Vendredi 1 août 2008
5
01
/08
/2008
15:25
Parfois dans nos vies, il y a des décisions difficiles à prendre. En tant que Maire, cela m'arrive souvent. Pour ma part, je refuse toute lâcheté. Lorsque je prends
une décision ou lorsque je défends une position, je l'assume entièrement. Sans dogmatisme et avec pragmatisme !
C'est ce que j'ai fait en demandant au Préfet l'évacuation de la place de l'hôtel de ville des expulsés du nouvel hôtel ce 31 juillet. Une petite minorité (8 familles) de ces expulsés
s'était installée depuis 48h sur le parvis de l’Hôtel de ville .
Expulsées le 9 Aout 2007 du « nouvel hôtel » situé au 56 rue Diderot à Asnières-sur-Seine, les familles étaient
jusqu’alors prises en charge dans des hôtels sociaux du 115, dans le cadre d’une convention exceptionnelle passée entre la DASS 92 et l’AFTAM.
Cette convention est arrivée à son terme ce jeudi 31 juillet 2008. L’hébergement de
ces familles a été intégralement pris en charge financièrement par les services sociaux de l’Etat.
Depuis plus de 3 mois, pour anticiper cette échéance connue de tous, la nouvelle
municipalité d’Asnières-sur-Seine s’est attachée à renouer le lien entre les différents protagonistes de ce dossier afin de trouver une solution humaine et digne pour ces familles.
Grâce à ce travail, des solutions ont été trouvées :
- une
prolongation des hébergements pour tous jusqu’au 15 juillet 2008 ;
- pour les familles en situation régulière, une prolongation de leur prise en charge
hôtelière jusqu’au 31 octobre 2008. D’ores et déjà, 10 familles soit 16 personnes ont trouvé des solutions d’hébergement pérenne. Pour 8 familles,
soient 22 personnes, il est prévu d’intégrer, avec l’aide de l’AFTAM, un logement d’ici le 31 octobre 2008
- pour les familles en situation irrégulière, certaines ont accepté d’entrer dans le
dispositif d’hébergement proposé : le 115.
D’autres familles en situation irrégulières ont refusé ce dispositif et ont décidé de
s’installer avec leurs enfants en bas âge sur le parvis de la Mairie, en attendant une « solution miracle ».
Cette logique n’est pas acceptable.
La prise en charge financière par la collectivité ne peut perdurer indéfiniment. Je refuse et je combats la démagogie. Il n'est pas sérieux et responsable de prétendre qu'on peut continuer, après
un an de prise en charge, à payer intégralement des hébergements aux familles.
Comment alors expliquer aux 3 000 demandeurs de logements sociaux de la ville qu'ils ne sont pas aussi prioritaires ? J'ai été élu pour refuser tout traitement préférentiel de certains
dossiers. Il existe, malheureusement, à Asnières comme ailleurs, des situations tout aussi difficiles et complexes.
Comme l'a très bien démontré l'excellent site www.asnierois.org dans un article sur cette affaire,
l'opposition va chercher à raconter tout et n'importe quoi, oubliant de pointer sa responsabilité dans cette situation. Chacun se souvient que l'ancienne équipe municipale avait assuré aux
familles la régularisation et le relogement de tous. Cet engagement démagogique avait d’ailleurs conduit l’Association France Terre d’Asile à stopper sa collaboration avec l’ancienne
municipalité. De septembre 2007 à mars 2008, l'ancienne équipe municipale avait laissé les familles livrées à elles-mêmes sans se soucier de l'état d'avancement de leur
relogement...
Face à cette situation de blocage, j'ai demandé aux pouvoirs publics d'intervenir pour éviter que la situation s'enlise un peu plus.
Encore une fois, j'assume mes responsabilités. Il n'était humainement pas acceptable de continuer à faire dormir des enfants dans la rue, de les faire rester toute la journée sous la canicule. En
demandant au Préfet d'intervenir, j'ai demandé à ce qu’aucune expulsion hors du territoire français ne soit prononcée et que chaque situation administrative soit étudiée avec la plus grande
ouverture notamment sur les familles dont les enfants sont scolarisés.