Présentation

Bonjour, je suis Sébastien Pietrasanta le Maire d'Asnières et Conseiller Régional d'Ile-de-France. J'ai 32 ans et je vis à Asnières-sur-Seine au coeur des quartiers nord. Docteur en histoire, j'ai été professeur en lycée professionnel. Je suis membre du Parti Socialiste.

Asnières est une ville de 85 000 habitants à quelques minutes de Paris et de La Défense. Découvrez le site de la ville:

http://www.asnieres-sur-seine.fr/

Ma volonté est faire d'Asnières, une ville plus dynamique, plus humaine et plus solidaire.

Vous pouvez me retrouver sur twitter : S_PIETRASANTA

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Asnières, l'Ile-de-France,...

Maire d'Asnières-sur-Seine (92) depuis mars 2008,  j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun quartier ne sera oublié

J'ai une volonté de transparence et de démocratie de proximité. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est l'occasion de présenter mes actions, d'apporter ma contribution au débat que ce soit pour Asnières, pour la Région Ile-de-France ou les grands thèmes qui préoccupent la société française.

sécurité

Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 13:52

Il y a une dizaine de jours, j'ai écrit au Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie pour réclamer une ouverture d'une antenne de police nationale dans les Hauts d'Asnières ainsi que des effectifs supplémentaires.

Il y a quelques années, il existait une annexe de la police nationale dans les quartiers Nord d'Asnières (aux Gentianes). Celle-ci a été supprimée par le Ministère de l'Intérieur en accord avec l'ancienne municipalité. Je souhaite que la police nationale puisse être présente 24h/24h dans les Hauts d'Asnières avec la création d'une antenne annexe. En juin 2008, j'avais déjà écrit à la Ministre dans ce sens là. Elle m'avait alors répondu négativement. Aujourd'hui, je propose que la ville offre les locaux à la police nationale. En contrepartie, le ministère doit nous fournir des effectifs supplémentaires.

La municipalité va également dans le cadre du projet de rénovation urbaine ouvrir un nouveau local de la police municipale pour un meilleur accueil du public et une plus grande efficacité des agents.

Dans mon courrier, j'ai également demandé à ce qu'Asnières puisse obtenir une UTEQ : Unité Territoriale de Quartier. Il s'agit du retour de la police de proximité supprimée par Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui Président de la république, il a cette semaine proposé la création de 100 UTEQ d'ici 2010. Anticipant son annonce, je souhaite qu'Asnières puisse en bénéficier dans les plus brefs délais.

Lors du conseil municipal du 19 mars, j'ai demandé au Député de la circonscription d'aider la municipalité pour obtenir satisfaction.

Il est essentiel d'assurer une plus grande présence humaine des forces de l'ordre. A l'heure où en Ile-de-France, nous constatons une recrudescence de la violence urbaine, il est indispensable que le gouvernement se mobilise pour aider les communes dans le maintien de l'ordre.

Sur la sécurité, comme dans les autres domaines, je ne ménagerai pas mes efforts.

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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 19:45

Le 10 avril s'est tenu en présence du Préfet des Hauts-de-Seine, du directeur départemental de la sécurité publique et l'ensemble des acteurs de la sécurité d'Asnières et du département un forum sur la sécurité organisé par le Ministère de l'Intérieur. Dans les Hauts-de-Seine, 4 forums ont eu lieu et vont avoir lieu. Asnières a été candidate pour recevoir les autorités préfectorales.

Organisé entièrement par la préfecture, cette réunion fut l'occasion de discuter, d'échanger en terme d'expériences. J'ai interpellé le Préfet sur la demande de la ville d'obtenir une UTEQ (Unité TErritoriale de Quartier), c'est-à-dire une police de proximité. Ce sont des effectifs supplémentaires dédiés à la sécurisation d'un quartier. Voir la vidéo de la ville reprennant une partie de mes interventions et les réponses du Préfet.


Forum sécurité
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 09:28

Au début du mois, j'ai écrit un courrier commun au Préfet avec mes collègues maires de Colombes et de Gennevilliers pour demander la création d'une Unité TErritoriale de Quartier (UTEQ) intercommunale. Il s'agit d'effectifs de police supplémentaires pour renforcer la présence policière dans certains quartiers spécifiques.

Depuis de nombreuses années, il existe des tensions entre les jeunes de Gennevilliers, Colombes et Asnières. Il s'agit d'y répondre concrètement avec une présence plus importante, plus durable et plus visible de la police nationale.

Un article du Parisien de Mathieu Pelloli du 28 mai 2009 fait état de cette demande:

" Conscients de la montée des frictions entre cités, Sébastien Pietrasanta, Philippe Sarre et Jacques Bourgoin, respectivement maires d’Asnières (PS), de Colombes (PS) et de Gennevilliers (PC), ont écrit au préfet, début mai, pour demander la création d’une unité territoriale de quartier (Uteq) la nouvelle police de proximité.


Les trois élus réclament une Uteq intercommunale dont ils souhaitent la mise en place d’ici à la fin 2010.
Ils précisent dans leur courrier : « Les questions de sécurité communes aux villes d’Asnières, de Gennevilliers et de Colombes dépassent les frontières strictement administratives. » Les trois maires ont également demandé un rendez-vous au préfet.


« Nous ressentons tous la même chose, à savoir que c’est de plus en plus tendu, déclare Sébastien Pietrasanta. Il faut rapidement une présence plus visible et plus importante de policiers, connus et reconnus dans nos communes ».

 

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 17:11

Cette semaine a eu lieu la discussion de la loi sur les bandes à l'Assemblée Nationale. A cette occasion, Delphine Batho, députée PS a repris mon combat pour l'interdiction à la vente de certains engins pyrotechniques. Voici la retranscription d'une partie des débats:


Mme Delphine Batho. L’usage de certains engins pyrotechniques à l’aide de mortiers ou leur utilisation en tir tendu, soit contre la population, soit contre les forces de l’ordre est une pratique particulièrement dangereuse. Nous avons pu le constater ce week-end à Tremblay, mais ce phénomène s’est déjà produit à plusieurs reprises, et notamment l’an dernier dans la commune d’Asnières où un commissaire de police avait perdu unœil.

M. Éric Raoult. Tout à fait !

M. Patrice Calméjane. Dans la nuit du 13 juillet.

Mme Delphine Batho. Certes, l’amendement de nos collègues de la majorité vise à traiter ce problème, mais il apporte une mauvaise réponse puisque la rédaction porte sur les manifestations ou les réunions publiques. Or ce qui s’est passé le week-end dernier à Tremblay, comme à Asnières il y a un an, n’a rien à voir avec une manifestation ou une réunion publique. Tel est l’objet de mon sous-amendement.

Cela étant, je ne suis pas pleinement satisfaite de la rédaction que je propose. Les mesures nécessaires pour lutter contre ces engins pyrotechniques ne sont pas prises. Le maire d’Asnières, Sébastien Pietrasanta, demandait il y a un an l’interdiction de leur vente. Brice Hortefeux a indiqué cet après-midi qu’il y était favorable. Entre-temps, je me suis renseignée : il existe déjà des arrêtés préfectoraux interdisant cette vente, par exemple à compter d’aujourd’hui.

M. Patrice Calméjane. Oui, sur des périodes courtes.

Mme Delphine Batho. Le véritable problème réside en réalité dans la vente de ces engins sur Internet.

Je me demande s’il ne vaudrait pas mieux suspendre la séance pour travailler à un texte cohérent. Je comprends l’intention visée par l’amendement n° 84 rectifié, même si la formulation concerne les manifestations, lesquelles n’ont rien à voir avec le problème dont nous débattons. Par ailleurs, je ne suis pas pleinement satisfaite de mon sous-amendement. Or j’estime qu’il est urgent d’apporter la bonne réponse à ce problème récurrent, que l’on peut craindre de voir réapparaître à l’occasion du 14 juillet.

M. le président. Quel est l'avis de la commission ?

M. Éric Ciotti, rapporteur. L’amendement n° 84 rectifié est satisfait puisque les engins pyrotechniques peuvent être considérés comme des armes par destination. L’article 431-10 du code pénal punit la participation à une manifestation en étant porteur d’une arme d’une peine de trois ans de prison. Nous considérons donc, je le répète, que cet amendement est satisfait. Brice Hortefeux l’a dit cet après-midi : il va falloir lutter avec une grande détermination contre la multiplication de ce type d’arme par destination.

(L’amendement n° 84 rectifié est retiré.)

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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 22:16

Appel à la responsabilité de tous : Festivités des 13 et 14 juillet 2009

 

À l’approche des festivités des 13 et 14 juillet, nous vous informons que :


- deux arrêtés municipaux du 26 juin 2009 interdisent, à compter du mercredi 1er juillet 2009 à 0h jusqu’au dimanche 19 juillet 2009 à 24h, « la vente, la détention et l’utilisation de pétards et d’artifices de divertissement » ainsi que « la distribution, la vente et l’achat à emporter de carburant, de gaz et d’acides chlorhydrique et sulfurique »,

- un arrêté municipal du 1er juillet 2009 interdit, à compter du lundi 13 juillet 2009 à 21h jusqu’au mardi 14 juillet 2009 à 6h,
« la vente, la détention et la consommation d’alcool sur la voie publique ».

Ces trois arrêtés municipaux s’appliquent sur l’ensemble du territoire de la commune d’Asnières-sur-Seine.

Considérant que :

1) l’usage des pétards et d’artifices de divertissement constitue un risque sur la sécurité
des personnes et des biens,

2) le caractère dangereux que présentent des produits tels que le carburant, le gaz et les acides chlorhydrique et sulfurique, et les troubles graves à l’ordre public que peut causer leur utilisation à des fins non domestiques,

3) le danger et les désagréments que constitue la consommation excessive d’alcool sur la voie publique et les troubles graves à la sécurité et à la tranquillité publique qui en résultent, et considérant qu’il convient de prendre toute mesure pour assurer la sécurité et la tranquillité des personnes et des biens et de prévenir la survenance d’agressions et d’incendies volontaires, ou d’en limiter les conséquences, la Mairie a sollicité le Commissaire de police d’Asnières-sur-Seine et le Responsable de la Police municipale afin de faire respecter ces arrêtés et de procéder aux vérifications et verbalisations utiles.

En conséquence, nous demandons aux parents d’enfants et de jeunes, mais aussi aux adultes, de bien vouloir se conformer au règlement afin que ces moments festifs se passent dans les meilleures conditions, pour tous.

Nous comptons sur vous et vous souhaitons de très agréables moments de fête !

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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 19:11

PYROTECHNIE
Un maire veut interdire les pétards en France
NOUVELOBS.COM | 10.07.2009 | 18:16

Le maire d'Asnières réclame l'arrêt de la vente d'engins pyrotechniques aux particuliers. Un arrêté préfectoral interdit déjà la vente de certains types de pétards du 19 juin au 19 juillet.


Le maire (PS) d'Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta, a fait part, vendredi 10 juillet, de sa volonté d'interdire totalement les engins pyrotechniques aux particuliers, dans toute la France.

"Je me suis entretenu à ce sujet avec Michèle Alliot-Marie lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur, et j'en parle au préfet dès que je le vois depuis un an", a déclaré Sébastien Pietrasanta.

Le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda, a indiqué à l'AFP avoir transmis la demande au ministère de l'Intérieur, avec un avis favorable.

"Dans des bazars, sous le manteau"

Dans les Hauts-de-Seine, un arrêté préfectoral interdit la vente de certains types de pétards et artifices du 19 juin au 19 juillet.

Autres sujets soumis à la restriction pendant cette période : la distribution et la vente à emporter de carburant et combustibles domestiques.

Pour vérifier la mise en œuvre de ces mesures, un employé municipal d'Asnières a été missionné pour acheter près de 300 euros de pétards "dans des bazars, sous le manteau".

Un commissaire éborgné par un engin pyrotechnique

Au retour de l'opération commando, le maire, Sébastien Pietrasanta, a pu triompher : "Force est de constater que ces textes se révèlent inefficaces puisqu'un employé de la mairie a réussi en l'espace d'un après-midi à se procurer un 'stock de munitions' auprès de commerçants des Hauts-de-Seine, à même de mettre plusieurs vies en danger".

L'aversion notoire pour les pétards à Asnières s'explique en partie par des affrontements qui avaient eu lieu le 13 juillet 2008.

Un commissaire avait été éborgné après avoir été touché par le ricochet du tir d'un engin pyrotechnique.

 

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 11:23

Article du Parisien du 11.07.09 d'Olivier Bureau
 http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/asnieres-part-en-guerre-contre-les-petards-11-07-2009-576787.php

A quatre jours du 14 Juillet, le maire d’Asnières, ville victime d’émeutes l’an dernier, s’est lancé hier dans une croisade contre la vente de fusées et de pétards.

L’interdiction pure et simple ! Hier, Sébastien Piétrasanta a enfourché de nouveau son cheval de bataille. Depuis un an, et une nuit du 14 Juillet particulièrement violente dans sa ville, le maire PS d’Asnières réclame une interdiction totale de vente de pétards et de feux d’artifices aux particuliers. Si la préfecture a pris un arrêté limitant l’utilisation de ces engins, l’élu juge la mesure insuffisante et difficilement applicable.

Sébastien Piétrasanta en a apporté la preuve cette semaine.

Son équipe a acheté jeudi des dizaines d’engins pyrotechniques dans des magasins d’Asnières et des communes voisines. Résultat : ils ont pu tranquillement constituer un arsenal tout ce qu’il y a d’illégal. « Cela a pris deux heures et 300 €, fulmine le maire. On peut toujours en acheter et on peut toujours se procurer facilement, sous le manteau, les fusées les plus dangereuses interdites par la préfecture ! »

« Des armes utilisées contre les policiers et les pompiers »

Dans les heures qui ont suivi, des policiers ont effectué des descentes dans les boutiques en question et ont saisi leurs stocks de feux d’artifice. Au cours de l’année passée, Sébastien Piétrasanta n’a cessé de réclamer au préfet des Hauts-de-Seine et à la ministre de l’Intérieur que ces engins soient réservés aux professionnels. Des demandes accueillies avec bienveillance mais restées pour l’instant lettre morte. « Pour les riverains, les pétards et les feux d’artifice sont de vraies plaies. Pour les policiers et les pompiers ce sont des armes utilisées contre eux », martèle le maire d’Asnières. Celui-ci a renforcé l’arrêté préfectoral, interdit la vente d’alcool le 13 au soir et fait enlever de nombreuses voitures ventouses des rues de sa ville. Lundi soir, en plus d’un impressionnant dispositif policier (lire ci-contre), quinze médiateurs sillonneront la commune.

Objectif, éviter que l’histoire ne bégaye à Asnières. Il y a un an, dans la nuit du 13 au 14 juillet, des bandes s’étaient déchaînées, principalement à Asnières et Gennevilliers.
Après l’attaque d’un poste de police municipale, des échauffourées les avaient opposées à la police.

C’est justement un feu d’artifice tiré en direction des forces de l’ordre qui avait grièvement blessé au visage le commissaire Damien Vallot, en première ligne avec ses hommes. Pour les autorités, il y a bien un avant et un après 13 juillet 2008. « Quelque chose a changé, gronde Christian Sonrier, le patron des flics du département. Cette nuit-là, nous avons souffert dans notre chair. »

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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 15:02

Dans les quartiers sensibles, le 14-Juillet est le théâtre d'un rituel violent et ludique

LE MONDE | 13.07.09 | 14h37  •  
 

Comme les 31 décembre, avec ses centaines d'incendies de voitures, les 14-Juillet sont devenus des rituels de la violence dans les quartiers sensibles. L'année 2008 avait été marquée par un usage intensif des "mortiers" et autres engins pyrotechniques utilisés contre les forces de l'ordre, qui s'étaient ajoutés aux incendies de voitures (près de 600 comptabilisés en deux jours). Le regain de tension dans les quartiers depuis quelques semaines - illustré par les trois nuits consécutives de violences à Firminy (Loire) après le décès d'un jeune en garde à vue - laisse à nouveau craindre deux soirées difficiles, lundi 13 et mardi 14 juillet, même si le niveau des violences est imprévisible.


Aucune revendication dans ces incidents, devenus traditionnels, sinon le plaisir pour quelques dizaines d'adolescents par quartier de "jouer avec le feu" et d'affronter les policiers sans raisons particulières. "Ceux qui bougent ces nuits-là sont souvent très jeunes - à partir de 11 ou 12 ans. C'est un moment où ils prennent le pouvoir dans la ville, même si ça ne dure pas très longtemps", explique un très bon connaisseur des cités. En conséquence, le ministère de l'intérieur a prévu une mobilisation importante des forces de l'ordre, notamment à Paris et en banlieue.

L'utilisation des fusées d'artifice témoigne de l'adaptation permanente des jeunes face aux innovations technologiques et aux évolutions des tactiques de maintien de l'ordre en banlieue. Face à des flash-balls qui tirent désormais à 40 mètres, contre 10 auparavant, les mortiers permettent en effet aux émeutiers de s'attaquer aux fonctionnaires tout en restant à distance des balles en caoutchouc. Ces pétards peuvent être achetés facilement sur Internet - douze "bombes" pyrotechniques avec leur mortier en carton pour la mise à feu coûtent une vingtaine d'euros - à condition de joindre une photocopie de carte d'identité d'un majeur complice.

Les adolescents se les procurent aussi, avec la complicité d'adultes, chez des revendeurs en banlieue. Sébastien Pietrasanta, maire (PS) d'Asnières (Hauts-de-Seine) - où les incidents avaient été très intenses en 2008, blessant grièvement un policier - a montré que les jeunes pouvaient contourner les interdictions temporaires de vente édictées par les préfectures. A sa demande, l'un de ses employés est allé tester les arrêtés d'interdiction : "Ces textes se révèlent inefficaces puisqu'un employé de la mairie a réussi, en l'espace d'un après-midi, à se procurer un "stock de munitions", auprès de commerçants des Hauts-de-Seine, à même de mettre plusieurs vies en danger", dénonce-t-il. Les inquiétudes sont similaires côté police, où l'on signale des tirs récents de mortiers à Saint-Denis, Grigny ou La Courneuve. Le syndicat Alliance vient d'ailleurs de demander leur "interdiction pure et simple".

SOUS SURVEILLANCE

Au-delà du rituel du 14-Juillet, le contexte apparaît particulièrement tendu dans plusieurs villes en raison des rapports toujours conflictuels entre jeunes et forces de l'ordre. Firminy a retrouvé le calme, après trois nuits de violences provoquées par des rumeurs de "bavure" - contredites par deux autopsies -, mais la préfecture de la Loire, par précaution, a prévu de mobiliser des policiers au moins jusqu'au 14 juillet. La ville de Louviers (Eure) reste aussi sous surveillance après des incidents provoqués, samedi 11 juillet, à la suite de la mort d'un conducteur d'une mini-moto lors d'un contrôle routier. Au mois de mai, c'est Amiens qui avait connu des violences, après le décès d'un jeune en moto qui avait pris la fuite devant des policiers.

La situation reste également tendue à Corbeil-Essonnes (Essonne), où les affrontements n'ont pas cessé depuis trois mois. Aux différends récurrents entre jeunes et policiers s'ajoutent la vacance de la municipalité depuis l'annulation de l'élection de Serge Dassault et les craintes liées à la présence de groupes d'adolescents désoeuvrés pendant l'été.

A Villiers-le-Bel, deux échéances judiciaires sont attendues avec inquiétude. La décision du tribunal correctionnel de Pontoise dans le premier procès des violences contre les policiers en novembre 2007 est prévue pour le 17 juillet. L'autre dossier concerne l'accident à l'origine des émeutes. Le parquet a laissé entendre que l'enquête montrait l'absence de faute des policiers dans la collision avec la mini-moto des deux adolescents décédés, ouvrant la voie à un probable non-lieu - une décision qui risque d'être très mal vécue par les jeunes de la ville.

Luc Bronner

 

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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 11:22

A lire les blogs de l'opposition, on se demande si le blog d'Hubert Massol, l'ancien leader du Front National puis du Mouvement National et Républicain de Bruno Mégret sur la ville n'a pas fait peau neuve: les même discours, les mêmes mensonges et la même démagogie. A peine, plus politiquement correct.

Lorsque j'entends la présidente du groupe UMP parler de faune, je m'étrangle... Lorsque je l'entends parler d'affrontement quotidien, nous sommes loin de la réalité...mais c'est tellement plus facile de déformer la réalité lorsqu'on est en vacances à des centaines de kilomètres d'Asnières ou tout simplement parce qu'on n'a jamais remis les pieds dans les quartiers nord depuis presque 2 ans maintenant...

Tellement facile et tellement démagogique. Cela permet d'oublier son propre bilan en matière de sécurité. Parce que le bilan de l'ex couple princier est peu glorieux: alors oui, il fallait mettre des caméras partout dans la ville mais quelle était la réalité: nous avons découvert qu'il n'y avait personne pour les surveiller. Certaines ne fonctionnaient même pas. En 2008, nous avons mis 6 caméras supplémentaires bien placées et surtout nous avons fait en sorte d'avoir du personnel qui regarde les caméras 24h sur 24h et 7 jours sur 7. En 2009, nous procédons à un audit des besoins. Le programme de vidéosurveillance se poursuivra avec intelligence et sans démagogie. Il n'est pas sérieux de promettre une caméra dans chaque rue. Ce n'est pas sérieux et ce n'est pas efficace.

Et puisque l'opposition parle du 13 juillet, il serait peut-être utile de publier les rapports de police des années du règne de l'ex couple princier: régie de quartier brûlée, trait d'union brûlé. C'était des voiitures brûlées mais aussi des équipements publics. Il se sert à rien de faire un concours. Je ne suis pas de ceux qui cherchent à faire de la polémique sur le dos des habitants. De toute façon les habitants eux-mêmes constatent que le problème n'est pas né d'hier...

Le dispositif municipal a été salué dans la nuit du 13 juillet par le Préfet, le Procureur de la République, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique qui se sont rendus sur place à la station les Courtilles dans leur tournée des villes du département:

- arrêté interdisant la vente de pétards et autres engins pyrotechniques
- arrêté interdisant la vente d'essence et d'acide au détail
- arrêté interdisant la vente d'alcool à partir de 21h sur la voie publique
- mobilisation importante du personnel municipal (police municipale, agents de la voie publique, médiateurs et animateurs...: plus d'une centaine d'agents mobilisés)
- enlèvement d'une soixantaine de voitures épaves qui fait suite à l'enlèvement tout au long de l'année

Cette année, il n'y a eu aucune violence urbaine ni en direction des forces de l'ordre ni en direction des pompiers.

 

La mobilisation autour des pétards a été largement encouragée par les Asniérois qui ont été nombreux à me remercier. J'ai aussi reçu des messages de toute la France. Il faut être sourd, aveugle et très politicien pour nier que c'est un problème de sécurité publique qui empoisonne nos quartiers.

Il faut arrêter de faire croire qu'Asnières ressemble aux Balkans. Asnières reste une ville essentiellement paisible. Les activités estivales se déroulent bien. Il n'y a eu par exemple aucun incident lors de la fête au Parc Robinson, le 13 juillet au soir alors qu'il y avait entre 4 et 5 000 personnes. Pas un seul...De même, pour ne prendre qu'un autre exemple, l'opération piscine à 1 euro se déroule là aussi sans aucun incident avec une fréquentation en hausse de 66% par rapport à la moyenne des deux précédentes années...Je comprends que cela puisse agacer l'opposition.


Il y a encore beaucoup à faire notamment en matière de sécurité. Nous sommes concentrés sur ce travail, loin des polémiques stériles. Là aussi, c'est peut-être une autre façon de faire de la politique...

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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 12:08

 Asnières, le 20 juillet 2009


Monsieur le Ministre,

 

 

 

J’ai alerté depuis plus d’un an maintenant votre prédécesseur, Michèle ALLIOT-MARIE au sujet de l’utilisation de pétards et autres engins pyrotechniques par des particuliers.

 

En effet, j’ai pu constater que ces engins étaient devenus une véritable arme par destination en direction des forces de l’ordre mais également contre les pompiers. Le 13 juillet 2008, un jeune commissaire adjoint d’Asnières a même perdu un œil suite au jet d’une fusée.

 

Depuis, je ne cesse d’alerter les pouvoirs publics afin de faire évoluer la législation pour interdire tout au long de l’année les pétards et les engins pyrotechniques de type K2, K3, K4.

 

Ces produits créent de véritables nuisances pour nos concitoyens et de nombreuses communes en Ile-de-France mais aussi en province ont connu les méfaits de leur utilisation

 

Les arrêtés préfectoraux ne sont pas suffisants et ne concernent qu’une période de l’année. Ainsi, comme la presse l’a relaté, un de mes agents, a en l’espace de quelques heures, pu se procurer dans des communes des Hauts-de-Seine, un véritable stock de munition qui aurait pu servir comme armes par destination. Ces achats ont pu se faire malgré l’arrêté préfectoral et l’arrêté municipal renforçant ce dispositif.

 

Ainsi, Monsieur le Ministre, je souhaite connaître au plus vite les mesures que vous souhaitez prendre pour éviter que de nouveaux drames se reproduisent.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

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