Partager l'article ! Le Parisien du 16.05.08 : Emotion après la noyade d'un jeune sportif: Un élève de l'équipe de volley-ball du lycée Auguste-Renoir s'est noy ...
Un élève de l'équipe de volley-ball du lycée Auguste-Renoir s'est noyé mercredi à la suite d'une baignade en mer dans le Morbihan.
«C'EST un grand choc pour tout le monde. Beaucoup d'élèves ont pleuré, quelqu'un est même tombé dans les pommes. » Emotion hier au lycée Auguste-Renoir d'Asnières.
Presque tout le monde connaissait Florian et personne n'arrive à accepter la terrible nouvelle.
Le jeune lycéen de 18 ans, élève en terminale STG, qui participait avec l'équipe de volley-ball de son établissement aux phases finales du Championnat de France UNSS à Vannes (Morbihan), s'est
noyé mercredi lors d'une baignade en mer.
« Florian était très sympa, c'était sa première année dans le lycée. Il était sportif, bon élève, il aimait beaucoup la vie. »
Plusieurs lycéens, accompagnés de parents d'élèves, de professeurs et du proviseur de l'établissement, sont allés accueillir l'équipe de volley à son retour hier soir à la gare Montparnasse pour
lui apporter du réconfort et du soutien.
Le drame a eu lieu aux alentours de 17 h 30 mercredi. De retour au centre d'hébergement de Guidel-Plages après un match de volley, le jeune lycéen s'est baigné avec un camarade sur la plage
située face au centre de vacances. Les deux jeunes gens se sont retrouvés rapidement en difficulté et un seul a pu regagner le rivage. « Il a été retrouvé complètement hébété et frigorifié,
témoigne le capitaine Terryn, l'officier de gendarmerie en charge de l'enquête. Il a dit que son ami s'était noyé. »
« Il s'agit d'une plage dangereuse »
Malgré le déploiement d'un important dispositif et de deux hélicoptères de la gendarmerie et de la sécurité civile, le corps n'a pas pu être retrouvé.
« Il s'agit d'une plage dangereuse, avec des courants violents, qui n'est pas surveillée en dehors de la saison estivale. Le danger est signalé par des panneaux, malheureusement c'est un âge où
on ne se sent pas toujours concerné », se désole le capitaine Terryn. La plage est surtout connue pour ses forts courants, comme des « baïnes » qui peuvent emporter les nageurs « de 70 m à 500 m
au loin des côtes à cet endroit-là », ont rapporté les plongeurs.
« Suite à un effort physique dans l'après-midi et avec une eau à 13 o C, le risque était grand d'avoir rapidement des crampes », explique le gendarme.
Après le drame, l'ensemble de l'équipe d'Asnières et les accompagnateurs ont été pris en charge par le Samu et une cellule d'aide
psychologique a été mise en place.
Matthieu Pelloli