Partager l'article ! Article de Libération sur Asnières du 12 février 2008: Le maire d’Asnières déclenche la fusion Manuel Aeschlimann, aux prati ...
Le maire d’Asnières déclenche la
fusion
Cette histoire de mégaphone a beaucoup fait pour la renommée d’Asnières, une vidéo circulant en boucle sur Internet. Cela fait deux ans qu’une partie de l’opposition manie le porte-voix en plein conseil municipal, le maire allant jusqu’à requérir l’intervention de la… brigade anticriminalité pour s’emparer de l’objet. Aux invectives en plein conseil, notifiées par huissier, s’ajoutent d’innombrables plaintes en diffamation de part et d’autre, faisant exploser le budget justice de la mairie.
Avec un tel fond de sauce, la campagne n’a pas déçu. Lors d’une distribution de tracts dans les boîtes aux lettres, Pietrasanta s’est fait soustraire la carte SIM de son portable par des militants d’Aeschlimann, employés municipaux redoutant qu’il ne les filme afin de prouver qu’ils travailleraient au service personnel du maire. «Mes adversaires badigeonnent d’excréments mes panneaux, rétorque le sortant. On n’a pas de leçon à recevoir.»
Essence. La polémique s’est concentrée sur ses journaux et cédéroms électoraux, où Aeschlimann enfume ouvertement ses électeurs. Passe encore qu’il torture une enquête de Capital pour lui faire dire faussement qu’Asnières apparaîtrait «au tableau d’honneur», entraînant une sèche mise au point du mensuel. Le meilleur, c’est un supposé extrait d’un rapport de la chambre régionale des comptes, intitulé «Les chiffres officiels», qui n’est en réalité qu’une note en réponse de la mairie. Le véritable rapport pointant l’endettement pour vingt ans de la commune (contre quinze en moyenne en France) et la consommation d’essence personnelle du maire (2 600 litres en 2005 et 2006) , «qui semble excéder les besoins de son mandat», Aeschlimann retarde au plus tard sa communication en conseil municipal. «Soit, rétorque l’intéressé, mais les éléments tronqués utilisés par mes adversaires ne sont pas de bonne politique non plus.» Faute de mieux, il vise manifestement le match nul