Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 13:58

Devedjian propose 20 000 vélos en libre-service

LE VÉLIB'92, le vélo en libre-service à la mode Hauts-de-Seine, avance. Un « point d'étape » a réuni hier matin les promoteurs de ce projet qui veut proposer aux habitants un système comparable au Vélib' parisien à l'échelle du département.

A priori, l'extension du système parisien aux communes limitrophes de la capitale ne se fera pas.

 

D'où l'idée du conseil général de proposer aux villes un système propre au département.

29 opérateurs publicitaires dans le département

« Ce n'est pas une affaire simple, lance Hervé Marseille, vice-président chargé du dossier. A Paris, il y a un seul maire qui décide et la prestation est payée par la publicité. Dans le département, il y a 36 communes et 29 opérateurs publicitaires, dont les contrats s'achèvent à des dates différentes. »

Situation complexe donc, et surtout « notre système de vélo en libre-service ne pourra pas être payé par la publicité », précise d'emblée le vice-président. En clair, ce sera au département, et aux communes, de financer. L'usager participera également, comme à Paris. Mais les tarifs ne peuvent pas être élevés sous peine de faire fuir les adeptes du vélo.

Sans dévoiler le coût global, Hervé Marseille évoque le chiffre de 2 000 € d'investissement par vélo, qui doit être particulièrement solide pour résister aux utilisateurs multiples. Dans un document du conseil général dévoilé hier aux maires, le chiffre de 20 000 vélos - c'est-à-dire l'équivalent du Vélib' parisien - déployés dans 1 000 stations est avancé pour un coût global d'investissement évalué à... 22 M€ ! « Nous voulons aussi créer une centaine de box fermés, près des gares par exemple, pour stationner les vélos avec un système de vidéosurveillance pour éviter les vols. » Un investissement évalué à 1,5 M€.

Pour payer la facture, le conseil général propose de prendre à sa charge 50 % de l'investissement mais seulement 20 % du coût du fonctionnement estimé à 40 M€ par an. Les communes payant le reste.

Un projet pour la mi-juin

Bref, la facture est salée, même pour un département considéré comme riche. Les villes sont-elles prêtes à payer cher pour offrir ce service à leurs habitants ? Déjà, Sébastien Pietrasanta, nouveau maire (PS) d'Asnières, bien que favorable au projet, s'est dit « en désaccord sur le montage financier proposé. Il faut que le conseil général augmente sa participation, il en a les moyens », affirme-t-il.

Le département veut aller vite. Les communes sont invitées à formuler leurs demandes d'ici à la mi-juin pour un lancement d'appels d'offres en octobre. L'implantation des premières stations est programmée pour juillet 2009 et l'ambition est de couvrir le département en 2010.

Olivier Debruyne Matthieu Pelloli

 

 

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