Partager l'article ! Grippe A : les communes en première ligne: Dans le Parisien édition Hauts-de-Seine du 17 septembre 2009, un article est consacré sur la mobili ...
Dans le Parisien édition Hauts-de-Seine du 17 septembre 2009, un article est consacré sur la mobilisation des communes sur la grippe A. J'ai été interrogé sur le
rôle des communes. Je trouve que celles-ci sont en première ligne pour faire appliquer le plan gouvernemental. Le Préfet et le directeur de la ddass des Hauts-de-Seine appliquent les consignes de
l'Etat avec sérieux et professionnalisme. Mais le plan gouvernemental ne prévoie pas une aide suffisante pour les communes dans la mise en place des centres de vaccination. Voici l'encart publié
dans le Parisien :
" La grippe A provoque fièvre, toux… et grincements de dents. « Nous sommes les vaches à lait du plan gouvernemental », lâche Sébastien Pietrasanta, le maire (PS) d’Asnières. L’édile en veut à l’Etat, tout particulièrement sur la question des centres de vaccination. Asnières ouvrira le sien l’un des plus gros du département au gymnase Descartes.
Début octobre, la ville devra être capable d’y vacciner 1 000 personnes par jour pendant quatre mois, soit le rythme d’une piqûre toutes les deux minutes. Vaste ambition… et soutien logistique très mince. Sébastien Pietrasanta peste : « On envoie les communes en première ligne en leur disant : Débrouillez-vous ! » Concrètement ? C’est aux villes d’équiper les centres de vaccination, de mobiliser du personnel communal pour faire fonctionner les structures et encore de recruter le personnel médical pour vacciner. A Asnières, la cellule du personnel médical apte à vacciner compte moins de 10 personnes à l’heure actuelle. « Ce n’est pas aux maires de mobiliser les médecins pour ce genre de chose », soupire Sébastien Pietrasanta. « L’Etat lui-même devrait réquisitionner », insiste-t-on à Gennevilliers soulignant qu’« en la matière, le poids d’un préfet n’est pas le même que celui d’un maire ». Mathieu Pelloli