Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 17:37

La ville fait la guerre aux épaves de voitures sur la voie publique

 

Ceux qui ne sont pas du quartier ne les remarquent pas toujours. Les voitures épaves constituent pourtant un véritable fléau urbain, qui exaspère le riverain à la recherche d’une place pour se garer et suscite l’inquiétude des forces de l’ordre. « Nous recevons des directives de la préfecture pour veiller à ce problème spécifique », témoigne Yves LAFOURCADE, le directeur de la police municipale.

La mairie d’Asnières aussi a décidé de leur faire la guerre. « Il s’agit la plupart du temps de véhicules volés ou inutilisables. Le propriétaire n’a pas envie de payer les frais de remorquage et continue même à récupérer les pièces dans le moteur … », explique un policier la semaine dernière dans le quartier Bécon-Flachat-Bac, c’est sans surprise sur ce sujet douloureux que Sébastien PIETRASANTA, le maire, a été interpellé.

 

Un sentiment d’insécurité

Les épaves contribuent en effet à réduire une denrée rare : la place de stationnement. « Je travaille en 3 x 8, s’agace une riverain. Impossible de me garer quand je rentre à 6 heures le matin ! « Le Maire socialiste apaise son administré en assurant qu’il a pris le dossier en main. La ville a déjà repéré 133 voitures épaves et en a retiré une quarantaine depuis un mois.

« Elles participent au sentiment d’insécurité, surtout dans les parkings souterrains », souligne Sébastien PIETRASANTA. Sans compter qu’elles représentent un vrai danger potentiel. La plupart du temps, les véhicules en question ne sont plus assurés.

« Des enfants ayant remarqué que la voiture était abandonnée, peuvent aller jouer à l’intérieur et se blesser », explique le directeur de la police municipale. Il poursuit : « Nous savons aussi qu’en cas d’événements dans un quartier, les personnes y mettent le feu plus facilement. Les incidents se déroulent souvent à l’endroit même où leurs auteurs habitent, ils ne veulent pas incendier la voiture des voisins … » 

La municipalité s’est attaquée au problème sur la voie publique. Dans les lieux privés, les forces de l’ordre peuvent également intervenir sur réquisition du bailleur. Pas d’inquiétude en tout cas : « Nous n’enlevons pas les véhicules n’importe comment, rassure Sébastien PIETRASANTA. Il y a à chaque fois une enquête préalable et une procédure précise. »

Gare quand même car la question du stationnement abusif (plus de sept jours) ou seulement gênant est aussi d’actualité. Deux équipes de la police municipale tournent sept jours sur sept. Un millier de mises en fourrière ont été effectuées depuis le début de l’année.

           
Mathieu PELLOLI

 

La sécurité au cœur des débats au Conseil Municipal

 

La question de la sécurité a été longuement abordée au Conseil municipal d’Asnières jeudi soir. « Votre nouvelle politique est en train de saper les acquis, accuse Carlos Dias, conseiller municipal de l’opposition. Nos policiers sont à pied ou en vélo pour rattraper les délinquants qui circulent en scooter ou en voiture. »

L’élu point du doigt la diminution du nombre de caméras de vidéosurveillance prévues au budget 2008, passé de 10 à 6, et conclut : « Votre laxisme est en train de porter ses fruits. » Manuel Aeschlimann, l’ex-maire UMP, enchaîne aussitôt : « mercredi soir il y a eu une grave bataille à l’arme blanche dans les quartiers nord. »

Deux groupes de jeunes armés de couteaux se sont en effet affrontés dans la soirée de mercredi entre Asnières et Clichy.

Trois garçons légèrement touchés ont été transportés à l’hôpital mais n’y sont pas restés. Sébastien PIETRASANTA, le nouveau maire d’Asnières PS, s’agace : « L’insécurité zéro, nous y travaillons. Mais oui, il ya aura encore des braquages dans les prochaines années, oui il y aura encore des vols, oui, il y aura encore des infractions ! »

La question de la sécurité n’a pas fini de faire parler et de diviser …

 

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