Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 01:51

Depuis quelques mois nous assistons à des dérapages de plus en plus graves d'une partie d'élus UMP. Ces propos sont extrêmement graves. On se souvient des propos d'Hortefeux et de Nadine Morano.

Récemment, c'est le maire de Franconville qui dérapait en parlant d'Ali Soumaré, tête de liste PS du Val d'Oise pour les élections régionales de joueur de réserve du PSG.

Aujourd'hui, c'est le Ministre Dominique Busserau qui a jugé bon de comparer les centristes du MODEM qui ont rejoint les listes de Ségolène Royal en Poitou-Charente de "harkis". Il s'agit dans la bouche de M. Bussereau de dénigrer ces candidats.

Mais où va-t-on ? Que se passe-t'il ?

De plus en plus d'élus UMP tiennent des propos racistes ou xénophobes de manière décomplexée. Les réactions sont molles. Pourtant l'UMP comprend évidemment une grande majorité d'élus attachés aux valeurs républicaines.

Le débat sur l'identitié nationale participe à alimenter cette stigmatisation d'une partie de la population. En période de crise, on recherche toujours des boucs-émissaires.

Si ces propos ne sont pas sanctionnés, la République s'affaiblit. J'en appelle à la responsabilité de tous.

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Commentaires

Le rapport annuel de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) dresse un bilan sombre quoique nuancé de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003, dont l'objectif était de réduire les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans.

751 zones urbaines sensibles en France

En 2007, 33,1% des habitants des Zones urbaines sensibles (Zus), en progression par rapport aux 30,5% en 2006, vivaient sous le seuil de pauvreté (908 euros/mois), contre 12% dans le reste du territoire, note l'Onzus. Chez les moins de 18 ans, le taux atteint 44,3%, soit près d'un mineur sur deux.

Les jeunes restent les premières victimes du chômage dans ces quartiers, particulièrement les garçons, souligne le rapport: un sur quatre est inactif, contre un sur huit dans les centres-villes. L'emploi stable leur est moins accessible et pas seulement faute de qualification, note n'Onzus, qui pointe du doigt l'enclavement, l'absence de réseau personnel et "d'autres discriminations".

Pour l'éducation, "l'écart de réussite entre les collégiens de Zus et les autres s'accroît".
Commentaire n°1 posté par que dire le 09/02/2010 à 09h31
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