Partager l'article ! 20 minutes épingle Asnières pour l'explosion de la taxe foncière: Des proprios plus taxés mais bien lotis « S'il y avait des d&eac ...
Des proprios plus taxés mais bien lotis
« S'il y avait des départements à montrer du doigt, ils ne seraient pas en Ile-de-France », estime l'Union nationale des propriétaires immobilier (Unpi), qui dévoilait hier son observatoire de la taxe foncière. Cette dernière est composée de trois parts fixées par la région, le département et la commune.
Au niveau de la région Ile-de-France, l'enquête révèle que la taxe est encore très faible avec un taux d'imposition de 1,27 %, contre une moyenne de 3,34 % pour l'ensemble des régions, et ce malgré une hausse de près de 46 % depuis 2002.
Les départements franciliens sont également raisonnables, puisque tous ont adopté des taux en dessous de la moyenne nationale. La Seine-Saint-Denis est le département à avoir le plus forcé sur cette taxe depuis 2002, tout en restant à un niveau de 9,01 %, quand la moyenne nationale est de 11,8 %.
A Paris, si les taux n'ont pas changé depuis 2002, les impôts fonciers sont quand même en hausse car les bases déterminées par l'Etat ont augmenté de 8,68 % et la part régionale a explosé. « La cotisation pour les propriétaires de Paris a donc augmenté de 14,16 % entre 2002 et 2007 », explique Lionel Aldeguer, juriste à l'Unpi. En banlieue, certaines villes ont voté des augmentations élevées, comme Montreuil (93), qui voit son taux de fiscalité faire un bon de + 20,61 % entre 2002 et 2007, ou Asnières-sur-Seine (92), + 18,25 %. Nanterre (92) et Créteil (94) ont augmenté leurs taux de 11,4 %, Saint-Denis (93) de 6,01 % et Boulogne-Billancourt (92) de 5,14 %.
« Ces envolées sont parfois justifiées, car on partait de très loin », rappelle Lionel Aldeguer. Mais les propriétaires franciliens pourraient connaître dans les années à venir d'autres hausses. « Si l'on voulait mettre l'Ile-de-France au niveau du pays, il y aurait un potentiel fiscal énorme », craint Jean Perrin, le président de l'Unpi, qui estime pour autant que « ce ne serait pas justifié ». Car « une ville comme Paris a déjà de grosses ressources en matière de taxe professionnelle. »
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