Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 09:12

Je n'ai pas l'habitude, sur ce blog, de prendre position sur les débats internes du Parti Socialiste, mon parti. Non pas par prudence excessive mais tout simplement parce que je ne souhaite pas participer aux petites phrases de nos dirigeants nationaux et aux divisions.

Ce week-end, j'étais à Reims pour le congrès du Parti Socialiste. Je suis ressorti en colère de ces 3 jours de discussion.  Je n'ai pas compris les sifflets et les invectives, d'où qu'ils viennent.

On ne peut pas proner le rassemblement chacun dans sa motion et avoir ensuite une telle attitude vis-à-vis des camarades des autres motions.

Tout au long de mon parcours politique, j'ai appris la tolérance et le respect. Tolérance et respect pour les convictions politiques qui ne sont pas les miennes. Tolérance et respect aussi pour les individus. J'ai appris à ne pas siffler, jamais. C'est le respect des hommes et des femmes.

J'ai aussi appris à défendre des idées qui sont en conformité avec mes actes. Et mettre mes actes en conformité avec mes paroles. Je ne peux refuser une alliance avec le MODEM dans les textes du congrès et la faire à Asnières (par choix et par conviction d'ailleurs). C'est ça l'éthique ! Evitons les postures inutiles qui nous mettront dans l'impasse...

Aujourd'hui, c'est effectivement deux logiques du Parti Socialiste qui s'affrontent.

Pour ma part, je souhaite un parti ouvert, pluriel et de masse. Cela passe effectivement par une cotisation modeste. Qui peut refuser cela ? Payer une cotisation modeste ne veut pas être supporter d'un tel ou d'une telle. Dans mon équipe municipale, je compte des élu(e)s qui ont été adhérents à 20 euros. Ce sont de très bons élus mais aussi des vrais militants. Arrêtons donc ce faux débat entre parti de militants et parti de supporters. Là aussi, c'est de la posture.

Et si on veut un parti métissé, à l'image de la société, il faut permettre à toutes et à tous d'adhérer.

Demain, après le congrès, il faudra réellement rassembler, à tous les échelons du parti. Arrêtons de définir les militantes et les militants en fonction de vocables dépassés: les aubrystes, delanoéistes, hamonistes ou ségolenistes...

Nous sommes tous socialistes et demain il faudra se remettre au travail pour les français et pour cette France qui souffre et qui n'en peut plus de la casse de la société par N. Sarkozy.

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