Jeudi 19 avril 2007
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La voiture de l'élu socialiste a été sabotée
SÉBASTIEN Piétrasanta, conseiller régional d'Ile-de-France, président du groupe socialiste d'Asnières, animateur départemental de la campagne départementale de Ségolène Royal, a déposé ce 17 avril une plainte contre X pour mise en danger d'autrui. L'affaire remonte à quelques jours seulement. Le 10 avril dernier, l'élu qui circulait à bord de son véhicule a constaté que les freins de son véhicule ne fonctionnaient plus correctement. Il décide de déposer son véhicule, le lendemain, chez un garagiste pour une simple vérification. Mais à la réception de sa Renault Laguna, une énorme surprise l'attend. Le technicien lui annonce que la panne révèle en fait une grosse anomalie.
"La pièce mise en cause dans le système de freinage se trouve être le tuyau de frein arrière gauche et, après analyse, on s'aperçoit que le tube est légèrement fendu et ceci n'est pas normal écrit dans son rapport le garagiste. De plus, le tube fendu ne se trouve pas à un coude et ne frottait nulle part."
En clair, le garagiste lui annonce que la panne a été provoquée par une intervention humaine, autrement dit que ses freins ont été sabotés. "Je ne sais qui peut m'en vouloir, avoue visiblement destablisé Sébastien Pietrasanta. Je fais de la politique, j'ai des adversaires mais de là à ce qu'on bousille mes freins... Je n'ai vraiment aucune idée de qui ça pourrait être. Je n'étais pas loin de mon domicile lorsque la panne s'est produite. J'ai essayé de freiner, mais la pédale de freins ne répondait pas...heureusement que je n'ai pas provoqué d'accident. Je n'ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer si j'avais été sur l'autoroute...Le garagiste m'a affirmé qu'il s'agissait d'une malveillance. Il semblerait que la pièce endommagée peut être accessible par le bas de caisse."
En pleine campagne électorale, l'élu passe actuellement de nombreuses heures dans les rues du département pour "tracter" pour le compte de la candidate socialiste à la présidentielle, mais il n'a pas la réputation d'être un "fort en gueule".
En conseil municipal, Sébastien Pietrasanta est un opposant qui abhorre le conflit et n'est pas de ceux qui pratiquent la joute verbale et encore moins l'insulte. Il avoue que l'incident ne l'inquiète pas outre mesure mais que cela l'a tout de même affecté.: "S'il s'agit réellement et délibéremment d'une mise en danger d'autrui, cette affaire est extrêmement grave. D'autant plus qu'elle intervient après l'incendie criminel de la fédération socialiste des Hauts-de-Seine", souligne encore l'élu. Une enquête devrait être diligentée par la sûreté départementale des Hauts-de-Seine."
Marisa Faion
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Mercredi 18 avril 2007
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Présidentielle-partis-PS-enquête
Plainte pour mise en danger de la vie d'autrui d'un élu PS du 92
NANTERRE, 18 avr 2007 (AFP) - Une plainte contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui" a été déposée mardi par Sébastien Pietrasanta, animateur de la campagne de Ségolène Royal dans les Hauts-de-Seine, qui estime que ses freins de voiture ont été sabotés, a-t-on appris auprès de l'intéressé et de source policière.
A la suite de cette plainte, la Sûreté départementale des Hauts-de-Seine a été chargée de l'enquête par le parquet de Nanterre.
"Le 10 avril, Sébastien Pietrasanta a constaté que ses freins de son véhicule ne marchaient plus correctement. Le 11 avril, le véhicule est déposé à un garage. Le 13 avril à réception de son véhicule, il lui est dit que ce genre d'incident n'est pas normal", selon un communiqué de l'intéressé, conseiller régional PS et président du groupe PS d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Dans le même communiqué, M. Pietrasanta publie un extrait d'une "attestation" que lui a fourni à cet égard le garagiste, où l'on peut lire notamment: "après vérification du système de freinage, la pièce en cause se trouve être le tuyau de frein arrière gauche. Après analyse du tube, on s'aperçoit qu'il est légèrement fendu. Ceci n'est pas normal (...) De plus, le tube fendu ne se trouve pas à un coude et ne frottait nulle part. Techniquement, il est donc impossible que ce tube se soit fendu tout seul".
Un expert devrait être désigné prochainement pour examiner le véhicule, a indiqué une source policière.
"Je ne préjuge de rien. Que toute la lumière soit faite", a déclaré M. Pietrasanta, joint par téléphone, qui rappelle que cette affaire survient après l'incendie criminel du siège du PS des Hauts-de-Seine, le 26 mars.
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Jeudi 5 avril 2007
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La réalisatrice Marion Sarraut en colère
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Un communiqué de la mairie d'Asnières intitulé « Fondation Elahi : la Miviludes donne raison à la mairie d'Asnières » et distribué récemment dans les boîtes aux lettres de la ville est en train de faire de vagues. Dans ce document, l'adjoint délégué à la communication, Charles Caillet, revient sur le rapport de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) et s'attaque de nouveau à la Fondation Elahi, mais aussi à tous les responsables d'associations qui, de près ou de loin, entretiennent des relations avec cette structure dont l'objet officiel est, selon ses dirigeants, de développer la solidarité à travers la réflexion et la pratique de l'éthique. Le communiqué liste une série de noms de représentants d'associations.
Parmi ces derniers, celui de la réalisatrice et metteur en scène, Marion Sarraut. Une femme en colère qui a décidé de le faire savoir dans une lettre ouverte adressée au député-maire UMP Manuel Aeschlimann. Petite-fille du président Albert Sarraut, qui fut entre autre ministre de l'Intérieur et président du Conseil, Marion Sarraut vient de passer sept mois au collège André-Malraux d'Asnières pour partager avec les adolescents son expérience de metteur en scène dans le cadre d'un festival de théâtre citoyen, et se dit indignée par la diffusion de ce communiqué. « Mon nom dont je suis si fière, vous tentez de le traîner dans la boue. Vous osez prétendre que je représente, ainsi que vingt-cinq autres personnes, dont vous n'hésitez pas à livrer le nom en pâture, un danger pour les enfants ! A quelles sombres périodes de notre histoire puisez-vous donc votre inspiration et vos méthodes ? », écrit la réalisatrice, qui ajoute : « Je suis membre du conseil d'administration de la Fondation Ostad Elahi et fière d'être aux côtés de ceux qui oeuvrent en son nom et ont le souci du vrai sens de l'éthique. Que la justice nous ait donné raison, confirmant à plusieurs reprises le caractère diffamatoire de vos communiqués, cela, vous vous gardez bien de l'annoncer. Cette fois, vous avez touché ce à quoi il ne fallait pas toucher : mon amour des enfants. Et défendre la dignité de cet amour-là me donne un courage sans limite. »
Marisa Faion
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Vendredi 9 février 2007
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Anticor présente ses treize propositions anticorruption
L'association anticorruption Anticor, qui compte dans ses rangs le juge Eric Halphen, a choisi de commencer sa campagne nationale en organisant son premier meeting à Asnières, la ville du député-maire UMP, Manuel Aeschlimann. La réunion qui avait pour thème « démocratie locale et contre-pouvoir citoyen » s'est tenue mercredi soir en présence d'une centaine de participants, des élus de droite et gauche, mais aussi des citoyens d'Asnières et des villes voisines comme Levallois.
La présidente de l'association anticorruption Anticor, Sévérine Tessier, par ailleurs conseillère municipale PS, avait à ses côtés, les représentants de blogs locaux tels Christophe Grébert de monputeaux.com ou Philippe Petit, porte-parole des amis d'asniérois.org.
Elle a surtout interpellé les candidats à l'élection présidentielle durant cette rencontre en présentant « 13 propositions pour une révolution éthique » en politique.
« Faire de la justice un véritable contre-pouvoir »
Parmi ces propositions, l'association prône notamment le « non-cumul des mandats », une « formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion » et une « réforme de la justice pour en faire un véritable contre-pouvoir ». Anticor demande aussi le renforcement « de la démocratie participative », une « réglementation stricte du lobbying », un « renforcement des chambres régionales des comptes » qui contrôlent la gestion des finances locales, la « lutte contre les paradis fiscaux » et la « transparence sur les déclarations de patrimoine » des élus. En matière de sanctions, l'association réclame une « inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers ». Après Asnières, cette campagne nationale fera étape dans de nombreuses villes. Avec, le 28 mars, la remise du prix spécial Anticor au candidat présidentiel le plus éthique."
Marisa Faion
Une lettre ouverte de la mairie contre la « délation citoyenne » A LA QUESTION Pourquoi tenir cette réunion à Asnières ? les responsables d'Anticor répondaient mercredi : « Parce que la démocratie locale y est un combat pour les citoyens et les blogueurs qui veulent s'immiscer dans la gestion des affaires publiques ». Un point de vue qui n'est pas du goût du député-maire UMP, Manuel Aeschlimann, qui, en réponse, a opté pour la rédaction d'une lettre ouverte à la présidente d'Anticor, Séverine Tessier, par ailleurs conseillère municipale PS de la ville voisine de Clichy. Un tract de six pages a été distribué à l'entrée de la salle où se tenait la réunion, tract dans lequel le maire revient, via son premier adjoint, Charles Caillet, sur nombre de questions, dénonçant pêle-mêle ce qu'il nomme la « délation citoyenne », revenant sur le rapport de la Miviludes (mission antisecte) sur la Fondation Elahi, ou encore ses relations conflictuelles avec le blog de l'association des amis d'asniérois.org mais aussi avec ses opposants...
« Je note que le contribuable a financé, à son insu, un tract destiné à la communication de la mairie », souligne, pour sa part, Séverine Tessier, qui déplore « un tel déploiement d'énergie et de papier en guise d'explication sur la situation locale ».
Le Parisien , vendredi 09 février 2007
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