Partager l'article ! Expulsion de familles à Asnières: A quelques milliers de kilomètres d´Asnières, j´ai appris par mes collègues socia ...
Les socialistes d’Asnières s’indignent avec la plus grande fermeté la décision du Maire UMP d’Asnières (prise avec le soutien du Préfet) d’expulser hier matin plusieurs familles asniéroises vivant dans un hôtel meublé (pour cause d’insalubrité), sans leur proposer de solution de relogement durable.
En effet, seuls des relogements précaires pour quelques nuits ont été proposés à la quarantaine de personnes expulsées, alors que le problème d’insalubrité était connu de la Municipalité depuis plusieurs mois.
Ainsi, plusieurs dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont jetés à la rue sous la pluie (étant contraintes à camper sur le trottoir devant leur ancien logement) pendant que ceux qui ont pris la décision de les expulser sont tranquillement en vacances au soleil…
Les socialistes d’Asnières (qui étaient aux côtés des familles expulsées dès hier) exigent que des solutions de relogement immédiat et durable soient proposées à toutes ces familles.
10/08/2007
SOUTIEN AUX EXPULSES DU 56 RUE DIDEROT À ASNIERES SUR SEINE
Troisième campement de familles sans logis en Ile de France
Après le campement de la Coudraie à Poissy, celui de la Maladrerie à Aubervilliers un nouveau campement a été installé depuis vendredi 10 août cette fois ci à proximité de l’hôtel expulsé du 56 rue Diderot à Asnières sur Seine.
Le matin, les forces de l’ordre ont expulsé une soixantaine de familles avec enfants d’un hôtel situé au 56 rue Diderot à Asnières sur Seine suite à un arrêté pris par la mairie « l’hôtel ne répondait plus aux normes incendie » selon la mairie.
évacuation doit être obligatoirement suivi d’un relogement.
4 nuits d’hôtels ont été proposées aux familles et après ces nuitées d’hôtels, elles devraient prendre contact avec le Samu Social.
Cette proposition a été refusée par les familles qui ont décidé de monter un campement devant l’hôtel en attendant de réelle solution de relogement.
Ces familles, parmi lesquelles de très nombreux enfants, inscrites comme demandeurs de logement sont des victimes de la crise du logement.
Depuis la loi de décentralisation de 2004, le contingent préfectoral réservé aux plus démunis a été délégué au Maire d’Asnières sur Seine.
Ce vendredi soir, sous la pression des familles, la mairie accepte d’ouvrir un local pour héberger les femmes et les enfants pour le week end. Les hommes restent à l’extérieur sur le trottoir.
Avec ces familles, nous demandons :
- Une table ronde avec la Préfecture, la Municipalité, les familles et les soutiens,
- Le relogement décent et durable des familles expulsées, si nécessaire par la loi de réquisition,
- L’arrêt des expulsions sans relogement.
Ces familles ont besoin de nourritures, couvertures, articles de soins : lingettes, couches…
Avec le soutien : ATMF Gennevilliers, Collectif des Sans Papiers Gennevilliers Asnières, UD CGT 92, Sud Santé Sociaux, DAL, PCF, LCR, PS Asnières et des habitants d’Asnières et de Gennevilliers.