La presse parle d'Asnières

Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 13:01

LES HABITUES du marché du centre-ville d'Asnières ont eu droit, hier, à une véritable haie d'honn eur. Difficile d'éviter les tracts tendus par une dizaine de militants particulièrement motivés.

Face à l'UMP, le front de l'opposition PS-MoDem-Divers Droite s'est rassemblé sous la bannière d'ANTICOR. L'association de lutte anticorruption créée par Eric Halphen et basée dans la ville voisine de Clichy lançait sa campagne exigeant la transparence de la gestion municipale.

A Asnières, les militants demandent l'organisation d'un conseil municipal avant le 30 novembre afin que la municipalité présente le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de 1999 à 2006. Tout est affaire de date. L'équipe en place a reçu ce rapport en octobre. Le prochain conseil est prévu le 13 décembre.

Or, en période électorale, une loi de décembre 2001 interdit la publication de ce type de document moins de trois mois avant l'échéance. La date limite est donc vendredi prochain. Faute de quoi, le rapport ne pourra être rendu public qu'après les élections municipales. Mais le maire UMP, Manuel Aeschlimann, a fait savoir qu'il refusait « de procéder à une quelconque manipulation du calendrier ».

« Le maire se cache derrière la loi qui organise l'opacité », insiste Séverine Tessier, présidente d'ANTICOR. Côte à côte, les militants d'horizons différents parlent pour le coup d'une même voix : « En agissant ensemble, au-delà des sensibilités politiques, nous donnons d'autant plus de poids à nos revendications ! » La pétition lancée par ANTICOR totalise déjà 800 signatures.

O.B.

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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 12:40

Rapport de la chambre régionale des comptes : le maire joue la montre

VIVE ÉMOTION chez les élus d'Asnières ! Le député maire UMP, Manuel Aeschlimann qui a été destinataire le 31 octobre dernier d'un rapport complet de la chambre régionale des comptes (CRC), n'a pas encore réuni le conseil municipal alors que « conformément au Code des juridictions financières, la communication de ce rapport doit être faite par le chef de l'exécutif municipal ».

Les élus de l'opposition craignent notamment que ce dossier qui passe au crible toute la gestion de la ville de 1999 à 2006 ne puisse être porté à la connaissance du public juste avant les élections. Car comme le souligne la CRC, ce document doit être publié trois mois avant les élections. Or le prochain municipal se déroule le 13 décembre et il sera donc trop tard.

400 signatures

Une première lettre a donc été envoyée au maire par le conseiller municipal MNR Henri Massol pour lui demander - comme cela est tout à fait possible, il suffit que le maire le décide - la mise en place d'un nouveau conseil municipal ou alors d'avancer la date prévue du conseil « afin que les électeurs puissent se déterminer sereinement » aux prochaines municipales.

Depuis, tous les élus d'opposition l'ont rejoint en faisant signer une pétition sur Internet : « Nous avons déjà réuni quelque 400 signatures sur www.asnieres-democratie.org, précise Sébastien Piétrasanta, conseiller régional et conseiller municipal PS soutenu dans sa démarche par la section locale du MoDem. Si le député-maire Manuel Aeschlimann ne rend pas public ce rapport qui a été rédigé par des magistrats apolitiques, c'est qu'il a des choses à cacher. Et c'est un comble que les Asniérois soient privés d'un document qui leur permettrait de connaître le bilan du député-maire. »

Josiane Fischer, tête de liste désignée par l'association anticorruption Anticor créée par le juge Halphen, souligne de son côté que son association : « Anticor va demander que l'article de loi qui interdit toute communication d'un document trois mois avant les élections soit supprimé, souligne l'ex-conseillère régionale RPR. Nous réclamons la totale transparence de la part de la municipalité afin que les Asniérois puissent connaître avant les élections la manière dont est gérée la ville. »

L'ex-élue souligne au passage que les villes de Paris et de Gennevilliers (92), qui ont reçu elles aussi leurs rapports de la CRC récemment ont décidé respectivement de convoquer un conseil municipal supplémentaire, les 12 et 14 novembre 2007.

Pas de conseil municipal supplémentaire

Mais Manuel Aeschlmann ne compte pas céder à la pression des élus : « La mairie refuse de procéder à une quelconque manipulation du calendrier en déprogrammant-reprogrammant sa séance du conseil pour contourner la loi du 21 décembre 2001 qui interdit toute communication de ces travaux à partir du 1 e r décembre 2007, souligne la municipalité dans un communiqué. La mairie d'Asnières ne pourra publier ce document qu'au lendemain du tour de scrutin où l'élection est acquise, selon les termes de l'article L 214-11 du Code des juridictions financières. La mairie respectera le caractère apolitique du travail de la CRC. »

Marisa Faion

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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 14:16

Le 1er adjoint au Maire condamné pour diffamation

Hier, la 14ème chambre  correctionelle du tribunal de grande instance de Nanterre a condamné le 1er adjoint au maire d'Asnières, Charles Caillet, pour diffamation à l'encontre de la réalisatrice de télévision Marion Sarraut.

 

Il devra verser 3 000 euros d'amende, 5 000 euros de dommages et intérêts et payer 4 000 euros de frais de procédure. Le jugement fera également l'objet d'une publication dans trois journaux. Chargé de la communication, l'élu a été attaqué par Marion Sarraut dans le cadre de l'épineux et sensible dossier de la fondation aux origines iranniennes Elahi. Installée à Asnières, elle est suspectée par la municipalité de "dérives sectaires". La réalisatrice poursuivait également le Député-Maire UMP Manuel Aechlimann qui a été relaxé par le tribunal de Nanterre, la diffamation n'ayant pas été établie.

 

Au printemps dernier, la municipalité avait distribué à 40 000 exemplaires un quatre pages sur cette fondation qui a fait l'objet d'une enquête effectuée par la Mission Interministérielle de vigilance et de Lutte contre les dérives sectaires (MIVIDULDES). Le document intitulé "La mividuldes donne raison à la mairie d'Asnières" citait publiquement et nommément des associations et des personnes dont Marion Sarraut, comme faisant partie de la "nébuleuse Elahi". Toujours dans ce document, Charles Caillet s'exprimait sous la forme d'une interview.

 

"On présentait Marion Sarraut comme quelqu'un supportant une secte, en déformant le rapport de la Mivildudes. Les propos étaient manifestement attentatoires à son honneur." résume Me Charrière-Bourmazel, en charge des intérêts de la réalisatrice. Une vision absolument pas partagée par Me Michèle Brault, l'avocate de la municipalité qui défendait Charles Caillet et Manuel Aeschlimann. "Le nom de Marion Sarraut est cité incidemment, de façon accessoire et anecdotique. Il n'était bien évidemment pas dans l'idée de la mairie d'Asnières de la viser. Au final, la condamnation est assez lourde." L'avocate de la ville a d'ailleurs fait appel dans la foulée du jugement prononcé contre Charles Caillet.

 

C.G

 

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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 13:48

Article paru sur le site citoyen Agoravox ce 21 novembre et rédigé par Josiane Fischer.

Mardi 20 novembre 2007, Madame Rama Yade, Secrétaire d'État aux Droits de l'Homme, dont la présence était annoncée officiellement , ne s’est pas rendue à l’invitation de Manuel Aeschlimann, député-maire UMP d'Asnières-sur-Seine, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant.


Ces derniers jours, nombre d’Asniérois avaient exprimé combien ils étaient choqués que le Secrétaire d'État aux Droits de l'Homme puisse avoir choisi Asnières pour parrainer cette manifestation. C’est avec soulagement qu’ils viennent d’apprendre que Madame Rama Yade a décidé de ne pas s’y rendre.

Si les Asniérois étaient ainsi choqués, c’est que sans une réelle vie démocratique locale il est vain de parler de respect et de défense des Droits de l'Homme, ou de l'Enfant.

A Asnières-sur-Seine, nombreux sont les Asniérois qui dénoncent les atteintes aux valeurs démocratiques et républicaines.

La Démocratie au quotidien, c’est notamment le débat, la transparence et le respect de la Liberté d'expression et d'opinion.

Que viendrait faire à Asnières le Secrétaire d'État aux Droits de l'Homme quand le fait de coller des affiches citoyennes sur les panneaux d’expression libre peut se terminer par un menottage en règle, avec transfert toute sirène hurlante au commissariat de Police !

Quand la mairie d’Asnières se permet de demander aux associations de lui communiquer le fichier nominatif de leurs adhérents, alors que « selon un arrêt du Conseil d'Etat, cette « demande » viole le principe de la liberté d’association, principe qui a valeur constitutionnelle ».

Quand des tracts ethniques sont distribués en période électorale.

Quand à Asnières, pour une broutille, le maire fait intervenir la police armée en pleine séance du Conseil municipal.

Quand plusieurs élus de la majorité ont été condamnés par la justice pour diffamation à l’encontre de citoyens, personnalités, associations ou d’élus d’opposition.

Quand une véritable avalanche de procédures judiciaires asphyxie financièrement et moralement les opposants politiques comme associatifs, et génère une inflation considérable des frais de justice. En 1998, sous le mandat du maire RPR précédent, ceux-ci étaient de 119.000 Euros par an. En 2004, sous le mandat de Manuel Aeschlimann, la ville d’Asnières a dépensé 5 fois plus … Quelques liens utiles :

Huissiers
Justice
Mayetic
Notes RG

Quand le maire d’Asnières joue l’opacité sur la gestion de la ville. Fin octobre 2007, la Chambre Régionale des Comptes d'Île de France a rendu ses observations sur la gestion de la ville. Malgré la demande insistante d’élus et de citoyens, le maire refuse de convoquer un conseil municipal pour rendre public ce rapport avant les élections municipales de mars prochain. Puisque la loi l’y autorise jusqu’au 30 novembre 2007, ce refus est une atteinte à la transparence des comptes publics, base même de la Démocratie.

Les municipalités de Gennevilliers et de Paris viennent de réunir leur conseil municipal pour débattre de leurs rapports respectifs. Asnières, non. Les électeurs asniérois voteront en mars 2008 dans l'opacité sur la réalité de la gestion de Manuel Aeschlimann pendant son mandat.

Le désistement de dernière minute de Madame Rama Yade a été perçu par nombre d’Asniérois, confrontés quotidiennement à cette réalité, comme un geste de solidarité. Merci Madame !

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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 21:33

[15/11/07-AFP] : Dix d'élus d'opposition au maire UMP d'Asnières (Hauts-de-Seine) Manuel Aeschlimann ont demandé la publication d'un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la ville que le PS estime "explosif", mais ils ont essuyé un refus de la mairie.

La loi interdisant toute communication d'un tel rapport trois mois avant une élection municipale, les dix élus PS et divers-droite (sur 15 élus d'opposition) ont réclamé un conseil municipal extraordinaire avant le 30 novembre 2007, pour que les observations de la CRC d'Ile-de-France soient débattues.

Or, la prochaine séance a été fixée au 13 décembre, un "calendrier connu de tous depuis le début juin et (qui) n'a provoqué aucune réaction de la Chambre régionale des comptes" , répond jeudi la mairie d'Asnières, dans un communiqué transmis à l'AFP. "(...) La commune d'Asnières ne pourra publier ce document qu'au +lendemain du tour de scrutin où l'élection est acquise+", c'est-à-dire après les municipales, explique-t-on, tout en confirmant l'existence du document.

Pour la mairie, il s'agit d'"éviter toute instrumentalisation politique du travail" de la CRC, conformément au code des juridictions financières. "On sait tous que ce rapport est explosif", pense au contraire le candidat PS pour les prochaines élections municipales, Sébastien Pietrasanta, qui dénonce "l'absence de transparence et la mauvaise gestion de la ville".

"Le maire veut gagner du temps. S'il n'a rien à cacher, pourquoi ne sort-il pas ce rapport?"
, demande-t-il.

La CRC d'Ile-de-France, dont le rapport porte sur la période 1999-2005 selon la mairie, n'a pu être jointe jeudi.

Sébastien Pietrasanta, également conseiller régional d'Ile-de-France, a lancé depuis plusieurs jours une pétition sur son blog pour obtenir le rapport. Jeudi, la liste de signatures, ouverte aux non-Asniérois, avait réuni plus de 300 noms. La ville compte environ 80.000 habitants.

Parmi les élus divers-droite qui se sont joints au PS figurent d'anciens alliés de Manuel Aeschlimann. Le député-maire, proche de Nicolas Sarkozy, brigue un nouveau mandat en mars 2008.

 

Dépêche reprise par les Echos: http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00049088.htm

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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 10:01

Bernard Loth, hier. Le directeur général des services sortait d'une garde à vue de 36 heures.

LUNDI, à 6 h 50 précises, la police judiciaire a sonné au domicile val-de-marnais de cet administrateur territorial. Elle agissait dans le cadre d'une enquête préliminaire consacrée au contrat d'affermage passé entre la municipalité et la société Avenance Enseignement (filiale du groupe Elior) en matière de restauration scolaire. Une procédure de consultation avec nouveau cahier des charges a été lancée en début d'année.
Deux autres prestataires, Sodexho et Sogeres, y avaient également répondu. La commission d'appel d'offres a proposé de retenir Avenance, ce qui a été approuvé en conseil municipal fin mars pour une durée de sept ans. Le marché porte sur 4,159 millions d'euros par an et représente 850 000 repas annuels.

« C'est une épreuve »

Les enquêteurs chercheraient notamment à savoir s'il y a eu délit de favoritisme au cours de l'attribution de ce nouveau contrat. Ce spécialiste de la restauration scolaire était le concessionnaire sortant qui avait été sélectionné en 1992 pour la réalisation de la cuisine centrale et son exploitation. « On m'a interrogé sur la nature de mes relations avec les dirigeants d'Avenance et on m'a demandé s'il y avait eu des actes en leur faveur », rapporte le directeur des services. Son agenda professionnel a été saisi au cours de la perquisition de son bureau à l'hôtel de ville lundi après-midi. Bernard Loth ne niait d'ailleurs pas qu'il lui était arrivé « de déjeuner avec les dirigeants ». « Je n'ai rien à cacher. Je persiste à penser que tout est clair et limpide sur ce contrat-là », ajoute-t-il. Les policiers sont repartis avec l'ensemble des documents relatifs au dossier, incluant aussi les délibérations en conseil municipal. Les enquêteurs ont également consulté l'ordinateur de Bernard Loth en mairie, celui installé à son domicile ainsi que son téléphone portable. Les PC et le mobile lui ont été cependant laissés.

« Ce sont des aléas de la vie qui ne sont pas très agréables. C'est une épreuve forte », commente Bernard Loth, qui est ressorti mardi soir de la garde à vue. A la municipalité d'Asnières, on ne manquait pas d'affirmer que l'enquête avait débuté à la suite « d'une dénonciation anonyme », et de rappeler avoir subi « de nombreuses délations de ce type dont plusieurs ont été d'ores et déjà classées sans suite ».

Claire Guedon et Marisa Faion

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 21:56

Enquête-police-collectivités-IdF
Asnières : un haut responsable de la mairie placé en garde à vue pour 36 heures

  
   NANTERRE, 14 nov 2007 (AFP) - Le directeur des services de la mairie UMP d'Asnières, Bernard Loth, a été placé lundi en garde à vue pour 36 heures, après une perquisition à la mairie et à son domicile, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de favoritisme, a-t-il déclaré mercredi.


   M. Loth, qui se décrit lui-même comme le "premier fonctionnaire de la ville", a expliqué que son "domicile" et son "bureau" avaient été perquisitionnés lundi, avant une garde à vue qui a duré 36 heures dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), à Paris.


   Le parquet de Nanterre a confirmé l'existence d'une enquête préliminaire ouverte sur des soupçons de "favoritisme". "La garde à vue est levée, l'enquête est toujours en cours", a ajouté le parquet.


   Les soupçons de favoritisme portent sur l'attribution d'un contrat à une société de restauration collective.


   Selon M. Loth, les enquêteurs "voulaient savoir dans quelles conditions le contrat a été conclu. Ils ont emporté avec eux de nombreux documents".


   La mairie, dirigée par Manuel Aeschlimann, a dénoncé dans un communiqué l'"une des multiples délations calomnieuses émanant d'opposants municipaux".
   Le contrat visé par l'enquête a été signé avec la société Avenance et porte sur la "gestion déléguée" de la restauration collective dans les écoles publiques de la ville.


   "Ce contrat a été voté en séance du conseil municipal, le 29 mars dernier, après une procédure classique de mise en concurrence et un avis rendu par une commission d'appel d'offres", a expliqué le directeur général des services.


   "Nous nous étions abstenus, car nous considérions que la majorité avait choisi la société la plus chère. Notre représentant en commission d'appel d'offres s'était également abstenu", a indiqué à l'AFP l'élu PS Sébastien Pietrasanta, également candidat aux prochaines municipales.


   Le maire d'Asnières, Manuel Aeschlimann, fait déjà l'objet d'une mise en examen pour complicité de favoritisme dans une autre enquête instruite à Nanterre.


   Celle-ci porte sur l'attribution d'un marché public pour l'organisation d'un festival folklorique en 1998, alors que M. Aeschlimann était le premier adjoint au maire RPR d'Asnières (1995-1998), Franz Taittinger.


   arb/sd

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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 14:05

La DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) a finalement décidé, hier, de financer une semaine de nuitées supplémentaires aux expulsés d'Asnières. Depuis deux mois, la mairie prend en charge l'hébergement de ces 112 personnes dans des hôtels franciliens mais cet hébergement provisoire devait prendre fin hier soir. Ces foyers ont été expulsés le 9 août dernier du Nouvel Hôtel à Asnières, déclaré insalubre, mais n'ont toujours pas de solution de relogement durable.

 

Hier soir, l'élu PS d'Asnières Sébastien Pietrasanta pointait dans un communiqué "l'absence de stratégie des pouvoirs publics". La préfecture annonçait dans la foulée qu'un "plan de mise à l'abri était actuellement en cours, dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence départemental". Et d'indiquer qu'hier par le biais du 115 des Hauts-de-Seine 27 places ont été réservées dont 12 dans deux hôtels locaux. Les autres sont réservés au centre d'accueil Cash de Nanterre en cas de nécessité. "Les dispositifs 115 des autres départements d'Ile-de-France ont de leur côté accepté d'étudier les demandes d'hébergement qui leur seraient présentées", indique encore  le communiqué.

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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /Nov /2007 10:37

Article du Parisien du 6 novembre 2007. A quelques métres de mon appartement...Comment la détresse d'une mère peut l'inciter à abandonner son bébé...Sommes-nous revenus à la paupérisation du 19ème siècle ?

Une fillette âgée de quelques jours a été déposée dans une couverture devant le centre médico-social de la ville, samedi à midi.

LE CENTRE médico-social des Quatre-Routes, à Asnières, en est encore bouleversé. Samedi midi, il a recueilli un nouveau-né, abandonné sous ses fenêtres. C'est l'une des employées de la structure de santé, installée rue Lamartine, qui a découvert l'enfant.


Alors qu'elle s'était levée pour ranger des dossiers, elle a jeté un oeil à l'extérieur et a été intriguée par une couverture en boule, sur le banc qui fait face à l'accueil, dans la petite cour d'entrée de l'établissement. Elle est sortie pour s'approcher et a découvert un nourrisson tout emmailloté. La médecin qui assurait une permanence ce matin-là a rapidement alerté le Samu.

Aucun signe qui permette l'identification

« C'était une belle petite fille aux yeux bien ouverts ; elle n'a pas pleuré du tout », évoque Sylvie Lartigue, directrice adjointe du centre médico-social. La petite « ne semblait pas affamée », selon ce qu'ont rapporté les personnels sur place samedi. Elle portait un body, un pyjama, « des affaires un peu trop grandes pour elle », et avait été emmitouflée dans une couverture. Depuis sa prise en charge par les secours, l'enfant est accueillie à l'hôpital Louis-Mourier. Un placement d'urgence décidé ce week-end par le parquet de Nanterre. Un juge des enfants a également été saisi, dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative. C'est lui qui décidera du futur placement de l'enfant. Cette découverte a évidemment été « un choc pour tout le monde », évoque Sylvie Lartigue. Depuis, le personnel a « appelé pour prendre des nouvelles » : « Elle va bien, ils l'avaient mise en couveuse pour la réchauffer », raconte la responsable.

« Une chose est sûre, poursuit-elle, la personne qui a laissé son bébé ici voulait qu'il soit pris en charge. Elle l'a déposé à un endroit et à une heure où il ne passerait pas inaperçu. » La petite a été abandonnée peu de temps avant la fermeture du centre, prévue à 14 heures. « Avec les patients et les personnels qui allaient quitter les lieux, il était impossible que personne ne la trouve. »

Mais le nourrisson ne porte aucun signe qui puisse permettre d'identifier sa mère. Pas de médaille, pas de bracelet, pas de nom ni de prénom... La brigade des mineurs de la sûreté départementale des Hauts-de-Seine est chargée de l'enquête

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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 11:42
Asnières : un trottoir pour les sans-toit
 
Après leur expulsion d’un hôtel insalubre, des mal-logés campent, espérant un relogement.
 
Par Christophe Lehousse
 
 

Depuis trois semaines, dans l’indifférence estivale, une trentaine d’hommes dorment dehors. Leurs femmes et enfants se contentent des locaux exigus d’un foyer SDF. Cela se passe à Asnières (Hauts-de-Seine).

«Là, c’était ma chambre, une belle chambre double, 40 euros par jour, et maintenant…» Ahmed Ould Moustapha lève les yeux vers une embrasure de fenêtre du Nouvel Hôtel, murée comme toutes les autres avec de gros parpaings. Puis il porte son regard une cinquantaine de mètres plus loin, vers le foyer le Havre, boulevard Voltaire, devant lequel ce Mauritanien de 28 ans dort, sur le trottoir, avec 27 autres hommes - des Ivoiriens pour la plupart - depuis l’expulsion le 9 août.
Pluie.  Ce matin-là, la préfecture évacue les 90 occupants du Nouvel Hôtel, en vertu d’un arrêté d’expulsion locative demandé par le propriétaire de l’établissement et d’un arrêté de la mairie d’Asnières daté du 26 juillet, réclamant la fermeture de l’établissement pour «manquement aux normes de sécurité, notamment incendie». La première nuit, hommes, femmes et enfants la passeront dehors, devant leur ancien hôtel, sous la pluie.
 
A la mairie UMP d’Asnières, on assure pourtant que «dès le 9 août, il a été proposé des solutions d’hébergement d’urgence aux familles, sans aucun délai de séjour», mais que ces offres «ont été refusées». Une version toutefois largement contredite par plusieurs partis d’opposition et de nombreuses associations de soutien, selon lesquelles les seules options laissées par la municipalité étaient quatre nuitées en hébergement d’urgence pour les couples avec enfants et une prise en charge par le Samu social pour tous les autres. «La manière dont cette évacuation a été réalisée est franchement très contestable», explique ainsi Luc Bérard de Malavas, conseiller municipal PS, qui critique «ces solutions d’hébergement minimes et non renouvelables. Ensuite, le qualificatif de squatteurs dont la mairie a de prime abord affublé ces gens qui, pourtant, payaient ou avaient été adressés à cet hôtel par les services sociaux».
Place nette.  Une fois expulsés, les sans-logis obtiennent finalement de la mairie le droit de s’installer au foyer pour sans domicile fixe le Havre, mais uniquement pour les femmes et les enfants. Depuis, leur situation n’a pas évolué. Chaque nuit, les hommes dorment sur le trottoir, tandis qu’à l’intérieur du foyer, les 33 femmes et les 35 enfants s’entassent.
 
Et chaque matin, le seul droit des hommes est d’aller se laver au foyer sous accompagnement policier, avant de prendre le chemin du travail.
 
Le 21 août, devant l’urgence de la situation, la mairie a accepté de mettre en place un comité local de suivi et d’évaluation, composé de représentants des familles, des services sociaux et des pouvoirs publics, mais la mesure n’a pour l’instant pas eu de retombées concrètes. La reconnaissance par la mairie, en début de semaine, de l’association France Terre d’asile comme médiateur pouvait laisser espérer un possible dénouement. Dans la mesure toutefois où, pour des expulsés dont certains se trouvent aussi en situation irrégulière, «la question du relogement et celle de la régularisation vont de pair», l’avancée du dossier est suspendue au bon vouloir d’un autre acteur, la préfecture. Hier, celle-ci rejetait toujours un protocole d’accord que France Terre d’asile lui a proposé mardi, à l’image de ce que l’association avait fait il y a un an pour régler le cas des expulsés de Cachan. Chaque jour la situation devant le foyer, nourrie par la fatigue et la nervosité, se tend un peu plus.
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