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Article du Parisien du 11.07.09 d'Olivier Bureau
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/asnieres-part-en-guerre-contre-les-petards-11-07-2009-576787.php
A quatre jours du 14 Juillet, le maire d’Asnières, ville victime d’émeutes l’an dernier, s’est lancé hier dans une croisade contre la vente de fusées et de pétards.
L’interdiction pure et simple ! Hier, Sébastien Piétrasanta a enfourché de nouveau son cheval de bataille. Depuis un an, et une nuit du 14 Juillet particulièrement
violente dans sa ville, le maire PS d’Asnières réclame une interdiction totale de vente de pétards et de feux d’artifices aux particuliers. Si la préfecture a pris un arrêté limitant
l’utilisation de ces engins, l’élu juge la mesure insuffisante et difficilement applicable.
Sébastien Piétrasanta en a apporté la preuve cette semaine.
Son équipe a acheté jeudi des dizaines d’engins pyrotechniques dans des magasins d’Asnières et des communes voisines. Résultat : ils ont pu tranquillement constituer un arsenal tout ce qu’il y a
d’illégal. « Cela a pris deux heures et 300 €, fulmine le maire. On peut toujours en acheter et on peut toujours se procurer facilement, sous le manteau, les fusées les plus dangereuses
interdites par la préfecture ! »
« Des armes utilisées contre les policiers et les pompiers »
Dans les heures qui ont suivi, des policiers ont effectué des descentes dans les boutiques en question et ont saisi leurs stocks de feux d’artifice. Au cours de
l’année passée, Sébastien Piétrasanta n’a cessé de réclamer au préfet des Hauts-de-Seine et à la ministre de l’Intérieur que ces engins soient réservés aux professionnels. Des demandes
accueillies avec bienveillance mais restées pour l’instant lettre morte. « Pour les riverains, les pétards et les feux d’artifice sont de vraies plaies. Pour les policiers et les pompiers ce sont
des armes utilisées contre eux », martèle le maire d’Asnières. Celui-ci a renforcé l’arrêté préfectoral, interdit la vente d’alcool le 13 au soir et fait enlever de nombreuses voitures ventouses
des rues de sa ville. Lundi soir, en plus d’un impressionnant dispositif policier (lire ci-contre), quinze médiateurs sillonneront la commune.
Objectif, éviter que l’histoire ne bégaye à Asnières. Il y a un an, dans la nuit du 13 au 14 juillet, des bandes s’étaient déchaînées, principalement à Asnières et Gennevilliers.
Après l’attaque d’un poste de police municipale, des échauffourées les avaient opposées à la police.
C’est justement un feu d’artifice tiré en direction des forces de l’ordre qui avait grièvement blessé au visage le commissaire Damien Vallot, en première ligne avec ses hommes. Pour les
autorités, il y a bien un avant et un après 13 juillet 2008. « Quelque chose a changé, gronde Christian Sonrier, le patron des flics du département. Cette nuit-là, nous avons souffert dans notre
chair. »