Mercredi 23 avril 2008
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Asnières-sur-Seine /
Trait d’Union
La structure pour les jeunes fonctionnait sans agrément
Ce matin, un inspecteur du service départemental de la jeunesse et des sports fera une petite visite de contrôle de Trait d’Union.
Cette structure municipale d’Asnières propose du soutien scolaire et des activités pendant les vacances aux enfants mais aussi des cours d’alphabétisation pour les adultes.
La sonnette d’alarme a été tirée par le
nouveau maire socialiste, Sébastien Pietrasanta, qui a découvert qu’elle n’avait pas d’agrément délivré par l’Etat et qu’elle ne disposait que d’un seul ayant le Bafa (brevet d’aptitude aux
fonctions d’animateur).
« S’il y a un accident, que se passe
t-il ? C’est moi qui suis responsable et les parents peuvent se retourner contre la ville. Il n’est pas question de fonctionner dans l’illégalité », s’inquiète-t-il.
Du personnel diplômé recruté en urgence
Pour les vacances de Pâques, il a donc décidé de recruter en urgence du personnel diplômé. Environ 350 enfants et une centaine
d’adultes profitent des activités. A l’occasion du dernier conseil municipal, Sébastien Pietrasanta avait dénoncé la situation de Trait d’Union, lancée sous la mandature de son prédécesseur,
Manuel Aeschlimann. « Est-ce qu’il est normal que cette structure ait refusé de se déclarer jeunesse et sports ? Est-ce qu’il est normal que ces enfants soient encadrés par des
personnes même pas diplômées ? Eh oui, eh oui…c’était votre façon de faire avec les jeunes(…) N’ayez pas l’air de découvrir les choses ! », a lancé Sébastien Pietrasanta à
l’adresse de Manuel Aeschlimann, l’ancien maire UMP.
Ce dernier a préféré répondre sur la
subvention de la région. « Heureusement que la région n’a pas accordé de subvention à une structure qui ne respecte pas les normes », a
répliqué Sébastien Pietrasanta.
Contactée hier en fin d’après midi, l’ancienne adjointe Marie-Dominique Aeschlimann, épouse de
l’ex-maire, expliquait ne pas pouvoir répondre au pied levé aux critiques du maire PS. « Il ne faut pas croire tout ce qu’il avance », prévient-elle
Claire Guesdon