La presse parle d'Asnières

Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 19:40

Asnières-sur-Seine / Trait d’Union

 

La structure pour les jeunes fonctionnait sans agrément

 

Ce matin, un inspecteur du service départemental de la jeunesse et des sports fera une petite visite de contrôle de Trait d’Union. Cette structure municipale d’Asnières propose du soutien scolaire et des activités pendant les vacances aux enfants mais aussi des cours d’alphabétisation pour les adultes.

         La sonnette d’alarme a été tirée par le nouveau maire socialiste, Sébastien Pietrasanta, qui a découvert qu’elle n’avait pas d’agrément délivré par l’Etat et qu’elle ne disposait que d’un seul ayant le Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur).

         « S’il y a un accident, que se passe t-il ? C’est moi qui suis responsable et les parents peuvent se retourner contre la ville. Il n’est pas question de fonctionner dans l’illégalité », s’inquiète-t-il.

 

Du personnel diplômé recruté en urgence

 

Pour les vacances de Pâques, il a donc décidé de recruter en urgence du personnel diplômé. Environ 350 enfants et une centaine d’adultes profitent des activités. A l’occasion du dernier conseil municipal, Sébastien Pietrasanta avait dénoncé la situation de Trait d’Union, lancée sous la mandature de son prédécesseur, Manuel Aeschlimann. « Est-ce qu’il est normal que cette structure ait refusé de se déclarer jeunesse et sports ? Est-ce qu’il est normal que ces enfants soient encadrés par des personnes même pas diplômées ? Eh oui, eh oui…c’était votre façon de faire avec les jeunes(…) N’ayez pas l’air de découvrir les choses ! », a lancé Sébastien Pietrasanta à l’adresse de Manuel Aeschlimann, l’ancien maire UMP.

         Ce dernier a préféré répondre sur la subvention de la région. « Heureusement  que la région n’a pas accordé de subvention à une structure qui ne respecte pas les normes », a répliqué Sébastien Pietrasanta.

            Contactée hier en fin d’après midi, l’ancienne adjointe Marie-Dominique Aeschlimann, épouse de l’ex-maire, expliquait ne pas pouvoir répondre au pied levé aux critiques du maire PS. « Il ne faut pas croire tout ce qu’il avance », prévient-elle

Claire Guesdon
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 17:40

 

Les deux maires s’unissent pour la ligne 13

« Des solutions énergiques permettant d’améliorer résolument, concrètement, immédiatement les conditions de voyage sur la ligne 13 ».

Voilà ce que demandent conjointement le maire PS d’Asnières, Sébastien PIETRASANTA, et son collègue PC de Gennevilliers, Jacques BOURGOIN.

Après leur collègue Gilles CATOIRE à Clichy, les deux élus ont décidé à leur tour d’interpeller Pierre MONGIN, le Président de la RATP au sujet de la saturation de la desserte de métro qui relie ces villes vers Paris et dont deux nouvelles stations vont ouvrir le 14 juin, à cheval sur les deux communes : la gare des Agnettes où 18 000 usagers circuleront chaque jour et celle des Courtilles (24 000 personnes) nouveau terminus. Le chantier de prolongement qui s’étire sur près de 1,9 km dépasse les 192 M€. Selon les maires, cette extension ne règlera pas les conditions de transport, décrites comme « insoutenables » et « laborieuses ». « Les solutions annoncées par la RATP sont déjà largement insuffisantes pour résoudre la situation d’engorgement actuelle », préviennent-ils. Pour appuyer leurs propos, Sébastien PIETRASANTA et Jacques BOURGOIN citent quelques chiffres. D’après les deux élus, 600 000 usagers empruntent chaque jour les rames de la ligne 13, le taux de remplissage atteint 116% sur cette ligne et la densité en est de 4,5 personnes/m²… »on est serrés comme des harengs en boîte » racontait par exemple, il y a quelques jours, un habitué de la station Gabriel-Péri. Dans le but de soulager le trafic de la ligne 13, les maires demandent l’accélération des études et décisions pour le dédoublement de la ligne ou le prolongement de la ligne 14 et souhaitent être reçus rapidement par le Président de la RATP." 

 

Le bus 165 sera maintenu

"Petite victoire politique pour Sébastien PIETRASANTA, le nouveau maire PS d’Asnières. Il ne s’est d’ailleurs pas privé mardi soir en conseil municipal d’annoncer la bonne nouvelle : le bus 165 qui dessert les quartiers populaires du nord de la ville sera maintenu.

Il était menacé de suppression pour fusionner avec la ligne 140, la RATP souhaitant profiter de la mise en service des deux nouvelles stations de la ligne 13 de métro pour restructurer ses dessertes routières dans le secteur. La décision prise discrètement avait filtré et entraîné une pétition signée par les usagers lésés.

A deux jours du second tour des élections municipales, le 14 mars Jean-Paul HUCHON, le Président socialiste de la région et du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) était venu sur place avec Sébastien PIETRASANTA, alors candidat pour comprendre l’importance de la ligne 165. Toujours le 14 mars, une réunion s’est déroulée avec le STIF et le conseil général et la RATP qui elle, a fait des contre-propositions, permettant finalement le maintien du bus 165."

 
Claire Guesdon

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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 17:48

ENFIN ! Le sévère et tant attendu rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion d'Asnières par l'UMP Manuel Aeschlimann a été présenté publiquement et... en toute légalité. Hier soir, le nouveau conseil municipal a choisi de passer de l'ombre à la lumière, en mettant un terme à plus de quatre mois de polémiques sanglantes entre le maire sortant et ses nombreux adversaires politiques.

Connu d'abord de quelques initiés, distribué anonymement et de façon illégale dans les boîtes aux lettres, abondamment commenté et déformé, le document sera enfin - et dans son intégralité - mis en ligne aujourd'hui sur le site Internet de la commune.

« On va donner l'exemple » « Nous allons mettre fin aux irrégularités constatées par la chambre régionale des comptes et promouvoir une gestion financière saine, efficace et transparente », a assuré le maire socialiste Sébastien Pietrasanta, élu le 16 mars dans le cadre d'une alliance inédite passée avec la divers droite Josiane Fischer et le MoDem Christian Leblond. Le maire PS a rappelé au passage que la tragicomédie autour de la gestion municipale entre 1999 et 2005 aurait pu ne jamais avoir lieu : « Il eût été largement possible d'examiner sereinement ce rapport avant le 1 e r décembre 2007 en préservant ainsi la campagne électorale », a-t-il souligné, à l'adresse de Manuel Aeschlimann et devant les habitants venus hier soir en masse assister au conseil. Sébastien Pietrasanta a extrait en vrac du rapport « le niveau anormalement élevé à
Asnières des frais d'honoraires d'avocat comparativement à des villes similaires (5 à 8 fois plus élevé) », « la progression inquiétante de la dette de la ville de près de 8 % par an entre 2000 et 2006 », « l'utilisation irrégulière des véhicules communaux » et « des consommations très anormales de carburant ». A ce propos, le socialiste a annoncé qu'il arrêtait le cher contrat de location de la voiture du maire, qu'il optait pour une voiture électrique et investirait dans un parc de vélos à disposition des élus de la majorité et de l'opposition. « On va donner l'exemple », résume-t-il. Hier, la petite surprise a été créée par Cyrille Dechenoix. Ancien adjoint de Manuel Aeschlimann, il a fait une violente charge contre son ex-patron. « L'ancien maire nous a menti (...) Je me refuse à cautionner plus longtemps l'inacceptable ! », a-t-il lancé. Placé juste devant lui, Manuel Aeschlimann est resté impassible avant de railler le « retournement de veste » de Cyrille Dechenoix. Ce dernier est désormais en dissidence de l'opposition. Le maire sortant a ensuite longuement défendu sa gestion, livrant des chiffres à en donner le tournis.

* Prochain conseil, le 15 avril à 19 heures, consacré au vote du budget

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 09:35

Une surveillante agressée par un collégien à Asnières

Hier, au collège André-Malraux à Asnières, un élève de 16 ans a frappé une surveillante qui tentait de l'empêcher de sortir.

UN ÉLÈVE en garde à vue, une plainte pour coups et blessures et un collège en grève... Tel est le bilan de la journée d'hier au collège André-Malraux d'Asnières.

La violence est montée d'un cran en fin de matinée.

Un collégien, âgé de 16 ans, a agressé une assistance d'éducation qui surveillait une classe en l'absence d'un professeur. L'élève, agité, s'ennuyait visiblement lors de cette permanence. Il a voulu sortir de la classe sans autorisation pour aller voir un responsable de l'établissement. Une initiative à laquelle la surveillante, Emilie, 26 ans, a tenté de s'opposer. Le résultat ne s'est pas fait attendre : la jeune femme a reçu une volée de coups et de gifles en pleine figure.

Rien ne semblait calmer l'agresseur, pas même l'intervention d'un autre élève de la classe qui a essayé de s'interposer pour mettre fin à l'altercation. Un acte généreux visiblement mal accepté par certains de ses camarades qui l'ont à leur tour molesté. Alerté, le principal a dû demander l'intervention des forces de police pour mettre un terme à cet incident grave qui a failli se terminer en bagarre générale, selon certains témoins.

Les enseignants en grève

Si l'agression n'a pas entraîné de blessures sérieuses impliquant un arrêt de travail de la victime, elle a, en revanche, provoqué une vive émotion dans l'établissement. L'ensemble des enseignants et personnels a immédiatement décidé de se mettre en grève hier après-midi pour protester contre cet acte intolérable. « Nous dénonçons la violence de plus en plus banalisée dans beaucoup d'établissements, souligne Laurent Desanti, représentant du syndicat enseignant Snes 92. On déplore que les avertissements et les mesures éducatives restent lettre morte et que les sanctions soient appliquées avec retard. On tient à exprimer notre solidarité envers notre collègue agressée et envers l'équipe enseignante qui a exercé son droit de retrait, cessant toute activité. » Apparemment, le collégien, qui faisait l'objet d'un suivi socio-éducatif, n'en était pas à sa première agression. Il semblerait que cette même assistante d'éducation ait déjà été victime d'actes de violence de sa part la semaine dernière. L'affaire devait se régler prochainement par un conseil de discipline pour « violences aggravées ».

Suite aux événements d'hier, la surveillante a déposé plainte pour coups et blessures. Quant à l'adolescent violent, il a été placé en garde à vue au commissariat d'
Asnières. Une garde à vue qui devait se prolonger dans la nuit. Il devrait être déféré au parquet ce matin, avant d'être présenté à un juge pour enfants.

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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 14:26

A Asnières, un élu UMP commissionné par Sarkozy en 2004 ?

Marianne2 présente les meilleurs articles d'un numéro Ecole de Marianne réalisé par les étudiants de l'Institut pratique de journalisme. Aujourd'hui, les étranges transactions immobilières d'un adjoint au maire d'Asnières proche de Nicolas Sarkozy.

Entre deux villas, avenue Flachat, les quatre étages de l'Hôtel des finances. Le bâtiment domine ce paisible quartier résidentiel d'Asnières (Hauts-de-Seine). Il renferme un scandale prêt à éclabousser la mairie, et en particulier, l'adjoint à l'urbanisme, Antoine Bary, fils de Louis-Charles Bary, le successeur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Il y a quelques semaines, selon plusieurs sources, une enquête préliminaire à son encontre a été confiée à la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique). D'autant plus que l'affaire de l'immeuble de la rue Flachat n'est pas la seule sur l'ardoise d'Antoine Bary. Tout commence par un rapport de la Chambre régionale de la Cour des comptes. L'institution se penche sur la gestion de la mairie d'Asnières et conclut ses travaux fin octobre 2007. A l'équipe de l'Hôtel de ville de les rendre publiques lors du conseil municipal suivant. Particularité d'Asnières, Manuel Aeschlimann, le maire UMP, n'organise qu'un conseil par trimestre – le minimum légal – et le prochain se tient le 13 décembre. Or, une loi stipule que trois mois avant le mois d'une élection municipale, la mairie doit attendre le lendemain du scrutin pour révéler la teneur d'un tel rapport. A partir du 1ier décembre, celui d'Asnières peut être gardé secret. « Dès que nous avons appris qu'Aeschlimann l'avait en main, nous avons réclamé un conseil municipal extraordinaire », souligne Sébastien Pietrasanta, conseiller municipal PS. Mais le maire refuse de l'organiser. Et il a de bonnes raisons.

Le rapport est assassin pour lui et son équipe.

La chambre pointe des frais de consommation de carburants exhorbitants, des honoraires versés à des sociétés privées anormalement élevés, et des ventes qui profitent à certains membres de la majorité. C'est le cas d'Antoine Bary. En charge de l'urbanisme pour la ville, il est par ailleurs cadre dirigeant d'Atisreal, une société de commercialisation immobilière, filiale de BNP-Paribas.

« On n'est pas à Moscou »

Début 2004, l'immeuble du 51, rue Flachat, ancien siège de l'entreprise asnièroise Dragoco, est à vendre. Le groupe Partouche est intéressé et propose 2,7 millions d'euros. La mairie engage discrètement un droit de préemption. Il est signé par l'adjoint, mais sans motivation. Première anomalie : toute préemption doit être justifiée par un projet. « L'opposition proposait pourtant de consacrer ce bâtiment à une nouvelle école, se souvient le conseiller municipal Serge Danlos. Mais Bary refuse de l'envisager et place sa femme à la tête de l'association des parents d'élèves du quartier pour que les principaux intéressés enterrent bien l'idée (à l'époque la construction d'une nouvelle école est à l'étude, NDLR). » En conseil municipal, Antoine Bary justifie son choix : l'immeuble de la rue Flachat « est une affaire privée. Or, nous sommes dans un pays de droit privé (…), on n'est pas à Moscou … ». Officiellement, pas question de préempter, mais en coulisses, l'adjoint s'active pour faire capoter la vente. Bary a d'autres projets pour le bâtiment. Le propriétaire, après intervention des services municipaux, décline la proposition du groupe Partouche. Quelques mois plus tard, surprise, il le vend au ministère des Finances, dirigé à l'époque par un certain Nicolas Sarkozy, pour 2,55 millions d'euros – moins que la proposition du premier acquéreur. Rien d'illégal en soit, si ce n'est le fait troublant que lors de cette vente, la société d'Antoine Bary empoche 121 992 euros de commission. Si la transaction avec Partouche, la première, s'était concrétisée, c'était une société concurrente à celle de l'adjoint qui remportait la comission. Bary utilise sa fonction municipale pour faire capoter une vente, et pour permettre à une suivante d'offrir à sa société une belle enveloppe. Ce n'est pas le seul soupçon de conflit d'intérêts que pointe la Cour des comptes. Atisreal a aussi bénéficié de la vente de logements et de bureaux, autorisée par la ville, sur une zone dite « la ZAC Bords de Seine ».

Bary family

Silence radio à l'hôtel de ville. La mairie refuse de commenter des informations contenues dans un rapport qui n'est, officiellement, pas encore public. Et Antoine Bary n'a pas donné suite aux demandes d'interview de Marianne.
« Bary n'a rien fait de son propre chef, Aeschlimann en a forcément eu connaissance », est convaincue Josiane Fischer, candidate divers droite aux municipales et membre d'Anticor, une association de lutte contre la corruption. Le maire se serait bien passé de cette affaire supplémentaire. Il est déjà mis en examen pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public, aux côtés de Fabienne Van Aal. Cette directrice de la communication de la ville, réputée très proche d'Aeschlimann – elle est aussi son chef de cabinet – se trouve être la soeur d'Antoine Bary. Les familles des Hauts-de-Seine ne sont pas toutes fréquentables.

Lundi 04 Février 2008 - 00:03
Nicolas Barriquand

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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 14:28

L'annonce par la direction de PSA de la suppression de 60 salariés sur 102 sur le site d'Asnières, situé quai Aulagnier a fait réagir Sébastien Pietrasanta, candidat aux prochaines municipales." Je tiens à exprimer toute ma solidarité en direction des salariés et de leurs familles, souligne l'élu. La fermeture prochaine du site est certainement envisagée puisqu'il reste moins d'une dizaine d'ouvriers. Ce site spécialisé dans les organes hydrauliques existe depuis 1949 et je m'interroge sur les réelles motivations de la direction de PSA qui disposera alors d'un terrain de 7 ha sur les quais de Seine..."

Sébastien Pietrasanta; qui s'inquiète en outre de la forte diminution de la taxe professionnelle liée à cette fermeture, a décidé de saisir la direction de PSA pour qu'elle intervienne le plus humainement possible dans le cadre de ces licenciements. Il lui demandera également d'oeuvrer en faveur de la sauvegarde du site PSA sur Asnières.

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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 16:52

Un poste sur deux menacé chez Citroën

La direction de PSA devrait annoncer ce matin la suppression de 60 postes dans son usine. Les syndicats craignent, à terme, une fermeture du site.

IL Y A HUIT ans, ils étaient plus de 500. Aujourd'hui, l'usine Citroën d'Asnières-sur-Seine ne compte plus que 102 salariés, dont la moyenne d'âge est de 50 ans. Plus pour longtemps.

Ce matin, il y a toutes les chances pour que soit confirmée la suppression d'une soixantaine de postes sur ce site, au cours de la réunion extraordinaire du comité central d'entreprise (CCE) du groupe PSA. Le constructeur automobile profitera de cette rencontre formelle et déterminante pour détailler son plan global de réduction du personnel sur toute la France.

« Envisager 60 suppressions revient à annoncer la mort d'
Asnières. C'est l'une des dernières installations historiques de PSA, s'alarme Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT. On va tout faire pour s'opposer à une fermeture même si l'on sait que la lutte sera très difficile. » L'usine est spécialisée dans les véhicules hydropneumatiques, concept en son temps novateur qui a fait la réputation internationale de Citroën, notamment à travers la célèbre DS. « Asnières est le berceau de cette technologie et a été pendant plusieurs décennies un cas unique dans l'industrie mondiale de très haute précision. Ses salariés ont la compétence et le savoir-faire qu'il faut maintenir et même développer », souligne Alain Villeléger. Ce représentant CGT travaille sur ce site des Hauts-de-Seine depuis trente-cinq ans.

Mais le constructeur automobile semble vouloir abandonner cette technologie. Actuellement, les C5 et C6 sont équipées de ces suspensions hydropneumatiques, suspensions dont une partie est encore fabriquée à
Asnières. L'usine est d'ailleurs probablement l'une des plus petites unités de PSA, sinon la plus petite.

« Un terrain qui vaut de l'or »

Contactée hier, la direction du groupe n'a pas souhaité faire de commentaire, se retranchant derrière la tenue ce matin du comité central d'entreprise. « On ne peut pas dévoiler avant la réunion le détail du plan de réduction d'effectifs qui concerne un millier d'ouvriers spécialisés, se contente-t-on de préciser. La mesure qui a débuté l'an passé est basée sur le volontariat, avec des aides financières à la clé. Personne n'est allé à l'ANPE. » En dehors d'
Asnières, quatre autres sites sont concernés : Aulnay, Mulhouse, Rennes et Metz.

La CGT redoute que ces 60 suppressions de postes soient une façon pour PSA de se séparer des installations d'
Asnières, qui feraient environ 7 ha : « Une vente représenterait une opération immobilière fantastique sur la Seine. C'est un terrain qui vaut de l'or », n'hésite pas à résumer Jean-Pierre Mercier. Le quartier, ancien secteur industriel, est en effet en pleine restructuration, avec les travaux engagés dans la ZAC dite des Bords-de-Seine, mélangeant logements, bureaux, commerces et espaces verts.

 

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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 12:41

LE MAIRE OBTIENT UNE CONFRONTATION

Affaire du festival folklorique

LA VIEILLE AFFAIRE dite du « festival folklorique » n'a pas encore connu son épilogue. Mis en examen depuis juin 2006 pour complicité de favoritisme dans le cadre de l'attribution d'un marché public il y a dix ans, Manuel Aeschlimann, le maire UMP d'Asnières, a obtenu, le 21 décembre dernier, d'être confronté à l'un des personnages clés du dossier. Il s'agit de Dominique Carbonnier, le gérant de la société CDA Production, organisateur de la manifestation culturelle, qui a lui-même été placé en examen en juin 2007.



« Pour le moment, la confrontation n'a pas eu lieu. Elle doit se faire ces prochains mois », explique M e Olivier Metzner, l'avocat actuel de Manuel Aeschlimann, connu pour son art de la procédure. C'est la chambre d'instruction de la cour d'appel de Versailles qui a accédé à la demande du conseil de Manuel Aeschlimann. Le juge Pallain, en charge du dossier, avait en effet refusé cette confrontation fin juillet 2007, estimant que les nouvelles questions soulevées par l'élu UMP avaient été largement abordées. « Au terme d'une instruction, le mis en examen a le droit de demander aux juges de faire des actes nécessaires à la manifestation de la vérité. La confrontation est un droit fondamental », précise de son côté M e Olivier Schnerb, qui était l'avocat de Manuel Aeschlimann au début de cette affaire. « Jusqu'à présent, dans ce dossier, j'en ai pris plein la tête. C'est la première fois que j'obtiens une satisfaction. J'en fais une question d'honneur », affirme Manuel Aeschlimann. Aux opposants qui pensent qu'il s'agit d'une manoeuvre pour reculer son éventuel renvoi devant le tribunal correctionnel après les municipales l'élu répond : « Je ne suis pas maître du calendrier judiciaire. Je n'avais que cette période-là pour faire un recours (NDLR : pendant l'été 2007). Ce n'est pas un calcul politique de ma part. Pour le moment, on n'en est pas au stade d'un renvoi ou d'un non-lieu. Nous en sommes encore à l'instruction. » A l'époque des faits, Manuel Aeschlimann était le premier adjoint au maire de l'époque, Frantz Taittinger. Ce dernier est également mis en examen, tout comme Fabienne Van Aal (fille du maire de Neuilly, Louis-Charles Bary) et toujours collaboratrice de Manuel Aeschlimann.


Marisa Faion (avec C.G.),

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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 22:32

Deux tribunes politiques retirées du magazine municipal

LES QUELQUES lignes d'explications sont sans appel et remplacent deux des contributions d'opposants municipaux prévues dans le numéro de janvier du magazine d'information de la ville d'Asnières. « La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse a la particularité de rendre le directeur de la publication pénalement responsable de tous les articles publiés dans Asnières Infos , y compris ceux écrits par l'opposition », est-il indiqué. « Pour éviter cela, le directeur de la publication (NDLR : le premier adjoint au maire, Charles Caillet) a décidé ce mois-ci de ne pas publier la tribune du groupe Rassemblement populaire et français pour Asnières ainsi que celle de M. Casari. » Hubert Massol (MNR) et Bruno Casari (sans étiquette) avaient chacun envoyé un texte dans lequel ils évoquaient le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville entre 1999 et 2006. Un document que la municipalité n'a pas voulu rendre public avant le début de la campagne électorale (fixé au 1 e r décembre).

« C'est le fait du prince » Elle se retranche aujourd'hui derrière le cadre juridique qui rend selon elle impossible la diffusion de ces éléments dans son bulletin. « Notre position est claire, explique-t-on dans l'entourage du maire UMP, Manuel Aeschlimann. On ne diffuse rien sur le rapport de la chambre régionale des comptes, car on s'inscrit dans le respect absolu des textes de loi. » Un argument qui, en l'occurrence, arrange bien les affaires de la majorité puisque le rapport en question met en cause sa propre gestion. « C'est le fait du prince, une violation du droit des élus et une entrave au droit d'expression », dénonce Henri Massol, le fils d'Hubert Massol. Cet opposant indique avoir déjà saisi le tribunal administratif pour neuf autres affaires similaires de suppression de ses textes ! « Ce procédé est illégal puisqu'il ne dit pas en quoi la publication de ces tribunes est rendue impossible au regard de la loi », assure-t-il. C'est la loi de février 2002, sur la démocratie de proximité, qui a reconnu aux élus d'opposition un droit d'expression dans le bulletin d'information de leur commune. Et c'est au conseil municipal de définir dans le règlement intérieur les modalités de l'exercice de ce droit.

CLAIRE GUÉDON

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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /Déc /2007 20:50
«Tous les miens sont en Europe»
Reconduit au Maroc, Mohamed Haddaoui vit en transit dans un pays qu’il ne connaît plus.

«C’est pas comme ça la France.» Slalomant dans sa Renault 18 à bout de souffle entre piétons, deux roues, voitures et charrettes tirées par des ânes, Mohamed Haddaoui peste. Il avait quitté Berkane, petite ville du nord-ouest du Maroc, en 1999 pour travailler en France. Il en a été expulsé le 23 novembre. Depuis, cet homme de 43 ans vit en transit dans ce pays qu’il ne connaît plus. La région, et notamment sa capitale, Oujda, s’est développée. Mohamed Haddaoui regarde d’un œil détaché les chantiers qui ont fleuri alentours. Le bazar marocain l’énerve. «La vérité, madame, ici c’est pas comme la France», serine-t-il en boucle.

«Rien au Maroc». Son horizon, désormais, c’est la banlieue parisienne, où sont restés sa femme et ses trois enfants. «J’ai rien au Maroc, pas de maison, pas de travail, pas d’argent. Tous les miens sont en Europe.» Trois frères en République tchèque, le quatrième en Belgique et sa sœur à Paris, tous en situation régulière. Dans son pays d’origine, Mohamed Haddaoui est sans domicile fixe. Samedi et dimanche, il a dormi à Oujda, chez un beau-frère, puis chez un oncle. Il lui arrive aussi de se faire héberger à Berkane, à 60 km, où vit un oncle de sa femme qui lui prête la fameuse R18. C’est là qu’il est né, a grandi, a commencé à travailler comme chauffeur de taxi. Rue 334, numéro 29. De la maison familiale ne restent que les murs. Tout le reste, y compris les encadrements de fenêtres, a été volé. Bien que divorcés depuis des années, les parents de Mohamed Haddaoui se la disputent. Sa mère en a été chassée. L’affaire est au tribunal.

Pour le vivre comme pour le couvert, ce Marocain dépend de la solidarité familiale. Sauf que cette solidarité a les limites que dicte l’islam. «Quand l’homme sort, je sors avec lui.» En clair, lorsque l’oncle ou le beau-frère part travailler, Mohamed Haddaoui n’a pas le droit de rester seul dans la maison avec les femmes. «Le Coran l’interdit.»Dehors, il erre. «Je marche ou je reste avec un commerçant, et on discute, ou je vais dans le café de la place des taxis.»

Internet.Ce lundi, Mohamed Haddaoui est chez l’oncle d’Oujda. Dans un coin du salon meublé à la marocaine d’une banquette qui fait le tour de la pièce et de deux tables basses, un ordinateur relié à Internet. Mohamed Haddaoui s’y connecte régulièrement pour suivre l’évolution de son affaire. Une alerte clignote en bas: «C’est Khadija.» Sa belle-sœur, française, l’appelle d ’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Elle fait le point: «Hortefeux n’a pas voulu signer le document permettant à Rahma [l’épouse de Mohamed Haddaoui, également sans papiers, ndlr] de circuler librement. Il attend le feu vert de Sarkozy.» Autre nouvelle : «Les cartes postales [illustrées par un dessin de sa fille Meryem et signées par les camarades de ses enfants, ndlr] ont été envoyées à Sarkozy.»«C’est bon, ça ?» s’inquiète-t-il.

Mohamed Haddaoui trouve son sort très injuste. «Comment tu peux expulser un père de famille de trois enfants ?»Il a quitté le Maroc, car son activité de chauffeur de taxi, non-propriétaire de son véhicule, ne le nourrissait pas . «Il y avait beaucoup de gens de mon quartier qui étaient à Paris. Ils m’ont dit qu’il y avait du travail dans le bâtiment.» Muni d’un visa de tourisme, il entre en France. Achète des faux papiers: 1 500 francs à l’époque. Et travaille. D’abord sur les marchés, puis comme ferrailleur sur les chantiers de BTP. Ses conditions de vie sont rudes. Moins de 1 000 euros de salaire par mois, une chambre de 16 m2 pour la famille qui l’a rejoint.

Contrôles. Une première fois, il est contrôlé par la police, gare Saint-Lazare à Paris. Après onze heures de garde à vue, il est libéré. Une deuxième fois, à Bobigny: «Je sors du métro, trois policiers: "Bonjour monsieur, contrôle des papiers." "J’ai pas de papiers." Mes enfants viennent à côté de moi. "Est-ce que c’est tes enfants?" "Oui." "Et tu vas où?" "Chez la tante de ma femme." Il parle à l’autre policier et me dit: "Bonne journée." C’est à 100 % à cause des enfants que je suis pas arrêté».

Le troisième contrôle se passe moins bien, puisque Mohamed finit embarqué dans un avion d’Air France comme un paquet, mains attachées à une ceinture, jambes entravées avec du ruban adhésif. Débarqué à Casablanca avec pour seuls vêtements ceux qu’il a sur le dos, un billet de 50 euros miraculeusement conservé en poche, il prend le train pour Oujda. Depuis, il attend un signe de la France.

Selon lui, les parents d’enfants scolarisés doivent être régularisés, comme Sarkozy l’avait promis en juin 2006. Ensuite, il ne voit pas d’inconvénient à ce que le gouvernement stoppe l’immigration. «J’ai imaginé la solution: monsieur Sarkozy pourra faire une loi et dire "à partir de maintenant, si quelqu’un entre en France sans visa, jamais de la vie il n’aura des papiers".»

CATHERINE COROLLER

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