Partager l'article ! Article du Parisien sur les Emprunts toxiques : Asnières poursuit son bras de fer avec Dexia: ...
Après Rosny-sur-Seine dans les Yvelines, des villes des Hauts-de-Seine seront-elles tentées à leur tour de déposer plainte contre la banque Dexia, après avoir contracté des emprunts toxiques? Probable.
Si elles semblent moins nombreuses que dans d’autres départements comme la Seine-Saint-Denis, plusieurs communes du département se retrouvent malgré tout, à des degrés divers, dans des situations délicates après avoir contracté il y a quelques années ces emprunts auprès de banques. Emprunts dont une partie des intérêts est indexée sur le cours de la Bourse et dont les coûts de remboursement ont en conséquence littéralement flambé depuis le début de la crise économique.
Asnières est sans aucun doute la plus lourdement touchée. « Je me réserve toutes les possibilités d’agir. Nous allons d’ailleurs consulter nos avocats dans les prochains jours, explique Sébastien Pietrasanta, son maire PS depuis 2008. Il y a un an et demi, nous avions entamé des négociations avec Dexia, qui ont permis de ramener la dette de 91% à 88% d’emprunts toxiques. Mais le plus difficile reste à négocier. Cet été, j’ai adressé un courrier à Dexia en lui indiquant que ses dernières propositions n’étaient pas acceptables. » La ville aurait emprunté 180 M€, et le surcoût est estimé à plus de 15 M€. Depuis ce courrier, pas de réponse.
A Châtillon, dont l’emprunt s’élèverait à plus de 38 M€, le maire se veut plus rassurant. « Ces emprunts ne sont pas toxiques tant qu’on ne les rembourse pas par anticipation, assure Jean-Pierre Schosteck, député-maire UMP de la ville. Le seul qui nous pose encore problème est celui qui est adossé au franc suisse. Les communes qui sont dans une situation difficile sont celles qui ont souscrit des emprunts dont les taux grimpent mais ne redescendent pas même si la situation économique s’améliore, ce qui n’est pas notre cas. Nous avons déjà renégocié cinq de nos huit emprunts avec Dexia. Au lieu d’agir en justice, je préfère poursuivre les négociations. »
Article publié le 28/09/2011 – Auteur : Guillaume Pailler, Anne-Sophie Damecour et Roberto Cristofoli