Partager l'article ! Beau succès pour les vœux de la section d’Asnières: Les vœux du PS ont été un véritable succès hier s ...
Les vœux du PS ont été un véritable succès hier soir. 500 Asniérois étaient présents dans une superbe ambiance en présence de Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. Le changement, c'est maintenant !
Retrouverez ici les photos de la soirée
Ci-dessous le discours que j'ai prononcé :
Nous y sommes enfin !
Nous sommes enfin là réunis pour lancer à Asnières, après le formidable succès du meeting de dimanche au Bourget, cette campagne présidentielle qui nous conduira au moment que nous attendons tous avec impatience depuis de longs mois, depuis de trop longues années : ce moment tant attendu, c’est le moment du changement, le moment de l’alternative politique, le moment de l’espoir.
Merci Pierre Moscovici d’être là à Asnières à nos côtés,
merci à tous les élus et responsables socialistes du département,
merci à tous les élus asniérois,
merci à tous les sympathisants qui ont laissé leurs coordonnées au moment des Primaires citoyennes,
merci aux militants de la section PS,
merci à son secrétaire de section,
merci à vous toutes et tous d’être si nombreux ce soir.
Cette élection présidentielle et derrière l’élection législative, doivent nous permettre à la fois et dans le même temps d’en finir avec le sarkozysme. Ce sarkozysme qui nous a fait tant de mal et qui a fait tant de mal à la France, mais aussi de proposer un chemin nouveau pour les Français : ce chemin c’est celui du changement, « le changement c’est maintenant » comme le dit si bien nos affiches, et comme l’a si bien dit notre candidat, François Hollande dimanche, c’est celui d’un nouvel espoir pour notre pays. Alors oui : il faut en finir avec le sarkozysme. Nous sommes, ici dans ce département des Hauts-de-Seine et ici aussi à Asnières, particulièrement bien placés pour connaître et mesurer ce que nous a coûté le sarkozysme et ce qu’il nous coûte encore tous les jours. Le sarkozysme, c’est cette manière singulière de faire de la politique, qui consiste à servir des clientèles ou des communautés au mépris de l’intérêt général, à penser que la fin justifie les moyens et que tous les coups sont permis pour garder le pouvoir qui se partage en famille et entre amis. C’est la pratique qui consiste à défendre avant toute autre considération – et surtout hors de toute considération morale – un clan, son clan. C’est la pratique qui consiste, avant de servir, à se servir.
En finir avec le sarkozysme c’est donc d’abord et avant tout en finir avec ces pratiques et ces méthodes qui déconsidèrent la politique et qui font le lit des extrêmes et en particulier du Front national. A Asnières et à Colombes, nous avons commencé le travail, avec mon ami Philippe Sarre, grâce aux alternances politique de 2008 aux élections municipales. Nous vivons désormais dans des villes apaisées d’un point de vue démocratique, des villes normales où la politique se fait devant les électeurs et plus devant les tribunaux, des villes où le débat démocratique a remplacé l’insulte et l’invective, des villes où l’opposition est, enfin, respectée.
Permettez-moi à cet égard de regretter la petite poussée de fièvre récente, des dernières semaines, et la bataille politique nauséabonde à droite qui s’étale devant nos yeux entre Rama Yade d’une part et Manuel Aeschlimann d’autre part.
J’y vois comme une résurgence d’un passé que je souhaiterais voir révolu et je sais que c’est le cas pour beaucoup ici qui ne veulent pas que nos villes d’Asnières et de Colombes soient abimées publiquement par ces batailles d’ego et de postes, bien éloignées de l’idée que nous nous faisons de la politique. Non Asnières et Colombes ne sont pas des fiefs, au sens du Moyen-âge, ces terres qui étaient concédées à des vassaux par leur seigneur en rétribution de services rendus, des fiefs que se disputent aujourd’hui ces petits vassaux soit pour les conserver pour eux-mêmes ou les transmettre à un membre de leur famille, soit pour en devenir les titulaires pour redorer leur blason vis-à-vis du seigneur qui les a, un temps, écarté.
Nos villes d’Asnières et de Colombes ne doivent pas non plus servir de marchepieds pour je ne sais quel intérêt particulier dans l’objectif de devenir ou redevenir ministre quand on l’a été il n’y a pas si longtemps. Ce travail pour en finir avec le sarkozysme nous l’avons donc commencé en 2008. Il a été poursuivi avec nos excellents scores aux élections régionales de 2010 et lors des élections cantonales de 2011. Je profite de l’occasion qui m’est donnée ce soir pour saluer en votre nom Luc Bérard de Malavas qui permis à la gauche de conquérir le canton nord d’Asnières. Nous avons commencé le travail au niveau local. Il faut maintenant le poursuivre au niveau national.
En finir avec le sarkozysme, c’est aussi en finir avec cette politique injuste, cette politique qui n’a eu d’autre objectif que de servir les plus riches. Rappelez-vous le Fouquet’s, le yacht et j’en passe, toute cette indécence étalée aux yeux des Français à qui on avait tout promis, sans rien tenir. Non, le sarkozysme n’a pas changé, malgré tout ce que les communicants et le président de la République lui-même essayent de nous faire croire. Ce sont toujours les mêmes effets d’annonces, l’agitation permanente, les coups médiatiques pour faire croire qu’on agit. Les Français n’en peuvent plus de cette politique spectacle, de cette représentation permanente du pouvoir, qui, loin de la République exemplaire qui nous avait été promise, a au contraire abimé l’image de notre pays. Non la crise n’est pas responsable de tous les maux, même si bien sûr, elle a contribué à rendre plus difficile la vie de nos concitoyens.
Ce n’est pas la crise qui a creusé la dette de la France à un niveau jamais atteint (rendez-vous compte, plus 612 milliards d’€ de dette en cinq ans !) mais la politique fiscale injuste qui a été menée avec le bouclier fiscal qui a vu le fisc faire des chèques aux plus fortunés de ce pays ou la baisse de la TVA sur la restauration qui n’a permis ni de recruter davantage, ni de faire baisser les prix pour les consommateurs. Je crois qu’il faut le dire haut et fort : la droite ne sait pas gérer. Partout où elle passe, elle vide les caisses tout en jurant le contraire.
Je ne peux m’empêcher ici de faire une parenthèse avec la situation dans notre ville. Asnières après plusieurs décennies de gestion par la droite est une ville qui a un niveau de dette parmi les plus élevé des villes de France.
Et je ne parle même pas des emprunts toxiques que le couple Aeschlimann nous a laissés en héritage. A Asnières, le « monde de la finance » qu’a si justement dénoncé François Hollande dimanche, était ici chez lui, en terrain conquis, servi par une droite zélée.
Cette même droite, qui après avoir accueilli à bras ouvert dans notre ville ce « monde de la finance », affirme benoitement aujourd’hui, lorsqu’avec l’équipe municipale nous décidons d’agir en justice contre les banques, qu’elle a été trompée ! Monsieur et Madame Aeschlimann ont donc une nouvelle fois été trompés par leur amis. Cela devient décidément une habitude à Asnières… C’est donc à nous qu’il revient, comme il reviendra à François Hollande et à la gauche, de redresser les comptes, de la ville et bien sûr du pays. La France connaît aujourd’hui une situation économique difficile. Le chômage est à un niveau sans précédent et ce n’est pas la multiplication des initiatives de dernière minute, le sommet social de la semaine dernière par exemple, d’un gouvernement aux abois qui va y changer quoique ce soit.
Les Français aujourd’hui en ont assez de cette politique qui a aggravé leurs difficultés. Alors oui, il faut en finir avec le sarkozysme pour toutes ces raisons. C’est là un objectif de notre combat pour les présidentielles derrière François Hollande et pour les législatives qui vont suivre, mais ce n’est pas le seul objectif. Le sens de notre combat et des élections qui arrivent c’est en effet de proposer un autre chemin aux Français. Un projet de justice et de transformation sociale. Un projet mobilisateur qui redonne espoir à notre pays. Il ne suffit pas de s’opposer et de dénoncer. Il faut aussi proposer car si nous ne le faisons pas, d’autres le feront de la manière la plus démagogique qui soit.
Dans une la période de doute et d’incertitude, lorsque la crise frappe durement comme elle le fait aujourd’hui, il est à craindre que certains Français succombent malheureusement aux mirages de l’extrémisme. Je pense là évidemment au risque du Front national dont nous devons plus que jamais combattre le projet d’exclusion et de repli sur soi, un projet dangereux pour notre économie (qui peut croire aujourd’hui qu’un retour au franc serait la solution à nos difficultés ?), mais aussi un projet dangereux pour les valeurs de la République. C’est là un combat permanent, et je sais que vous serez là pour mener ce combat. François Hollande est bien conscient de ce risque et de ce danger et il sait qu’il ne suffit pas de dénoncer pour convaincre. Il a présenté dimanche au Bourget les grandes lignes de son projet et le détail nous sera connu jeudi. Il a placé en son cœur la lutte pour donner à la jeunesse des perspectives nouvelles. Car le jeunesse est au centre de tout. La jeunesse, c’est notre avenir, c’est l’avenir du pays, c’est un dynamisme, une force qui peut nous permettre de renverser des montagnes. Je le disais: nous sommes impatients de mener campagne car nous savons ce que vivent les Français et que leur aspiration et leur disponibilité pour le changement est forte. Nous allons donc faire campagne, partout, dans les cages d’escalier, dans les rues, sur les marchés, dans des réunions d’appartement ou à l’occasion de porte-à-porte.
Nous voulons gagner cette élection présidentielle pour les Françaises et les Français. Nous voulons gagner pour notre pays qui a tant été malmené ces dernières années. Il ne faut pas oublier non plus, qu’après la présidentielle, nous aurons un autre combat à mener, celui des élections législatives pour donner une majorité stable et forte à François Hollande. Dans cette circonscription d’Asnières et de Colombes Sud, les adhérents du PS m’ont fait confiance pour que je porte aux élections législatives aux côtés de Chantal Barthelemy Ruiz, une excellente maire-adjointe à Colombes, les couleurs de la gauche et de François Hollande. Avec votre soutien, avec vous tous, je suis déterminé à tout faire pour que cette circonscription, historiquement à droite, puisse être gagnée pour la première fois par la gauche.
Alors chers amis, chers camarades, le moment tant attendu est là, devant nous, jusqu’au 22 avril et 6 mai. Dès demain matin, nous irons au contact des habitants de nos villes pour leur dire que l’espoir du changement c’est François Hollande. Nous leur dirons, comme je vous le dis ce soir : avec François Hollande, le changement c’est maintenant.