Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 09:14

undefined Le trio vainqueur des élections municipales, Sébastien Pietrasanta, Josiane Fischer et Christian Leblond, prend ses marques après la victoire.

«ON PREND nos marques et dès samedi on se met au travail. » Sébastien Pietrasanta, le vainqueur socialiste d'Asnières, et ses deux futurs adjoints, la divers droite Josiane Fischer et le MoDem Christian Leblond, le répètent à l'envi : leur alliance inédite peut et va tenir. Quelques heures plus tôt, Manuel Aeschlimann, le maire UMP défait, leur donnait six mois avant de se déchirer.


Hier peu avant 14 heures, solennel et ému, Sébastien Pietrasanta gravit les marches de l'imposant hôtel de ville pour rencontrer son ancien adversaire. Le tapis rouge prend des airs de festival cannois. Il salue le personnel, s'enferme vingt minutes avec son prédécesseur et embraye sur un entretien avec le directeur général des services.

La soirée de dimanche brille encore dans les yeux des vainqueurs : ses cris de joie, ses embrassades, ses centaines de partisans sous les ors de la mairie. « C'était fabuleux, tellement intense. On s'est pris pour les Rolling Stones », lance Josiane Fischer. Christian Leblond sort de la réserve qui le caractérise : « Nous n'avions plus les pieds qui touchaient terre... » « Et cela ne nous a pas déplu », jubile Sébastien Pietrasanta.

D'ici au conseil d'installation, samedi matin, le tombeur de Manuel Aeschlimann doit organiser son équipe, rencontrer les élus... Confirmant que maire d'
Asnières est « un boulot à plein temps », Sébastien Pietrasanta a pris les devants. Prof d'histoire dans un lycée de Clichy, ce trentenaire a obtenu une mise en disponibilité immédiate. Le temps d'avaler un jus de fraise, la boisson qui lui « a porté chance », l'homme pressé a un dernier rendez-vous qu'il ne veut pas sécher. « J'ai un conseil de classe ce soir (hier). Pas question de le rater », précise-t-il.

Ambiance fin de règne

Un peu plus loin, la mairie est quasi silencieuse. Ambiance fin de règne. « Le ménage a commencé, glisse Josiane Fischer. J'ai vu des cartons sortir ! Après tout, c'est normal, on fait de la place. » Encore maire pour quelques jours, Manuel Aeschlimann affiche une sérénité crispée. « J'encaisse, lâche-t-il. J'ai passé la soirée à consoler les militants et les élus. On veillera à ce que le personnel communal soit bien traité... » En face, le trio victorieux l'assure, il y aura du changement, comme trois fois plus de conseils municipaux dans l'année, mais pas de chasse aux sorcières.

Olivier Bureau

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