La presse parle d'Asnières

Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 23:38

Evacuées d'un hôtel insalubre, des familles en situation précaire attendent un relogement

LE MONDE | 22.08.07 | 16h02  •  Mis à jour le 22.08.07 | 16h02

 

 

 

Une casserole pleine de riz entre les mains, la jeune femme se dirige vers un petit groupe d'hommes installés sur le trottoir. Certains sont assis sur un tapis, d'autres calés dans une chaise. Le dîner est expédié en quelques bouchées. A proximité, une pile de duvets pliés dans leur housse s'élève contre un mur. Des enfants courent en tous sens, sans se soucier des véhicules qui remontent le boulevard Voltaire, à Asnières (Hauts-de-Seine).

 

 

Depuis le 10 août, plusieurs dizaines de personnes campent devant Le Havre, centre d'hébergement d'urgence géré par le centre communal d'action sociale. Originaires, pour la plupart, de Côte d'Ivoire, elles se sont repliées à cet endroit, après avoir été expulsées par la police du Nouvel Hôtel, à quelques enjambées de là.

 

 

La municipalité a accepté de rouvrir le foyer - habituellement fermé en août. Mais à certaines conditions : seules les femmes et les enfants peuvent rester à l'intérieur. Les hommes, eux, disposent d'un droit d'accès limité, le local s'avérant trop exigu pour recevoir tout le monde. Ils sont autorisés à y pénétrer pour utiliser les toilettes ou la salle d'eau. Nombre d'entre eux disent dormir sur le trottoir lorsque la nuit tombe - ce que confirment des policiers municipaux, stationnés là en permanence.

 

 

Combien de personnes ont échoué là ? Difficile à dire. Le 9 août, au matin, au moment de l'évacuation du Nouvel Hôtel, 28 adultes et 14 enfants avaient été recensés, rapporte Andrée Maillary, directrice des affaires sociales à la mairie. Un chiffre en dessous de la réalité, d'après l'un des porte-parole des familles, Ladji Meité, car des résidents étaient partis au travail avant l'arrivée des forces de l'ordre. La mairie s'étonne tout de même de l'inflation des effectifs. "Le soir du 10 août, il y avait 33 femmes, 35 enfants et 15 à 25 hommes", indique Mme Maillary. Certains responsables municipaux laissent entendre que des personnes extérieures au Nouvel Hôtel se sont agrégées au groupe.

 

 

Préparée depuis plusieurs mois, l'évacuation de cet établissement est consécutive à une décision judiciaire rendue en janvier 2002 à la suite d'une requête du propriétaire. Elle sommait le gérant et les occupants de quitter les lieux. L'évacuation a également permis de faire respecter un arrêté municipal, pris le 26 juillet, qui déclare l'hôtel "fermé au public et son exploitation interdite". Pour les édiles, "le niveau de sécurité de l'établissement au regard de la réglementation incendie (n'était plus) acceptable". Un tel constat n'a rien d'étonnant. Utilisé, à maintes reprises, par les services sociaux pour y héberger des sans-logis, le Nouvel Hôtel a rencontré d'innombrables problèmes depuis plusieurs années (incendie, etc.) Au début du printemps, le gérant est même parti avec la caisse.

 

 

Peu après avoir été délogés, les ex-occupants du Nouvel Hôtel ont reçu des offres d'hébergement : pour les ménages avec enfants, quatre nuitées à l'hôtel - éventuellement renouvelables ; pour les personnes isolées et les couples sans enfants, une orientation vers des structures d'accueil.

 

 

Indignées d'avoir "été jetées à la rue comme des malpropres", les familles ont d'abord repoussé ces propositions. Elles craignaient d'être dispersées aux quatre vents et ballottées d'un centre d'hébergement à un autre. "Tout s'est passé comme s'ils voulaient se débarrasser de nous", raconte Ladji Meité.

 

 

Pendant une dizaine de jours, la situation est restée bloquée, malgré une table ronde organisée à la préfecture, en présence d'un représentant de l'ambassade de Côte d'Ivoire.

 

 

Mais un déclic s'est peut-être produit, mardi 21 août. La municipalité a proposé aux familles de mettre en place un "comité local de suivi et d'évaluation" qui veillerait à leur prise en charge. Mme Maillary précise que des relogements à Asnières peuvent s'envisager pour les ex-résidents du Nouvel Hôtel qui ont un lien d'une certaine ancienneté avec la commune, à l'instar de ce ménage de sept enfants, qui s'est vu attribuer un T 5, récemment. "Quant à ceux qui ne sont pas asniérois, nous nous mettrons en lien avec leur commune de rattachement pour qu'elle s'occupe d'eux", complète-t-elle.

 

 

Aujourd'hui, les familles considèrent que la ville a fait un pas dans la bonne direction mais elles veulent qu'une association, telle que SOS-Racisme, soit partie prenante pour aider ceux qui n'ont pas de papiers à constituer un dossier de demande de régularisation. Soutenues par des riverains, plusieurs partis politiques de gauche, des associations et des organisations syndicales, elles ont l'intention de se rassembler, vendredi 24 août, devant l'hôtel de ville d'Asnières pour "être entendues".

 

 

Bertrand Bissuel

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 22:29

Encore un article de la presse nationale qui épingle notre ville...

  Les fiancés d'Asnières

Incorrigible, ce Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières (Hauts-de-Seine). Déjà soupçonné de tenir des fichiers ethniques dans sa bonne ville, le voilà qui dénonce systématiquement au procureur les couples franco-étrangers qui veulent convoler !

 

Comme Jessy et Jin Sun, 22 ans. Lui, vendeur inscrit aux langues orientales, elle, qui étudie le français. Ils se sont connus en Corée en août 2005, et vivent ensemble depuis janvier 2006. Tout heureux, en octobre dernier, ils déposent un dossier de mariage à Asnières. "Quand on a demandé à la secrétaire une date pour le mariage, elle a dit: "Vous devez d'abord prendre rendez-vous avec l'officier d'état civil ! " Le jour dit, nos fiancés sont interrogés séparément par un adjoint du maire. Jin Sun se voit alors reprocher "sa situation irrégulière", malgré une carte de séjour en règle. "Avons le sentiment que la femme désire absolument se marrier, mais que le marié n'a pas de réel consentement..." conclut l'adjoint au maire dans son rapport. Résultat, une lettre, le 22 décembre, signée Jocelyne Kan, substitut du procureur de Nanterre: "Notification aux futurs époux de la décision de sursis à la célébration de mariage". Une enquête est ordonnée.

 

Les parents de Jessy sont convoqués au commissariat et ceux de Jin Sun annulent leur voyage en France. Conseillés par le MRAP, les fiancés filent chez Me Alain Mikowski. "C'est ridicule ! Depuis un an ils ont tout en commun: adresse, lit et  compte en banque. Il n'y a là aucun des indices exigés par la loi pour surseoir au mariage" explique-t-il.

Mi-janvier, après l'intervention de l'avocat, voilà enfin le mariage autorisé. Charles Caillet, l'adjoint au maire qui avait interrogé Jessy et Jin Sun en est tout retourné: "Je les ai mariés, c'était superbe, je leur ai souhaité tout le bonheur du monde !" Sauf qu'en avril un autre couple raconte de semblables mésaventures à Me Mikowski. Cette fois, c'est Julien et Justine, lui, Français, elle, Ivoirienne, ui vivent ensemble depuis l'été 2005, et veulent se marier. De plus, Justine est enceinte ! Oh là ! Le faux mariage ! Dénonciation, sursis à mariage, mémoire de l'avocat, etc...

 

Mais, il y a peu, un troisième couple débarque chez le même avocat. Michel et Nassima habitent ensemble depuis trois ans et voulaient officialiser leur union. Dénoncés, bien sûr !  "A Asnières, le seul indice de mariage blanc est constitué dès qu'un Français veut épouser une étrangère", ironise l'avocat. Quant à l'adjoint Charles Caillet, il balaie l'objection d'un revers de la main: " Pfuuuhhh...Ce n'est qu'une petite formalité qui ne prête pas à conséquence ! " Les amoureux d'Asnières apprécieront.

 

Dominique Simonnot

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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 12:52

Les socialistes grignotent du terrain sur Asnières

Manuel Aeschlimann, le député-maire (UMP) d'Asnières réélu avec 56,2% des voix, ne tremble pas vraiment sur ses bases. Mais les socialistes peuvent trouver des motifs de satisfaction dans cette élection législative. Le PS progresse de 9% sur cette commune par rapport à 2002. La candidate Michèle Etcheberry et Sébastien Pietrasanta, son suppléant, conseiller municipal d'Asnières, recueillent 43,40% des suffrages sur la ville. Même si les deux scrutins sont difficilement comparables, le candidat PS aux dernières municipales de 2001 avait péniblement atteint 28%.

 

"On a mis le paquet sur les abstentionnistes des quartiers nord, explique Sébastien Pietrasanta. Au second tour, on est majoritaires sur un quart des bureaux de la ville, surtout dans les quartiers nord". Lors de ce deuxième tour, ce sont effectivement les quartiers nord qui ont porté les socialistes (63% des voix aux Mourinoux, bureau Poincaré) mais ils réussissent aussi à se maintenir dans le centre ville (bureau école fontaine) où ils réalisent un score inespéré" selon eux de 42,8%.

 

"C'est porteur d'espoir et on a déjà mis le cap sur 2008 pour les municipales. La tête de liste sera designée par les militants."

 

Marisa Faion

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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 12:17

Guerre fratricide

Sur les terres présidentielles des Hauts-de-Seine, la droite s’étripe à Asnières, ouvrant des perspectives à la gauche... pour les municipales de 2008.

 

Nicolas par ci, Nicolas par là. Dans les terres saintes du président de la République, tout député UMP donne du prénom à tour de phrases. La familiarité avec Nicolas Sarkozy fait partie de l’argumentaire de campagne. On ne pourrait s’en passer. Surtout lorsque le gros de la bataille se situe à droite, entre gens du même bord. C’est le cas dans la 2e circonscription ( Asnières-Colombes sud ) où Manuel Aeschlimann ( l’actuel député UMP ) doit affronter trois de ses plus proches collaborateurs. Désormais «anciens proches». Il y a Françis Pourbagher, qui fut son directeur de cabinet jusqu’en septembre 2006, avant d’être viré. Jean-Jacques Semoun, maire adjoint d’Asnières jusqu’en juin 2005 et viré lui aussi. Enfin, Josiane Fischer, ex-adjointe également, mais «partie d’elle-même», insiste-t-elle, et il y a plus longtemps : c’était en 2001. Tout ce petit monde déboule en ordre dispersé, «sans étiquette» ou «divers droite». Et avec une égale pugnacité contre l’édile d’Asnières. Ils connaissent l’Aeschlimannie par coeur. Et tout y passe : le «harcèlement judiciaire de ses opposants» , «sa mise en examen pour complicité de délit de favoritisme sur l’octroi des marchés publics» , la «gabegie» autour du projet du parking souterrain, «l’omniprésence de son épouse», «l’affaire des fichiers ethniques», etc. «Je ne reconnais plus mon Manuel Aeschlimann, l’ami pour qui j’ai troué mes semelles dans cette ville», dit Pourbagher. C’est ce changement qui l’autoriserait aujourd’hui à porter le fer contre un homme et une politique dont il fut si proche pendant de longues années. Evidemment la gauche s’en gausse, et laisse faire. Michèle Etcheberry, la candidate PS, y a tout intérêt et espère au moins mettre le député sortant en ballottage. Aeschlimann, lui, la joue «serein». Dénonce ces gens qui veulent «se venger», nie toute implication dans l’histoire des fichiers et trimbale avec plus de célérité encore sa petite tente jaune fluo, au contact de l’électeur, dans tous les quartiers. «Il y a toujours eu entre 8 et 10% d’opposants de droite à Asnières», explique-t-il. «Sans blague ! Il doit avoir de sérieux problèmes de sommeil pour dire ça», rétorque Jean-Jacques Semoun qui espère faire bien davantage à lui tout seul. Comme les deux autres d’ailleurs, il se verrait même au deuxième tour. Ils trouvent le climat particulièrement «propice». A la dernière élection présidentielle, Sarko n’a fait «que» 53,5% à Asnières. C’est en dessous du score départemental (55,65%). Puis arrive l’argument massue : «Alors qu’il n’en a jamais manqué une, Sarkozy n’est pas venu à la dernière "Galette de l’UMP" organisée en janvier dernier par Aeschlimann», témoigne Josiane Fischer. De là à y déceler quelques tiraillements entre l’édile d’Asnières et le patron, il n’y a qu’un pas. Dans cette opposition de droite, tous le franchissent. Cela suffira-t-il à faire basculer Aeschlimann de son fauteuil de député ? Si ça n’est pas pour cette fois, «ce sera pour les municipales», disent les autres. En attendant, c’est le bazar et comme le dit un peu sournoisement un élu UMP d’une circonscription voisine : «La 2e est intéressante à suivre.»

Nicole Pénicaut

 

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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 21:47

La très officielle Gazette des Communes, journal des collectivités reprend l'affaire du fichage ethnique. Si l'article en lui-même n'apporte pas d'éléments nouveaux, il est  intéressant  de voir que ce magazine pour les décideurs des communes reprend cette information...

Justice, jurisprudence - 21/05/2007
Ile-de-France. Enquête préliminaire sur de supposés fichiers ethniques à Asnières

Une enquête préliminaire a été confiée par le parquet de Nanterre à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) concernant des supposées listes électorales triées par origine ethnique par la ville d'Asnières (Hauts-de-Seine), a-t-on appris le 18 mai de sources proches du dossier. Le parquet de Nanterre a confirmé qu'une enquête avait été confiée en 2006 à la BRDE et qui est toujours en cours. Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé quelle aurait été l'utilité de ces supposés fichiers ethniques, selon une source proche du dossier.


Selon un document, les listes remises à la police comportent plus de 30 000 noms. L'une de ces listes intitulée "Maghreb" recense les habitants originaires des pays du Maghreb, une autre "sans Maghreb", les habitants d'origine française et européenne. Elles se présentent sous la forme : bureau de vote, nom, prénom, adresse, date de naissance, pays de naissance, commune de naissance.


Le maire d'Asnières, Manuel Aeschlimann (UMP), assure "ne pas connaître l'existence de ces fichiers". "Tous nos fichiers ont été déclarés à la Commission nationale de l'informatique et des libertés", a ajouté ce proche de Nicolas Sarkozy, qui a rappelé être "l'objet d'un certain nombre de dénonciations calomnieuses de membres de l'opposition municipale". "La liste électorale est en vente libre et des membres de l'opposition l'ont achetée", a déclaré Manuel Aeschlimann, qui "déposera plainte pour dénonciation calomnieuse lundi 21 mai si l'enquête de la BRDE fait suite à une dénonciation".


La création de fichiers électroniques est soumise à l'autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, mais peut tomber sous le coup de la loi en cas de discrimination.

L'Express :

Asnières: le PS dénonce les fichiers ethniques LEXPRESS.fr

 

Selon le parti socialiste, le maire UMP d'Asnières aurait utilisé des fichiers comportant des informations ethniques pour envoyer des courriers ciblés aux habitants. La muncipalité fait l'objet d'une enquête

 

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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /Mai /2007 10:29

Fichiers ethniques à Asnières : le PS accuse la mairie

NOUVELOBS.COM | 22.05.2007 | 12:09


Après la révélation par la presse, vendredi, d'une enquête sur des fichiers ethniques à la mairie d'Asnières (92), le PS affirme que les habitants ont reçu des tracts électoraux ciblés.


De "nombreux" habitants d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), ville faisant l'objet d'une enquête sur l'utilisation supposée de listes électorales triées par origine ethnique, ont reçu des tracts ou communiqués de la mairie rédigés en fonction de leur origine, âge ou sexe, affirme lundi 21 mai le Parti socialiste local.
Une enquête préliminaire avait été confiée en 2006 par le parquet de Nanterre à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) concernant de supposées listes électorales triées par origine ethnique par la ville d'Asnières, selon des sources proches du dossier.

Tracts ciblés

"Malheureusement cette affaire est révélatrice de la politique communautariste du député-maire (UMP) d'Asnières" Manuel Aeschlimann, proche de Nicolas Sarkozy, a affirmé à l'AFP Sébastien Pietrasanta, président du groupe PS d'Asnières qui, "depuis plusieurs années", dénonce "l'utilisation des fichiers électoraux pour organiser un tri sélectif des Asniérois en fonction de leurs origines".
"Ainsi, de nombreux Asniérois peuvent témoigner avoir reçu des tracts électoraux ou des communiqués de la mairie en fonction de leurs origines, de leurs âges ou de leurs sexes. (...) Par exemple, des Asniérois d'origine d'Afrique du Nord ont reçu par le passé un tract électoral insinuant que 'Le Maghreb est avec Manuel Aeschlimann'", affirme l'élu socialiste, qui dénonce "avec vigueur cette politique communautariste".

Listes de 40.000 noms

"La République doit faire son retour à Asnières gangrenée par les affaires et le communautarisme", conclut Sébastien Pietrasanta.
Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé quelle aurait été l'utilité de ces supposés fichiers ethniques, selon une source proche du dossier.
Selon un document dont l'AFP s'est procuré une copie, les listes remises à la police comportent près de 40.000 noms. L'une de ces listes intitulée "Maghreb" recense les habitants originaires des pays du Maghreb, une autre "sans Maghreb", les habitants nés en France ou à l'étranger, hors Maghreb.

"Dénonciations calomnieuses"

Les deux listes présentent plusieurs colonnes: bureau de vote, nom, prénom, adresse, date de naissance, pays de naissance, commune de naissance.
Contacté vendredi par l'AFP, le maire Manuel Aeschlimann avait assuré "ne pas connaître l'existence de ces fichiers". "Tous nos fichiers ont été déclarés à la Commission nationale de l'informatique et des libertés" (CNIL), avait-il ajouté, rappelant être "l'objet d'un certain nombre de dénonciations calomnieuses de membres de l'opposition municipale".
La création de fichiers électroniques est soumise à l'autorisation de la CNIL mais peut tomber sous le coup de la loi en cas de discrimination. (AFP)

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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /Mai /2007 14:46

Levée de boucliers autour des fichiers ethniques


NOM, prénom, adresse, date et pays de naissance. Sous ces catégories et classées par pays de naissance, deux listes des habitants d'Asnières saisies avec le logiciel Excel ont été transmises à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) il y a plusieurs semaines. Le document informatique se compose de deux fichiers, l'un intitulé "Maghreb", l'autre "sans Maghreb" recensant près de 40 000 noms de résidents de la ville. Ces documents ont-ils vocation à opérer un fichage ethnique des électeurs ? Saisis depuis février 2006 d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre, les enquêteurs doivent d'abord établir l'authenticité et la véritable origine de ces fichiers électroniques. Ainsi que leur réel objet.

 

La Mairie dément catégoriquement avoir édité ces documents. "Tous nos fichiers sont déclarés à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), réahit le maire (UMP) Manuel Aeschlimann. Dire que ces fichiers viennent de chez nous, c'est aller un peu vite en besogne. N'importe qui peut acheter la liste électorale à la mairie. Ensuite, avec un ordinateur, chacun peut faire les modifications qu'il veut".

 

L'élu qui estime que cette affaire ne "tombe pas à trois semaines des élections par hasard", prévoit de déposer plainte pour "dénonciation calomnieuse". Et de préciser que plusieurs de ses opposants sont en posession de la liste électorale. "Cela nous sert à voir l'évolution des électeurs, les nouveaux inscrits, les bureaux de vote" assement les intéressés, Jean-Jacques Semoun (DVD) et Bruno Casari (UDF). Sabs se prononcer sur les fichiers qui font aujourd'hui l'objet d'une enquête, les deux conseillers municipaux affirment par contre que le maire utilise la liste électorale pour "cibler ses courriers selon les catégories de population". "Depuis longtemps, on lui reproche de faire une liste électorale à la découpe: les blancs, les noirs, les jaunes, etc. C'est inadmissible, explique Jean-Jacques Semoun. "Ma propre mère a déjà reçu un courrier émanant de la mairie pour l'élection de super-mamie, illustre Bruno Casari. Comment sait-on que ça peut la toucher ? En regardant sa date de naissance". Josiane Fischer, candidate aux législatives, a ressorti de ses dossiers des tracts de campagne de Manuel Aeschlimann, en 2002: "Nous avons une lettre pour les nord-africains, une autre pour les antillais..."

 

Sébastien Pietrasanta, chef de file du PS au Conseil Municipal enfonce le clou en dénonçant "un tri sélectif des Asniérois en fonction de leurs origines". Manuel Aeschlimann, qui se défend de tout communautarisme", met en avant ses capacités d'écoute. "C'est normal que l'on puisse communiquer avec des groupes sur des sujets qui les concernent, et que cela soit ciblé sur leurs attentes, qu'elles soient culturelles ou sociales" explique l'élu.

 

Gaetane Bossaert et Valérie Mahaut

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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 11:52

Encore un article de la presse nationale qui épingle la gestion municipale. Le Journal du dimanche revient  sur l'affaire du fichage ethnique. Y-a-t-il un fichage ethnique à Asnières ?Merci de m'apporter vos témoignages et vos avis. Déjà des lecteurs m'ont apporté des témoignages édifiants. N'hésitez pas à apporter le votre.

Fichage ethnique à Asnières?

Par Maud PIERRON


 Un fichier électoral trié par origine ethnique? La pratique serait totalement illégale. C'est pourquoi le Parquet de Nanterre a confié une enquête préliminaire à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) sur de supposées listes d'électeurs triées par leur pays d'origine dans la ville d'Asnières, dans les Hauts-de-Seine.

 
L'affaire pourrait être explosive. Ce serait une première en France et elle touche la ville d'Asnières, dans les Hauts-de-Seine,dont le maire Manuel Aeschlimann a été le "conseiller pour l'opinion publique" de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. Le Parquet de Nanterre a en effet confirmé vendredi l'information selon laquelle une enquête serait en cours, depuis 2006, sur des fichiers électoraux catégorisés selon l'origine des inscrits dans la ville d'Asnières, dont le maire est l'UMP Manuel Aeschlimann. Les enquêteurs de la BRDE, qui enquêtent par ailleurs sur d'autres affaires liées à la mairie d'Asnières, n'ont reçu une copie des documents incriminés que le mois dernier. Ils n'ont toujours pas déterminé l'usage qui en aurait été fait, ni même la personne qui en est l'auteur. Toujours est-il que ce type de fichier peut être pratique en période électorale pour contacter certaines catégories d'électeurs et développer un argumentaire ciblé à leur intention. En bref, il permet de mettre en oeuvre une pratique communautariste de la politique.

Parmi ces listes, qui concernent près de 38 000 électeurs de la commune UMP d'Asnières, l'une s'intitule notamment "Maghreb". Elles se présentent sous la forme d'un tableau Excel et font apparaitre le bureau de vote, le nom et prénom, l'adresse, la date de naissance, et surtout le pays de naissance des inscrits. Or, d'une part, la création de fichiers électroniques est soumis à l'autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et d'autre part, le fichage peut tomber sous le coup de la loi en cas de discrimination avérée.

Le maire d'Asnières dément être l'auteur de ces fichiers

Une telle manipulation des fichiers est toutefois simple à faire. Les listes électorales contiennent de très nombreuses informations sur les électeurs, afin de s'assurer de leur identité le jour du vote. Outre le nom et l'adresse, figurent le département et le code INSEE de la commune de naissance. Or, pour les Français nés à l'étranger, ces informations sont remplacées par le code "099", suivi d'un code INSEE du pays de naissance.

Le maire UMP d'Asnières, qui se présente aux législatives, nie tout implication dans l'affaire et se défend même de connaître l'existence de ces listes. "Tous nos fichiers ont été déclarés à la Cnil", assure Aeschlimann. "Je suis l'objet d'un certain nombre de dénonciations calomnieuses de membres de l'opposition municipale. La liste électorale est en vente libre(*) et des membres de l'opposition l'ont acheté", continue l'édile. Il a par ailleurs annoncé son intention de porter plainte "pour dénonciation calomnieuse lundi si l'enquête de la BRDE fait suite à une dénonciation." Il pourrait être entendu par la police dans la semaine qui arrive.

Ce "conseiller pour l'opinion publique" de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle revendique par ailleurs une politique communautariste. "La République n'oblige pas tout le monde à se fondre dans le même moule", s'est-il justifié au quotidien Libération, paru samedi. La femme d'Aeschlimann, Marie-Dominique est maire-adjointe mais également secrétaire nationale de l'UMP en charge des "ultra-marins". L'homme a également mis en place dans sa ville, un "Conseil des Communautés" en 2003, qui compte 300 membres, représentants les 50 nationalités étrangères de la commune, soit 16% de la population. Il est présenté comme un forum de dialogue et d'écoute pour améliorer le quotidien des communautés.
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 13:29
Voici une fois de plus un article d'un quotidien national qui épingle la gestion calamiteuse de notre ville. Malheureusement la presse ne s'intéresse à Asnières que pour dénoncer les turpitudes de son maire et de la majorité municipale.
Cette affaire des fichages en fonction des pays de naissance n'est pas nouveau à Asnières. J'avais déjà dénoncé l'utilisation de tracts communautaristes lors des précédentes élections. Cela va à l'encontre des principes Républicains. On n'appartient pas à la France en fonction de son pays d'origine. L'utilisation de ces fichiers et la création d'un Conseil des Communautés par le Maire et son épouse ne sont que la conséquence de la vision communautaire de notre pays.
Lors du prochain conseil municipal, je demanderai des explications à la majorité municipale. Je resterai bien entendu attentif aux résultats de l'enquête
Sébastien Pietrasanta
Découverte d'un fichier électoral classé en toute illégalité par pays de naissance.
La mairie d'Asnières donne des couleurs aux électeurs
Par Renaud LECADRE
 
 
Un fichier électoral à caractère ethnique circule dans les couloirs de la justice française. Il s'agit d'un listing des 38 000 citoyens électeurs inscrits à Asnières (Hauts-de-Seine), rebidouillé sous forme de tableau Excel en vue de faire apparaître leur pays de naissance. Tout y passe : Chine, Thaïlande, Côte-d'Ivoire, Comores, et surtout un gros contingent d'originaires du Maghreb. Ce type de fichier, très pratique en période de campagne en vue de draguer différentes catégories d'électeurs, est évidemment illégal. Une copie a été remise le mois dernier à la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique), en charge de nombreuses enquêtes préliminaires tournant autour de la mairie d'Asnières. Son édile, Manuel Aeschlimann (UMP), pourrait être convoqué prochainement.
 
Asnières, ville profondément ancrée à droite, vit depuis une vingtaine d'années une succession de révolutions de palais au sein de la majorité municipale. La gauche se contente d'y faire de la figuration et de dénoncer les turpitudes locales, sans plus d'espoir électoral. Asnières la bourgeoise est aussi une ville cosmopolite, avec d'importantes minorités ­aussi intégrées que visibles.
 
Les détracteurs d'Aeschlimann, par ailleurs «conseiller pour l'opinion» du président de l'UMP ­ Sarkozy, avant d'être appelé à de plus hautes fonctions ­, lui reprochent d'en avoir fait un laboratoire du communautariste. Sa propre épouse, Marie-Dominique Aeschlimann, non contente d'être maire adjoint, a été propulsée secrétaire nationale de l'UMP en charge des «ultramarins», y compris ceux qui vivent dans l'Hexagone.
 
Tout pourrait conduire à penser que le maire d'Asnières aurait vocation à être le commanditaire de ce fichier ethnique ­ si ce n'était lui, des collaborateurs zélés. Mais l'animal politique s'en défend mordicus. «On ne pratique pas le tri ethnique à Asnières», proclame-t-il. Aeschlimann revendique fièrement sa politique communautaire : «La République n'oblige pas tout le monde à se fondre dans le même moule.» Mais le seul fichier dont il revendique la paternité est celui de son «conseil des communautés», organisme consultatif dont le listing des membres aurait été visé par la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
 
 Pour le reste, le député-maire UMP souligne que le fichier électoral de sa commune est un document public (2,75 euros la copie complète), manipulable par n'importe quel prétendant à la mairie. Seule certitude : Aeschlimann est large d'esprit. Son tract en vue des prochaines législatives porte la mention «Majorité présidentielle UMP-UDF», au grand dam des bayrouistes locaux qui crient à l'usurpation d'identité. L'ami Manuel s'en sort par une pirouette : «Je ne suis certes pas investi par l'UDF, mais comme l'UDF n'existe plus, tout le monde peut s'en revendiquer.» 
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 09:23

Enquête préliminaire sur de supposés fichiers "ethniques" à Asnières

Une enquête préliminaire a été confiée par le parquet de Nanterre à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) concernant des supposées listes électorales triées par origine ethnique par la ville d'Asnières (Hauts-de-Seine), a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

Contacté par l'AFP, le parquet de Nanterre a confirmé qu'une enquête avait été confiée en 2006 à la BRDE et qui est toujours en cours.

Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé quelle aurait été l'utilité de ces supposés fichiers ethniques, selon une source proche du dossier.

Selon un document, dont l'AFP s'est procuré une copie, les listes remises à la police comportent plus de 30.000 noms. L'une de ces listes intitulée "Maghreb" recense les habitants originaires des pays du Maghreb, une autre "sans Maghreb", les habitants d'origine française et européenne.

Elles se présentent sous la forme : bureau de vote, nom, prénom, adresse, date de naissance, pays de naissance, commune de naissance.

Contacté par l'AFP, le maire d'Asnières Manuel Aeschlimann assure "ne pas connaître l'existence de ces fichiers". "Tous nos fichiers ont été déclarés à la Commission nationale de l'informatique et des libertés", a ajouté ce proche de Nicolas Sarkozy qui a rappelé être "l'objet d'un certain nombre de dénonciations calomnieuses de membres de l'opposition municipale".

"La liste électorale est en vente libre et des membres de l'opposition l'ont achetée", a déclaré à l'AFP Manuel Aeschlimann qui "déposera plainte pour dénonciation calomnieuse lundi si l'enquête de la BRDE fait suite à une dénonciation".

La création de fichiers électroniques est soumise à l'autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés mais peut tomber sous le coup de la loi en cas de discrimination.

AFP 18.05.07 | 20h24

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