Dans de nombreuses communes de
France, une votation citoyenne sur l'avenir de la Poste a été organisée pendant une semaine. Plus d'un million de Français se sont exprimés contre la privatisation de la Poste.
A Asnières, la votation citoyenne a été organisée par la section du Parti Socialiste avec d'autres forces progressistes. Devant les bureaux de poste de la ville, les militants ont permis à plus de 2 500 Asniérois de s'exprimer.
Les Français comme les Asniérois ont pu exprimer leur attachement au service public postal. Beaucoup ont exprimé également la dégradation de ce service public.
En France, 9 987 points de vote ont été recensés contre 6 000 espérés.
Selon un sondage récent, 59% des Français souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de La Poste. Le Gouvernement a toujours la possibilité d'organiser un référendum d'initiative populaire qui a été introduit il y a un an dans la constitution.
Lettre de Sébastien
PIETRASANTA à tous les Asniérois
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
La crise économique frappe durement notre pays et elle n’épargne pas notre commune. Salariés du privé et du public, commerçants et artisans, PME, familles, retraités, jeunes : nous sommes tous touchés. Dans ce contexte, l’élection européenne du 7 juin est essentielle.
Elle concerne directement notre quotidien. C’est pourquoi je vous appelle à y participer.
Voter socialiste le 7 juin, c’est voter pour l’emploi, pour le pouvoir d’achat et pour la défense des services publics. Le 7 juin, donnons les moyens aux socialistes de mettre la même énergie au Parlement européen pour conduire cette politique. Dans les 27 pays d’Europe, les socialistes se sont rassemblés autour d’un projet commun, le Manifesto. C’est le projet du Parti socialiste européen (PSE).
Voter socialiste le 7 juin, c’est apporter des réponses concrètes à la crise. Dès le lendemain de l’élection européenne, nos députés européens, s’ils sont majoritaires, mettront en place un plan de relance d’un montant de 100 milliards d’Euros. Ils créeront 10 millions d’emplois dans la « croissance verte », dans les transports, pour le logement et dans les énergies renouvelables. Ils imposeront un salaire minimum dans tous les pays afin d’arrêter la concurrence entre les travailleurs des pays européens. Ils voteront un bouclier social pour mettre fin aux délocalisations. Ils voteront une directive pour protéger et développer les services publics aujourd’hui menacés (hôpital, école, poste, énergie…).
Voter socialiste le 7 juin, c’est rendre le changement possible avec une nouvelle majorité au Parlement européen. Il faut voter efficace en refusant l’éparpillement des voix. Souvenons-nous de 2002.
Voter socialiste le 7 juin, c’est s’opposer à l’injustice: bouclier fiscal pour les riches, taxes médicales pour les malades, fermetures de classes, refus d’empêcher les licenciements boursiers, reculs du droit du travail et des salaires. Si l’UMP arrive en tête, elle dira que les Français soutiennent sa politique et elle l’aggravera. Il faut donc marquer un coup d’arrêt en plaçant les socialistes le plus haut possible.
Telles sont les raisons qui me conduisent à vous demander de soutenir la liste du Parti Socialiste conduite dans notre région par Harlem DESIR.
Le 7 juin prochain, attention, un seul jour, un seul tour, votons socialistes, votons Harlem Désir.
Je compte sur vous et me tiens à votre disposition.
Les élections européennes ne
passionnent pas. On nous annonce un taux d'abstention record. Les réunions publiques ne font pas forcément recettes..Tout est si bien orchestré pour ne pas parler, surtout dans les
médias, de la campagne des élections européennes et des enjeux.
Et pourtant, les élections qui auront lieu le 7 juin sont déterminantes.
Déterminantes pour l'Europe et les peuples qui la composent.
Déterminantes aussi pour les Français puisque plus de la moitié des lois votées en France sont la retranscription de ce qui se décide à Bruxelles et à Strasbourg par les Eurodéputés.
Déterminantes aussi parce que toutes celles et tous ceux qui sont en difficultés en France et en Europe peuvent espérer d'une Europe plus forte, d'une Europe sociale face à la crise.
Parce qu'il s'agit bien aujourd'hui de réinventer le rêve Européen.
Nous devons redonner l'envie d'Europe. Les Européens doivent croire et espérer une Europe plus forte. Une Europe qui pèserait sur la diplomatie mondiale. Une Europe qui serait
unie, forte et efficace face à la crise financière mondiale qui secoue tous nos pays.
Pour cela, je pense que l'Europe doit changer. Elle a été trop longtemps dirigée par les libéraux. Aujourd'hui cette Europe est affaiblie et nous devons lui donner un second
souffle.
Je pense sincèrement que les socialistes européens, unis autour d'un programme commun de tous les sociaux-démocrates européens, le manifesto, incarnent le mieux cet espoir d'une Europe
nouvelle.
Harlem Désir, en Ile-de-France fait partie de cette nouvelle génération d'élus socialistes qui croit en l'Europe et qui veut profondément la changer.
Le 7 juin, il n'y a qu'un tour.
Nous devons lutter contre l'abstention. C'est aux électeurs de dessiner l'Europe qu'ils veulent et à personne d'autre. Chacune et chacun doit prendre conscience de l'importance
de ce vote et convaincre autour de soi.
Le 7 juin, il n'y a qu'un tour.
Nous devons refuser la dispersion de nos voix. 28 listes en Ile-de-France. Toute voix dispersée est une voix donnée au gouvernement.
Plus que le vote utile, c'est le vote efficace qu'il faut faire.
Le 7 juin, un seul tour, votez efficace, votez pour Harlem Désir !
Avec des milliers de socialistes, je me suis rendu à la manifestation unitaire du 1er mai. Il était important de
montrer que les socialistes étaient aux côtés des Français, dans la rue. L'objectif: se faire entendre par le gouvernement pour mettre fin à une politique économique inefficace et
injuste socialement.
Les socialistes d'Asnières et des Hauts-de-Seine (la photo avec les Maires du 92) étaient nombreux à cette manifestation.
Je n'ai pas l'habitude, sur ce blog, de prendre position sur les débats internes du Parti Socialiste, mon parti. Non pas par prudence excessive mais tout simplement
parce que je ne souhaite pas participer aux petites phrases de nos dirigeants nationaux et aux divisions.
Ce week-end, j'étais à Reims pour le congrès du Parti Socialiste. Je suis ressorti en colère de ces 3 jours de discussion. Je n'ai pas compris les sifflets et les invectives, d'où qu'ils
viennent.
On ne peut pas proner le rassemblement chacun dans sa motion et avoir ensuite une telle attitude vis-à-vis des camarades des autres motions.
Tout au long de mon parcours politique, j'ai appris la tolérance et le respect. Tolérance et respect pour les convictions politiques qui ne sont pas les miennes. Tolérance et respect
aussi pour les individus. J'ai appris à ne pas siffler, jamais. C'est le respect des hommes et des femmes.
J'ai aussi appris à défendre des idées qui sont en conformité avec mes actes. Et mettre mes actes en conformité avec mes paroles. Je ne peux refuser une alliance avec le MODEM dans les
textes du congrès et la faire à Asnières (par choix et par conviction d'ailleurs). C'est ça l'éthique ! Evitons les postures inutiles qui nous mettront dans l'impasse...
Aujourd'hui, c'est effectivement deux logiques du Parti Socialiste qui s'affrontent.
Pour ma part, je souhaite un parti ouvert, pluriel et de masse. Cela passe effectivement par une cotisation modeste. Qui peut refuser cela ? Payer une cotisation modeste ne veut
pas être supporter d'un tel ou d'une telle. Dans mon équipe municipale, je compte des élu(e)s qui ont été adhérents à 20 euros. Ce sont de très bons élus mais aussi des vrais militants.
Arrêtons donc ce faux débat entre parti de militants et parti de supporters. Là aussi, c'est de la posture.
Et si on veut un parti métissé, à l'image de la société, il faut permettre à toutes et à tous d'adhérer.
Demain, après le congrès, il faudra réellement rassembler, à tous les échelons du parti. Arrêtons de définir les militantes et les militants en fonction de vocables dépassés: les
aubrystes, delanoéistes, hamonistes ou ségolenistes...
Nous sommes tous socialistes et demain il faudra se remettre au travail pour les français et pour cette France qui souffre et qui n'en peut plus de la casse de la société par N.
Sarkozy.
Je me suis rendu à la fête de la Rose de Melle le 24 août dernier. Par amitié pour Delphine Batho, la nouvelle député de la circonscription que je connais depuis de nombreuses années et avec qui j'ai beaucoup milité. Par fidélité surtout à mes idées...et à Ségolène Royal.
Je ne suis pas un godillot et je ne crois ni en l'homme ou en la femme providentielle. Je sais être critique parfois par rapport à la méthode et à certaines idées. Mais je ne suis pas de ceux qui une fois l'élection présidentielle passée ont flingué notre candidate. Je n'oublie pas qu'elle a réuni sous son nom 17 millions d'électeurs, que les quartiers populaires, la jeunesse de ce pays se sont mobilisés comme jamais.
Bien sûr qu'il y a eu des erreurs, de l'improvisation. Ségolène Royal en est certainement responsable en partie. Mais le parti a aussi une lourde responsabilité. Impréparation et divisions au sommet ont handicapé la campagne électorale socialiste.
Aujourd'hui, croire ou parier que nous ne pourrons rénover, reconstruire même, le Parti Socialiste sans Ségolène Royal est une lourde erreur. Elle incarne justement l'avenir de ce parti. Avec la campagne présidentielle, elle a su révolutionner la méthode, faire émerger une nouvelle génération, rénover les idées. Nous devons poursuivre ce travail. C'est le sens de ma venue à Melle.
A Melle, l'organisation de la fête de la Rose avec l'organisation d'un débat participatif avec des grands témoins: des élus nationaux, locaux, des responsables associatifs a permis d'aborder de nombreux thèmes souvent oubliés durant la campagne: santé, culture, quartier,...Jean-Pierre Mignard, célebre avocat est revenu sur la question de la libération des infirmières bulgares. Si nous reconnaissons qu'il fallait tout mettre en oeuvre pour libérer les infirmières et le médecin, il est indéniable que l'affichage de Sarkozy aux côtés du dictateur Khadafi est une lourde faute politique.
Ensuite Ségolène Royal est interevenue dans un long discours. Je ne vais pas ici retracer ce qu'elle a dit. La presse en a déjà fait de nombreux compte-rendus...parfois déformés... J'ai particulièrement été marqué par son dynamisme, sa volonté de construire un parti socialiste dynamique et ouvert.
Elle a lancé de nouvelles pistes de réflexion et notamment sur la question du marché et de l'individu et a fini en parlant d'éthique de la responsabilité...ce qui fait particulièrement écho à Asnières et dans les Hauts-de-Seine.
Il est maintenant essentiel que le Parti Socialiste tire collectivement les leçons de la présidentielle et se mette au travail autour de son premier secrétaire et de Ségolène Royal pour rénover profondément nos idées. Celles-ci devront rester ancrées à gauche mais nous ne devrons pas non plus avoir de tabou. Nous devrons aussi rajeunir et renouveler.
Je reprends mon clavier le temps de vous livrer quelques réflexions estivales sur le Parti Socialiste. Je me suis demandé si un article sur ma vision du tour de France n'aurait pas été un peu plus apprécié !... Mais je ne suis pas vraiment un spécialiste ni du vélo ni du dopage...
Près de 3 mois après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, j'avais envie de livrer quelques analyses personnelles sur la situation du Parti Socialiste.
Comme beaucoup d'électeurs ou de militants socialistes, je sens un certain découragement vis-à-vis de la direction du Parti Socialiste. Je ne suis pas certain que le processus de rénovation engagée par le Parti Socialiste soit à la hauteur de la nouvelle donne politique.
Organiser trois forums thématiques et faire une commission de la rénovation sans qu'il n'y ait de vote des militants ne permettra pas la profonde rénovation idéologique et organisationnelle indispensable.
Il faut savoir analyser notre défaite présidentielle avec lucidité. Ce travail de fond doit se faire sans aucun tabou ni concession. Arrêtons les pseudo-analyses puériles sur la campagne présidentielle "imperdable". C'est choquant si l'on considère que c'est la seule personnalité de Ségolène Royal qui a fait perdre la gauche alors même qu'elle a rassemblé 17 millions de personnes sur son nom, qu'elle a rassemblé une gauche déchirée par le référendum sur l'Europe. Ségolène Royal a certainement une part de responsabilité et il faudra aussi le dire. Mais dire que la campagne était imperdable, c'est considérer que N. Sarkozy, qui a fait l'union de la droite, était un adversaire de second rang...
Le Parti Socialiste doit analyser les causes de sa défaite pour construire son avenir. Il faudra certainement tirer les conséquences d'une désignation trop tardive et trop violente de notre candidate. Le débat interne, même s'il a montré une vitalité démocratique du parti, a permis à la droite de creuser le sillon de l'incompétence présumé de notre candidate déjà bien travaillé par certains socialistes...
Il faudra aussi s'interroger sur les insuffisances du projet socialiste. Durant la campagne présidentielle, le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal aura permis d'améliorer le projet mais il n'a pas été suffisant pour convaincre notamment sur les questions sociales et économiques.
Si le Parti Socialiste veut gagner, il doit être en capacité de montrer qu'il ne fait plus de l'accompagnement social du libéralisme. Le Parti Socialiste doit rompre avec l'assistanat et créer au contraire de nouvelles solidarités. Concrètement, les étudiants qui recevront une allocation autonomie devront en contrepartie assurer des séances de soutien scolaire pour les plus jeunes. Les Français ne veulent plus de "y a qu'à faut qu'on". Nous ne pouvons pas multiplier les aides sociales sans créer de nouvelles richesses.
Le Parti Socialiste pour qu'il redevienne crédible devra aller jusqu'au bout de ces réflexions. Nous devons aujourd'hui montrer que nous sommes à la tâche et non pas dans les réglements de compte. Je ne supporte plus les attaques personnelles et les petites phrases. Je ne veux pas faire haro sur les éléphants du parti. L'expérience de chacun est important mais les responsables du parti devront favoriser une refondation idéologique et organisationnelle. Je ne souhaite pas que les jeunes lions soient sacralisés mais il est vrai qu'une nouvelle génération d'élus et de responsables doit prendre sa place au Parti Socialiste.
Faire la rénovation jusqu'au bout, construire un véritable programme et construire une stratégie d'union , voilà ce qui doit occuper toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la gauche.