenir la survenance d’agressions et d’incendies volontaires, ou d’en limiter les conséquences, la Mairie a sollicité le Commissaire de police d’Asnières-sur-Seine et le Responsable de la Police municipale afin de faire respecter ces arrêtés et de procéder aux vérifications et verbalisations utiles.

En conséquence, nous demandons aux parents d’enfants et de jeunes, mais aussi aux adultes, de bien vouloir se conformer au règlement afin que ces moments festifs se passent dans les meilleures conditions, pour tous.

Nous comptons sur vous et vous souhaitons de très agréables moments de fête !

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