Présentation

Bonjour, je suis Sébastien Pietrasanta le Maire d'Asnières et Conseiller Régional d'Ile-de-France. J'ai 32 ans et je vis à Asnières-sur-Seine au coeur des quartiers nord. Docteur en histoire, j'ai été professeur en lycée professionnel. Je suis membre du Parti Socialiste.

Asnières est une ville de 85 000 habitants à quelques minutes de Paris et de La Défense. Découvrez le site de la ville:

http://www.asnieres-sur-seine.fr/

Ma volonté est faire d'Asnières, une ville plus dynamique, plus humaine et plus solidaire.

Vous pouvez me retrouver sur twitter : S_PIETRASANTA

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Asnières, l'Ile-de-France,...

Maire d'Asnières-sur-Seine (92) depuis mars 2008,  j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun quartier ne sera oublié

J'ai une volonté de transparence et de démocratie de proximité. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est l'occasion de présenter mes actions, d'apporter ma contribution au débat que ce soit pour Asnières, pour la Région Ile-de-France ou les grands thèmes qui préoccupent la société française.

pietrasanta

Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /2007 02:54

En direct du Pérou où je passe mes vacances, je tiens à exprimer toute ma solidarité avec le peuple péruvien victime du terrible tremblement de terre.

J´ai senti le séisme hier soir vers 19h, heure locale alors que je me trouvais à plusieurs centaines de kilomètres de l´épicentre...J´avais visité la région de Pisco, ravagée par le seisme, il y a peine 10 jours...

 

La solidarité nationale et internationale s'est organisée pour venir en aide aux sinistrés. Malheureusement, dans la zone de Pisco, les camions de vivre et d'eau sont pillés. Un hôpital a même été attaqué par des habitants...

Les efforts sont concentrés dans cette ville la plus touchée mais de nombreux villages aux alentours n'ont toujours pas eu de secours...A cette catastrophe humanitaire va s'ajouter une catastrophe touristique et donc économique pour la région: des hôtels ont été détruits et des sites remarquables ont été ravagés...

J´ai une pensée pour tous ceux que nous avons croisé. Exprimez votre solidarité.

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 18:59

«Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.»

Jean Jaurès

 

 

Je vous souhaite une excellente année 2008 

 

 

« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès. Discours à la jeunesse, 1903.

 

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 20:57

undefined Sébastien Pietrasanta Asnières-sur-seine

30 ans, génération anti-Balladur

Avec l’élection à Asnières (Hauts-de-Seine) du socialiste Sébastien Pietrasanta, 30 ans, qui a fait mordre la poussière au très sarkozyste Manuel Aeschlimann, la génération des lycéens de 1993-1994 fait son entrée dans la cour des grands. «J’avais 15 ans à l’époque, se souvient le futur maire de cette ville de 80000 habitants, et nous étions descendus dans la rue contre le projet de CIP, le smic-jeunes que voulait instaurer Edouard Balladur.» Le jeune Asniérois rejoint les rangs de la FIDL (fédération indépendante et démocratique lycéenne), dont il est vice-président. Le bac en poche, il se lance dans des études d’histoire - qu’il enseigne aujourd’hui dans un lycée professionnel à Clichy -, milite un peu à l’Unef mais préfère s’investir dans la vie associative. «Nous avons lancé une Maison des potes, qui a employé jusqu’à quatre salariés, s’occupant de soutien scolaire et d’alphabétisation», raconte-t-il. Pour battre Manuel Aeschlimann, Sébastien Pietrasanta a réussi à fédérer les opposants en fusionnant au second tour la liste de gauche qu’il conduisait avec deux autres, l’une divers droite et l’autre Modem. Il deviendra samedi le plus jeune maire du département des Hauts-de-Seine.

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 08:39

Pietrasanta : "Ça a de la gueule"

Propos recueillis par Frédéric WARINGUEZ
leJDD.fr
 


>> L'homme qui a fait "tomber" Manuel Aeschlimann à Asnières-sur-Seine la joue modeste. S'il savoure la victoire acquise dans un bastion de l'UMP, Sébastien Pietrasanta, qui s'est allié pour ce faire avec la candidate divers droite Josiane Fischer et le Modem Christian Leblond, est conscient de ses responsabilités. Pour ce socialiste de 30 ans, proche de Julien Dray, le plus dur commence.

Comment avez-vous vécu cette victoire inattendue à Asnières?
On savait que le système Aeschlimann était contesté. C'était jouable. On ne partait pas favoris mais pas battu d'avance. Quand j'ai eu l'investiture socialiste, j'avais dit que je n'y allais pas pour témoigner. Après le premier tour où le maire sortant a perdu dix points par rapport à 2001, la victoire n'était plus inattendue. Cela dit, je ne m'attendais pas à un tel effondrement de son électorat.

Comment l'expliquez-vous?
Cela fait neuf ans qu'il est en place et il n'a pas fait ses preuves. Il est contesté dans son propre camp pour sa gestion des finances de la ville mais aussi pour sa façon de faire vivre la démocratie locale.

Quelles ont été vos premières impressions dimanche soir?
De la joie, beaucoup de fierté, de l'émotion. Et aussi peut-être un peu d'appréhension.

Après l'ère Aeschlimann, quelles seront les premières mesures que vous prendrez?
Ce qui est sûr, c'est que les choses vont changer. Samedi, ce sera le conseil municipal d'installation. La première mesure, symbolique, ce sera la diffusion en direct sur Internet de ce conseil municipal. Tous les conseils désormais seront retransmis. Par ailleurs, je souhaite que les élus d'opposition soient associés à la rédaction du règlement intérieur. Je veux que les droits de l'opposition soient renforcés. Nous allons rapidement lancer un audit sur les finances de la ville et mettre fin à des dépenses superflues. La priorité surtout, c'est de réinstaurer un climat apaisé à Asnières. Dès la semaine prochaine, je veux aussi faire le tour des quartiers, d'abord les quartiers nord, pour voir concrètement les travaux d'urgence, ce qui peut être fait très vite comme la réfection d'un terrain de sport...

"Etre le maire de tous, au contraire d'Aeschlimann"

Vous avez été élu en vous alliant à Josiane Fischer (divers droite) et Christian Leblond (Modem). Comment a été possible cette alliance très large?
D'abord, ce n'est pas un accord d'appareil conclu dans la nuit de dimanche à lundi. Cet accord était nourri depuis longtemps. C'est en premier lieu un accord programmatique puis un accord qui porte sur l'organisation et la gouvernance. Au premier tour, chacun a porté ses couleurs, ça a permis de voir notre poids dans l'électorat, mais nous avions déjà mené une action commune importante en novembre dernier pour réclamer un conseil municipal extraordinaire quand Manuel Aeschlimann refusait de publier le rapport de la chambre régionale des comptes sur les finances de la ville.

Les trois pôles de cette alliance sont-ils politiquement compatibles?
Il n'y a pas de points de friction majeurs entre nous. Dans toute majorité, il y a des discussions, des débats mais la gestion municipale, ce n'est pas idéologique. C'est d'abord du pragmatisme pour répondre aux questions concrètes des Asniérois. C'est une autre façon de faire de la politique après un maire particulier et un contexte rendu également particulier. Si je peux me permettre, cette alliance, ça a de la gueule! Mon ambition, c'est de rassembler les Asniérois, d'être le maire de tous, ce que n'a pas été Aeschlimann.

Quelle sera la future répartition des rôles au niveau des délégations?
D'abord une répartition en fonction des compétences de chacun. Un de nos engagements, c'est d'assurer une transparence totale dans l'attribution des logements sociaux et des places en crèche. Pour le logement, les finances, trois personnes issues des trois composantes de la majorité seront nommées.

Manuel Aeschlimann vous donne six mois avant de vous déchirer...
Ça me fait sourire. Sa propre majorité a été divisée avec des haines caractérisées, des gens limogés, des démissions...

"Je ne suis pas un méchant"

Il vous a présenté comme un gauchiste...
Là, ça me fait rire. Les gens qui me connaissent savent bien que ce n'est pas le cas. Sur ma liste du premier tour, il n'y avait même pas de communiste. Je crois qu'il a fait une erreur dans sa campagne entre les deux tours. Au lieu de faire son mea culpa, de dire qu'il avait compris le coup de semonce du premier tour, il a voulu durcir la campagne...

Il a annoncé qu'il allait déposer un recours susceptible de faire invalider l'élection...
Très honnêtement, je n'ai rien à me reprocher, je suis très tranquille. Il n'y a pas eu de fautes commises au cours de cette campagne. Et puis à la fin, il y avait quand même 1000 voix d'écart...

Certains fonctionnaires municipaux craignent une chasse aux sorcières...
Il n'y aura pas de chasse aux sorcières. Le cabinet du maire a remis sa démission, certains directeurs de service, engagés politiquement, partiront d'eux même. Il y aura une réorganisation des services mais c'est dans la logique des choses. J'ai besoin de travailler avec des gens en qui j'ai une totale confiance. Je n'ai mis et ne mettrai le couteau sous la gorge de personne. Au contraire, j'ai rassuré certaines personnes. Je n'ai pas l'esprit de revanche, je ne suis pas un méchant. Ce n'est pas dans ma nature.

Avec votre patronyme, certains voient en vous un Corse de plus ayant la mainmise sur une ville importante des Hauts-de-Seine?
Pas de chance, Pietrasanta, c'est italien d'origine! Je n'ai pas de lien avec le clan corse de l'UMP!
Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 12:13

A 30 ans, Pietrasanta est le plus jeune

Olivier Bureau | Le Parisien | 25.03.2008 | 07h00
Jusque-là, ils étaient dans l’opposition ou ne siégeaient pas au conseil municipal. Depuis quelques jours, ils sont cinq nouveaux à occuper les fonctions de maire. Portraits.
SURTOUT, ne lui dites pas qu’il est novice… Depuis dimanche, le socialiste Sébastien Pietrasanta, 30 ans, est maire d’Asnières, 82 000 habitants. Certes, à la tête d’une liste d’union où le parti à la rose s’est associé au MoDem et aux divers droite. Il est le plus jeune maire de ces municipales 2008.

Jeune sans doute, mais « pas inexpérimenté » se défend l’intéressé.
Sébastien Pietrasanta a 30 ans dont la moitié de militantisme et la quasi-totalité à Asnières. « J’y suis né », précise-t-il.

A 15 ans, il prend sa carte au PS, crée un journal au sein de son lycée, s’investit à la FIDL, le principal syndicat lycéen dont il devient vice-président. Dans la foulée, il adhère à SOS Racisme. Là encore, la progression est rapide. Il finit par en devenir directeur national. Une boulimie militante, mais qui n’a rien d’héréditaire. Chez les Pietrasanta, on n’est pas encarté au PS de père en fils. C’est même plutôt l’inverse. « Mon père est entré au Parti socialiste après moi », glisse le tombeur de Manuel Aeschlimann (UMP).

Ces années, récentes malgré tout, ont laissé des traces. S’il est un poids lourd du PS dont il se dit proche c’est… Julien Dray, le cofondateur de SOS Racisme. Pendant tout ce temps, il ne quitte Asnières que quelques années, direction Bois-Colombes avant de revenir dans sa ville en 1998. « J’ai fait toute ma scolarité au collège et au lycée Renoir », ajoute-il. Après le bahut, le militant entre à la fac, en histoire.

Celle de Nanterre forcément où il présente une thèse d’histoire contemporaine. Mais plutôt que les amphi bondés d’une université, Sébastien Pietrasanta préfère enseigner en lycée professionnel, à Clichy. « C’est peut-être le résultat de mes années d’engagement associatif, de travail de terrain dans les quartiers. Une demi-douzaine de mes élèves était dans la salle pour le conseil d’installation, samedi. Cela m’a vraiment touché », estime Sébastien Pietrasanta.

En 2001, il est élu conseiller municipal, trois ans plus tard, il entre au conseil régional et dans la foulée prend la présidence du groupe PS à Asnières. Parallèlement il gravit les échelons de la fédération départementale du PS dont il est à l’heure actuelle le numéro 3. « Cette évolution m’a donné une légitimité pour mener la liste », analyse-t-il.

Aujourd’hui, on sait du nouveau maire qu’il a une compagne, mais pas d’enfant. Si sa vie publique sera plus médiatisée ces prochaines années, Sébastien Pietrasanta a dressé des murs autour de sa sphère privée. « C’est une question d’équilibre, tranche-t-il. J’ai besoin de me préserver. » Un petit tacle à son prédécesseur : « On ne verra pas grandir mes enfants, année après année, sur les cartes de voeux de la ville ! »
Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 10:39

Voici ci-dessous l'appel de SOS Racisme en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage que j'ai signé.




A l’occasion du 10 mai 2008, journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, SOS Racisme a initié un appel en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage. Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel ainsi que les signataires.

Les plus hauts représentants de la République Française étaient présents à Fort-de-France pour célébrer un citoyen d’exception en la personne d’Aimé Césaire. Mais assister à des obsèques ne suffit pas à honorer l’œuvre d’un homme.

Aujourd’hui plus que jamais, il faut continuer le combat qui était le sien : un combat contre les préjugés, contre le racisme et pour le vivre ensemble. Aimé Césaire s’était, dans cette optique, récemment exprimé sur les risques liés à un enseignement partiel de l’Histoire de France. Et de fait, en négligeant l’enseignement de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage, on conduit un grand nombre de nos concitoyens à se sentir exclus d’une Histoire nationale partagée et on crée le terreau favorable à la « concurrence des mémoires » attisée et exploitée par tel ou tel démagogue.

Mais surtout, ces lacunes dans l’enseignement de l’Histoire sont dommageables pour le temps présent. Car, en effet, si l’on veut qu’une place bien plus importante soit faite dans les programmes scolaires au traitement historique de la colonisation et de l’esclavage, de ses causes, de ses acteurs et de son fonctionnement, ça n’est pas pour le plaisir de la rétrospective. C’est bien plutôt dans le souci de mieux comprendre le présent et d’éviter la répétition de mécanismes qui ont conduit hier à des crimes perpétrés en toute bonne conscience. Etudier ces pages de notre Histoire, c’est donner les clefs d’analyse aux jeunes générations pour qu’elles puissent comprendre les dangers de ces systèmes de pensée fondées sur des visions essentialistes de l’être humain et sur l’exploitation de ce dernier.

Etudier ce passé, c’est également permettre de détruire des visions historiquement datées qui, encore aujourd’hui, expliquent les images dégradées et stéréotypées de certaines parties de la population frappées de ce fait par le fléau des discriminations.

Il ne faut cependant pas procéder par injonction morale, ce qui risquerait de jeter un voile de suspicion sur une potentielle exploitation de faits historiques. Il faut au contraire faire de l’Histoire, permettre à l’enfant de développer sa conscience citoyenne par une connaissance rigoureuse des faits. Il est aussi temps de sortir du faux débat autour de la repentance. Les sociétés que l’on étudie, leurs actions appartiennent au passé. Il n’y a pas d’un coté les descendants des faibles et des opprimés et de l’autre les descendants d’oppresseurs qui seraient frappés d’une honte héréditaire : nous sommes tous les enfants de l’Histoire.

C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Ministre de l’Education nationale, le Haut Conseil de l’éducation et le Conseil supérieur de l’Education à donner enfin une place digne de ce nom dans les programmes scolaires à l’enseignement de l’histoire de la colonisation et de celle de l’esclavage, parties intégrantes de l’Histoire de France.

Les signataires :

Isabelle Adjani, Comédienne ; Akhenaton et Aïcha, Chanteur et productrice ; Gérard Aschieri, Secrétaire général de la FSU ; Dove Attia, Musicien ; Josiane Balasko, Comédienne ; Céline Balitran, Présentatrice ; Delphine Batho, Députée ; Yamina Benguigui, Réalisatrice, Adjointe au Maire de Paris chargée de la lutte contre les discriminations ; Jean Luc Benhamias, Député européen ; Pierre Bergé, Fondation Bergé-YSL ; Dominique Besnéhard, Producteur et acteur ; Serge Bilé, Journaliste et écrivain ; Booder, Comique ; Michel Boujenah, Comédien ; Malek Boutih, Secrétaire National PS chargé des questions de société ; Stomy Bugsy, Chanteur ; Michel Cantal-Dupart, Urbaniste ; Cartouche, Comique ; Abdou Chaoui, Président de la Fédération nationale des Maisons des Potes ; Elie Chouraqui, Réalisateur ; Didier Daenninckx, Ecrivain ; Phil Darwin, Humoriste ; Geneviève de Fontenay, Présidente du comité Miss France ; Marcel Desailly, Footballeur ; Harlem Désir, Député européen ; Philippe Doucet, Maire d’Argenteuil ; Frédéric Encel, Géopolitologue ; Bruno Etienne, Professeur émérite des universités ; Jean Fabbri, Secrétaire général SNESUP-FSU ; Laurent Fabius, Ancien Premier Ministre ; Tiken Jah Fakoly, Chanteur ; Dan Franck, Ecrivain ; Christophe Girard, Adjoint au maire de Paris chargé de la culture ; Sihem Habchi, Présidente de Ni putes ni soumises ; Marek Halter, Ecrivain ; Clara Halter, Artiste plasticienne ; Farid Hamana, Président de la FCPE ; Pierre Henry, Directeur général de France Terre d’Asile ; Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris ; Bruno Julliard, Adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse ; Ibrahim Keïta Sorel, Président de Banlieues du Monde ; Rachida Khalil, Humoriste ; Jean-François Klein, Historien ; Valérie Lang, Actrice ; Disiz la peste, Chanteur ; Yvan Le Bolloch, Comédien ; Gaël Le Forestier, Présentateur ; Olivier Léonhardt, Maire de Sainte-Geneviève-des-Bois ; Elikia M’Bokolo, Historien ; Tristan Mendès France, Assistant parlementaire et blogueur ; Gilles Moindrot, Secrétaire général du SNUipp ; Benjamin Morgaine, Acteur ; Alix Nicolet, Présidente de la FIDL ; Safia Otokoré, Secrétaire national PS chargée du Sport ; Patrick Pelloux, Médecin urgentiste ; Alda Pereira-Lemaître, Maire de Noisy-le-sec ; Sébastien Pietrasanta, Maire d’Asnières-sur-Seine ; Jean-Baptiste Prevost, Président de l’UNEF ; Princesse Agnès, Chanteuse ; Frédéric Régent, Historien ; Thierry Rey, Judoka ; Anne-Gaëlle Riccio, Présentatrice ; Firmine Richard, Actrice ; Yves Simon, Ecrivain, chanteur ; Singuila, Chanteur ; Dominique Sopo, Président de SOS Racisme ; Amanda Sthers, Ecrivain ; Benjamin Stora, Historien ; Fodé Sylla, Membre du Conseil Economique et Social ; Rachid Taha, Chanteur ; Christiane Taubira, Députée ; Niels Tavernier, Réalisateur ; Louis-Georges Thin, Porte parole du CRAN ; Lilian Thuram, Footballeur ; Patrick Weil, Historien


Publié le 10/05/2008 à 03:14
Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 13:18

SEBASTIEN PIETRASANTA

« Aucun quartier ne doit être oublié »

 

VP : Près de trois mois après les élections, quel est votre sentiment ?

SP : On avance doucement mais sûrement. Les premières mesures symboliques de fonds ont été prises. Il reste beaucoup à faire. Mais je m’aperçois qu’il s’écoule du temps entre le moment où les décisions sont prises et leurs applications. En la matière, j’avoue que je suis assez impatient et qu’il faut que j’apprenne à faire avec ce décalage.

 

VP : Quelles sont ces premières mesures qui ont été prises ?

SP : Nous avons voulu d’abord qu’il y ait de la transparence dans un certain nombre de domaine, je pense notamment à l’attribution des places en crèche, l’attribution des logements et des places dans les structures pour personnes âgées. Jusque là, tout était géré par le cabinet du maire. Nous avons mis en place des commissions d’attribution avec les partenaires concernés, je pense par exemple aux représentants d’associations familiales pour les crèches. Ce sera pareil pour le logement et les maisons de retraite. Il faut que soit mis un terme au climat de suspicion.

Ensuite, nous devons restaurer un climat démocratique dans cette ville. Cela passe par exemple par la retransmission des conseils municipaux, qui au passage seront plus nombreux dans l’année, un par mois au lieu de quatre par an.

Nous renforceront le droit à l’expression de l’opposition, qui aura la même place et la même tribune que la majorité. Là cela va vraiment changer car lorsque j’étais dans l’opposition, il était fréquent que l’on nous interrompe, que l’on nous coupe les micros.

Certains membres de l’opposition sont déjà venus avec un mégaphone pour pouvoir se faire entendre.

Mais nous ferons aussi respecter le suffrage universel et nous l’appliquerons. Lors du dernier conseil municipal, le couple Aeschlimann se rende compte qu’il a perdu les élections.

 

VP : Vous avez aussi changé les missions de la police municipale ?

SP : Dès la première semaine, j’ai demandé à la police municipale de renforcer sa présence à pied et à vélo. Je sais que ça n’est pas évident de changer d’un coup les mentalités et la culture. J’insiste sur la mission d’îlotier.

 

VP : Vous n’alliez pas la supprimer ?

SP : Non, il n’est pas question de suppression, je vais plutôt renforcer sa mission car elle a une utilité dans une ville de 85 000 habitants. En tout cas, je ne lui demanderai pas de ramasser les tracts de l’opposition sur le marché le dimanche.

 

VP : Quels vont être les grands chantiers prioritaires ?

SP : Nous allons nous appuyer sur les 12 grands engagements sur lesquels nous avons été élus. Il s’agira de faire rayonner la ville. Je veux que l’on parle d’Asnières autrement qu’au travers « d’affaires » ou de démocratie en berne. Nous voulons développer une politique culturelle de qualité pour tous ainsi qu’une politique économique ambitieuse, de même sur les questions de santé, du handicap.

J’ai la volonté qu’Asnières soit à la pointe dans certains domaines. Avec par exemple un projet que je voudrais voir mis sur pied dès la rentrée c’est le « busing ». C’est un système américain mis en place pour favoriser la mixité sociale. Par le biais de ramassage scolaire il s’agit de permettre à des enfants de quartiers défavorisés de venir fréquenter les écoles du centre. Cela existe dans certaines villes en France. Notamment dans la banlieue de Lyon. J’y suis allé la semaine dernière avec Fadela Amara.

Notre gros défi sera également de répondre à l’évolution démographique de la ville. Beaucoup de jeunes couples viennent s’installer à Asnières et il y a une forte attente en termes d’équipements public. Pour une ville de 85 000 habitants, il n’y a par exemple, que 900 places en crèches. Ce n’est pas assez. Il va falloir construire des écoles et des logements sociaux. Avec 16,7 %, la ville ne répond pas encore aux critères de la loi SRU, même si nous n’en sommes pas loin. Le problème c’est qu’Asnières manque de place. L’idée ce serait de construire de petites unités de logements sociaux et de les répartir dans toute la ville.

 

VP : Une attention particulière sera portée aux quartiers nord ?

SP : Bien sûr. Ces quartiers bénéficient de financement ANRU. Nous allons accompagner la transformation en terme de dynamisme, de propreté, de sécurité. Nous allons créer un espace sportif intergénérationnel. Pendant des années, ces quartiers ont été oubliés et je sais de quoi je parle, j’y vis encore. On va faire en sorte qu’aucun quartier ne soit oublié.

 

VP : Vous avez fait équipe avec Josiane Fischer et Christian Leblond, aux sensibilités politiques différentes. Comment se passe cette coopération ? S’agissait-il seulement d’une alliance de type « tout sauf Aeschlimann » ?

SP : Ce n’était pas une alliance pour faire une alliance et une révolution de palais. L’objectif était, et reste, de mettre Asnières sur de bons rails. La personnalité de l’ancien maire, la situation économique et politique de la ville a fait qu’il était impérieusement nécessaire de renverser ce système. Contrairement au couple Aeschlimann qui avait fait d’Asnières sa propriété, je veux en faire une priorité. Nous avons voulu ne faire qu’un seul groupe de la majorité, mais chacun garde son expression propre. Ce qui est certain c’est que je n’ai renié aucune de mes valeurs et de mes principes.

Nous avons signé un accord sur la base de 12 engagements. Je considère que sur 80 % des choses, les élections locales sont avant tout une question de bon sens. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de débat au sein de la majorité, il y aura sûrement des points de crispation mais que nous arriverons à résoudre. Pour le moment tout se passe bien politiquement et humainement.

 

VP : Parlons de la ligne 13 : vous vous êtes félicités avec Jacques Bourgoin de l’inauguration de nouvelles stations, vous avez aussi, en commun, alerté sur les conditions de transports des usagers.

SP : On se réjouit effectivement de l’inauguration de ces deux nouvelles stations qui vont désenclaver les quartiers nord de la ville et le Luth pour Gennevilliers. C’était une nécessité pour le dynamisme de ces quartiers, pour les habitants et les commerçants. Mais nous sommes inquiets des conditions de transports de ceux que j’appelle les « naufragés de la ligne 13 ». Il faut que le gouvernement se mobilise financièrement et politiquement. On ne peut se contenter des mesures du STIF et de la RATP. On est loin des enjeux actuels.

Cela ne répond pas à la situation dramatique que vivent les usagers de cette ligne. Ilva vite falloir des mesures urgentes et choc. Il faut que Nicolas Sarkozy arrête de donner des leçons à Jean-Paul Huchon en matière de transports et que le gouvernement donne l’exemple.

 

VP : C’était la première fois que les maires de ces deux villes travaillent en commun, allez-vous poursuivre cette coopération ?

SP : je voudrais d’abord souligner que la présence de Jacques Bourgoin à l’hôtel de ville au soir de mon élection m’a beaucoup touchée.

Je m’inscris dans un travail commun. Jusque là, le maire d’Asnières avait dû rencontrer le maire de Gennevilliers, une fois en 7 ans. Moi, j’ai déjà rencontré Jacques Bourgoin quatre fois en trois mois.

Une commune à nos deux magazines municipaux. C’est une idée que nous avons eu tous les deux. C’est un symbole qui en dit long sur notre volonté commune. Cela s’inscrit, pour moi, dans une démarche plus globale pour la création d’une intercommunalité au sein de la boucle nord des Hauts-de-Seine. Mais pour cela je propose que nous fassions l’inverse de ce qui se trame avec le Grand-Paris.

Travaillons d’abord le contenu, les synergies, les communautés de projets possibles avant la structure qui accompagne. Mais il ne faudrait pas que cela soit une intercommunalité monocolore.

 

VP : Vous allez travailler aussi avec d’autres villes du département ?

SP : Depuis que je suis arrivé, j’ai pris mon bâton de pèlerin, j’ai vu les maires de Colombes, Bois-Colombes, Clichy. J’ai échangé des informations avec le maire de Villeneuve-la-Garenne et le maire de Courbevoie. Avec ce dernier, je travaille notamment l’accession à la gare de Bécon-les-Bruyères. Avec tous ces maires, nous avons convenu de nous rencontrer entre élus et responsables de services avant le 14 juillet.

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /2008 10:59

En emportant la ville du baron Maurice-Bokanowski, gaulliste depuis 60 ans !

 

Asnières : Le jeune socialiste Pietrasanta a refermé la fenêtre Aeschlimann

 

« Manu » a payé les années de braise avec Josiane FISCHER. Boutée du RPR, elle attendait son heure … Une alliance « contre nature » avec le MoDem Christian Leblond a fait le reste.

 

Son premier acte de nouveau maire d’Asnières le lundi matin suivant le 2nd tour des municipales ? Aller s’acheter des costumes et cravates. A 30 ans, dans la nuit du 16 au 17 mars dernier, Sébastien PIETRASANTA est passé dans la 3ème dimension : d’austère militant PS labourant le terrain depuis des années, conseiller régional proche de Julien Dray, prof d’histoire en lycée professionnel il fut celui qui fit trembler l’UMP en emportant une ville gaulliste depuis 60 ans. Celle d’un proche de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann, qui se targuait d’être le « Monsieur opinion » du ministre d’Etat candidat à la présidentielle. Aujourd’hui le soleil s’est couché sur la galaxie Aeschlimann. Les temps sont loin quand Nicolas Sarkozy, de passage à Asnières, louait « Manu » pour sa fidélité indéfectible. Mais « Manu » a fait les frais d’années de tensions exacerbées avec ses anciens colistiers des années 99-2000, dont Josiane Fischer, ex-RPR. Celle-ci attendait son heure, patiemment. L’occasion était trop belle de bouter les époux Aeschlimann hors de l’exécutif municipal en cette année 2008. Sébastien Pietrasanta n’a pas boudé une alliance « contre nature » à laquelle s’est joint le MoDem, Christian Leblond . Le trio victorieux a monté les marches de la mairie bras dessus bras dessous. Les dégringoleront-ils en s’empoignant dans quelques années ? Le jeune homme qui occupe le bureau boisé du maire aura-t’il la peau assez dure pour ne pas se faire croquer par ses alliés d’entre deux tours ? Car Asnières avec ses 85000 habitants et dont le nombre augmente à chaque recensement sera l’une des villes phares de la boucle Nord et l’objet dune revanche pour l’UMP. Manuel Aeschlimann, en opposant blessé, repart à la conquête. N’a-t’il pas laissé dans le bureau du Maire qu’il a pris soin de vider de tout dossier, un cactus ? Sébastien Pietrasanta s’est empressé de le remplacer par une plante verte … Tout un symbole des changements survenus à Asnières en deux mois.        

Jean-Pierre Dubois

 

Première Heure : Dans la campagne des municipales, à quel moment avez-vous perçu la victoire possible ?


        
Sébastien Pietrasanta : Dès que j’ai été élu par les socialistes pour être tête de liste, je leur ai dit qu’il n’était pas question que ma candidature soit de témoignage. Donc, j’y croyais. L’élection, ce n’était pas un hold-up, ce n’était pas une surprise, c’est le fruit d’un travail de longue haleine effectué depuis de nombreuses années sur le terrain. Dans une campagne, il y a toujours des hauts et des bas : on y croyait, on n’y croit plus, on y croit moyennement… La victoire, nous l’avons perçue lorsque, au soir du 1er tour, nous avons fait alliance avec Josiane Fischer et Christian Leblond. Nous avons vu que ça prenait sur le terrain avec un engouement populaire pour cette alliance inédite.


        
P.H : Avec cette alliance centre droit avez-vous été obligé de mettre votre étiquette PS dans la poche ?


        
S.P. : Non, je ne me suis pas caché de mon appartenance au PS. Il y avait des Verts avec nous. Au contraire, nous avons montré la présence de points communs entre nous tous : nous sommes Asniérois, passionnés par notre ville, mobilisés par la même volonté de faire bouger Asnières. C’est ce qui nous a fédéré.


        
P. H. : Ce n’est donc pas une « alliance contre nature » comme l’a dit Manuel Aeschlimann ?


        
S. P. : Pas du tout. La preuve est donnée tous les jours depuis plus de deux mois. Nous avons la même volonté qu’Asnières change, que soit restauré un climat démocratique avec plus de transparence, que les choses s’apaisent. Nous le voulions d’abord de manière séparée puis ensemble pendant la campagne. Cette volonté nous anime aujourd’hui et nous animera pendant les six prochaines années.


        
P.H. : Cependant, n’avez-vous pas bénéficié d’un climat politique empoisonné : les relations exécrables qui perduraient entre M. Aeschlimann et Mme Fischer depuis des années ?


        
S. P. : Le climat était effectivement pourri, c’est certain. Aeschlimann n’a qu’à s’en prendre qu’à lui-même : c’est lui qui est à l’origine de ce climat délétère en mettant la démocratie en berne, en faisant preuve d’un total manque de transparence dans la prise de décision. Forcément, ça a suscité des oppositions à droite comme à gauche, mais surtout des oppositions citoyennes. Des gens de droite ont voté pour nous. Ce n’était même plus une question de gauche ou de droite pour cette élection.


        
P. H. : Comment s’est déroulée la passation des pouvoirs ?


        
S. P. : C’était dans ce bureau qui était encore celui de Manuel Aeschlimann puisqu’il était maire pour quelques jours. L’entretien fut très court : nous avons parlé du déroulé du conseil municipal électif à venir et nous avons abordé un ou deux cas humains. Sans plus. Les bureaux du cabinet étaient vides, les armoires, les tiroirs vidés. « Le bureau est bien rangé » comme m’a précisé Manuel Aeschlimann. En effet, il n’y avait plus rien ! Dans les services non plus ! Nous avons démarré les placards vides.


        
P. H. : Vous n’avez donc pas fait de découvertes, comme des dossiers…


        
S. P. : Ah, je n’ai pas dit ça ! On en découvre tous les jours ! Pour preuve, le conseil du 29 mai où fut examiné le compte administratif 2007 qui, lui, nous a permis de faire justement quelques découvertes. Car les factures, on ne peut pas les faire disparaître ! Ce sont des stylos de luxe, des jeux d’échec achetés par la Ville, sachant que M. Aeschlimann a la passion des échecs, des cartes de carburants pour certains élus. Pour un même véhicule, il y avait une carte essence et une carte gazole ! Nous avons donc découvert un certain nombre de factures et je crains que nos découvertes ne sont pas terminées, malheureusement !


        
P. H. : Concernant les frais d’avocats, de procédures juridiques de la précédente mandature ?


        
S. P. : Justement, pour le budget 2008, nous avons voulu agir de manière symbolique : en réduisant de -250 000 euros les frais d’avocats, en réduisant les frais de communication et de réceptions, les frais de carburant. Bref, réduire toutes les dépenses superflues qui ne touchent pas à la vie quotidienne des Asniérois. Tout en développant de nouveaux services : par exemple, nous avons étendu l’heure d’accueil le soir dans les écoles, les centres de loisirs.


        
P. H. : La ville est endettée, augmenterez-vous les impôts ?


        
S. P. : La ville est l’une des plus endettée de France, nous l’avons dénoncé pendant la campagne. Dans le budget 2008, nous stabiliserons pour la première fois la dette. Elle est de 200 millions d’euros, ce qui est énorme. La situation est assez catastrophique. Nous avons commandité un audit sur la gestion de la Ville dont nous aurons les résultats à la rentrée. A partir de cet audit, nous prendrons les décisions qu’il faut. Ce que je veux, c’est mettre en œuvre notre programme et faire en sorte que les Asniérois aient plaisir à vivre dans leur ville. Il faut améliorer le service rendu, créer davantage d’équipements publics, notamment des crèches et des écoles car nous sommes à un point de saturation. A partir de l’audit, nous verrons où faire des économies, où chercher des financements. Toutes les portes sont ouvertes.


        
P. H. : Demanderez-vous au Conseil Général de vous aider, comme il l’a fait à Villeneuve ou à Colombes pour les quartiers difficiles ?


        
S. P. : Bien sûr. Il y a déjà un gros projet ANRU pour les quartiers Nord. Je n’ai aucun a priori idéologique. J’ai rencontré vendredi dernier Patrick Devedjian pour faire le point sur les dossiers. Je m’adresse donc déjà au président du Conseil régional. Peu importe d’où vient l’argent et qui nous aide à partir du moment où c’est le développement d’Asnières qui en bénéficie. Je n’ai aucun a priori sur le président du Conseil général, bien au contraire ! (A suivre)

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /2008 11:09

 Le nouveau maire Pietrasanta a pris son bâton de pèlerin de Clichy à Gennevilliers

 

Boucle Nord : Asnières veut, désormais, « rayonner » dans une interco de projets

 

Avec deux maires PS en plus, la boucle Nord change de visage politique. Nicolas Sarkozy qui voulait, en son temps, créer une intercommunalité à partir de Neuilly vers le Nord des Hts-de seine voit son rêve réalisé… par des socialistes. A peine élu, Sébastien Pietrasanta a déjà pris son bâton de pèlerin et a rencontré ses voisins : de Clichy à Gennevilliers y compris le maire UMP de Bois-Colombes. « Avant une communauté institutionnelle, bâtissons une interco fonctionnelle de projets », plaide le nouveau maire d’Asnières. Avec Gennevilliers, un communiqué commun pour le désengorgement de la ligne 13 a été publié hier. Le 14 juin, jour de l’inauguration des nouvelles stations, MM. Bourgoin et Pietrasanta organiseront des festivités communes. Car le maire d’Asnières veut faire « rayonner » sa ville et en finir avec des substantifs qui collaient à son nom : Asnières, la ville des « affaires » et des « querelles ».

(suite de notre interview)

 

Première Heure : Quels sont vos projets en matière d’intercommunalité dans la boucle Nord ?


Sébastien Pietrasanta :
J’ai une forte volonté de construire une intercommunalité. Dès les premiers jours, j’ai pris mon bâton de pèlerin et suis allé voir mes collègues : j’ai rencontré le maire de Gennevilliers pour préparer l’inauguration des nouvelles stations de métro de la ligne 13 du 14 juin. Jacques Bourgoin n’avait eu aucun contact avec le maire d’Asnières depuis 7 ans ! Nous ferons des festivités communes Asnières-Gennevilliers pour cette inauguration. J’ai aussi rencontré le maire de Bois-Colombes et de Courbevoie sur la question de la gare de Bécon, j’ai rencontré le maire de Colombes, un ami. Et j’ai déjeuné avec le maire de Clichy. J’ai donc fait le tour de mes voisins avec un objectif clair : la construction d’une intercommunalité.

 

P.H. : Avec une construction institutionnelle à terme ?


S.P. : J’aurais le même discours que sur le Grands Paris : la question institutionnelle doit se poser dans un second temps. D’abord, tenons des réunions fonctionnelles, bâtissons des projets concrets et ensuite se posera l’établissement d’une communauté d’agglomération. Mais ma volonté est de construire une communauté institutionnelle. Avec qui ? Quand ? Ces questions se règleront après. Nous en sommes à la volonté politique qui, je pense, est partagée par un certain nombre de maires de la boucle Nord. Au-delà des couleurs politiques. Une interco monocolore ne m’intéresse pas. Elle doit être fonctionnelle. Yves Révillon, pourtant UMP et avec lequel je m’entends très bien humainement, je souhaite qu’il soit dans l’intercommunalité avec Gennevilliers, Clichy et Villeneuve… Avec les maires que j’ai rencontrés, nous avons décidé de nous revoir avant le 14 juillet sur les dossiers en cours. Aussi se posera l’éventualité d’élargir l’interco à St-Ouen, Argenteuil, Nanterre dans l’avenir. Je n’ai pas de tabou sur le sujet.


P.H. : La saturation de la ligne 13 : le dossier le plus sensible pour vous ?


S.P. : Il y a beaucoup de dossiers urgents, mais je dirais que ce sera mon combat pour la mandature et mon bras de fer principal avec l’Etat et le gouvernement pour faire bouger les choses. Il est trop facile pour Sarkozy de critiquer le conseil régional sur le RER A mais il n’y a que l’Etat qui dispose des leviers pour agir fortement sur les transports. Pour la ligne 13, il faut 1,5 milliards pour régler en majeure partie les problèmes. Très bien de mettre des portes palières, très bien de mettre en place le système Ouragan, mais ce sont des mesurettes par rapport au problème structurel de désengorgement. A ce jour, je ne suis pas d’accord avec la RATP qui propose de résorber la ligne 13 par Métrophérique dans 15 ou 20 ans. Je suis usager de la ligne 13 et comme beaucoup je suis inquiet sur l’augmentation de la fréquentation même si je me réjouis de l’ouverture des 2 stations qui vont déghettoïser nos quartiers.


P.H. : Justement, l’un de vos objectifs n’est-il pas de désenclaver Asnières.


S.P. : Oui, mais je positiverai en disant : mon objectif est de faire rayonner Asnières dans tous les domaines ! En termes de transports (ligne 13, accessibilité de la gare de Bécon) vers l’extérieur et l’intérieur d’Asnières : j’ai demandé à la RATP de faire une étude d’impact pour que le bus municipal « Désiré » desserve tous les quartiers et avec des horaires plus fréquents. Et il y a le rayonnement culturel, économique… Enfin, je veux qu’Asnières soit synonyme d’apaisement. La ville n’était connue que par les affaires et les polémiques stériles. Je veux dépasser tout cela. Cet été, il y aura des animations. Le château d’Asnières sous-utilisé sera mis en avant pour des manifestations culturelles. Nous créerons un office de tourisme, car nous avons du patrimoine. Parlons d’Asnières autrement qu’au travers  des affaires et des querelles ! Et déjà nous aurons fait un grand pas !


P.H. : A 30 ans, vous faites tomber une ville symbole du sarkozysme. Comment vivez-vous cela ?


S.P. : Avec une certaine fierté, mais avec une certaine modestie (rire). Je ne me suis pas dit « ça fait 50 ans qu’Asnières est à droite » mais je me suis dit « il y avait un système, qui au-delà du système sarkozyste, était le système Aeschlimann, qui était nuisible pour les Asniérois ». Les Asniérois s’en sont rendu compte puisque nous avons fait près de 52%. Mais nous avons peu savouré la victoire, si ce n’est le dimanche soir où nous avions la tête dans les nuages. Dès le lundi matin nous étions au travail ! J’ai d’abord acheté quelques costumes et des cravates et je me suis mis au travail. Depuis nous n’arrêtons pas parce que nous sommes consciencieux.


P.H. : Manuel Aeschlimann est toujours député. A-t-il selon vous la légitimité pour rester ?


S.P. : je ne vais pas lui demander de démissionner ! Il a été élu il y a un an par le suffrage universel. A lui d’en tirer les conséquences depuis. Je respecte le calendrier et l’on verra au moment des législatives s’il se représente ou non, si sa femme se présente ? En ce qui me concerne, chaque chose en son temps. Le travail pour Asnières ne manque pas. Les législatives sont dans 4 ans : la route est longue d’ici là.


P.H. : Comment vous situez-vous au PS dans la perspective du congrès de Reims ? Gilles Catoire a rejoint Bertrand Delanoë.


S.P. : Je suis socialiste, pas forcément libéral (rire). Plus sérieusement, le Congrès ne doit pas se résumer à une bataille de chefs. C’est dangereux pour le PS et pour la présidentielle de 2012 de pré-désigner notre candidat(e). Là aussi, la route est longue. Je rejoins la position de Julien Dray. Mais des voix s’élèvent au PS pour qu’on évite le tête à tête Delanoë-Royal. J’ai soutenu Ségolène Royal. Elle a toutes les capacités pour être candidate comme Delanoë mais il serait dommage que l’une ou l’autre soit 1er secrétaire car le PS risque de devenir atone. Alors qu’il faut un PS courageux, qui prenne des positions d’ici 2012, qui redevienne populaire, il faudrait un 1er secrétaire non-présidentiable.


P.H. : Votre victoire et celle de Philippe Sarre à Colombes vont-elles modifier la donne à la tête de la fédé ? L

SP: Les choses vont forcément bouger avec les victoires. Mais mon objectif est que le PS-92 soit uni, que les sections travaillent les unes avec les autres, en intercommunalité. J’ai confiance en Pascal Buchet pour continuer le travail de rénovation de la fédération mais à un rythme peut être plus soutenu…

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 12:14

Sébastien Pietrasanta, maire en pétard

Le maire PS d’Asnières (Hauts-de-Seine), Sébastien Pietrasanta, a demandé hier d’interdire la vente d’engins pyrotechniques aux particuliers. Sa requête fait suite aux affrontements qui ont eu lieu dans sa ville, dans la nuit de dimanche à lundi, où un commissaire de police a été gravement blessé à l’œil.


« Asnières, comme d’autres communes, avait pris un arrêté interdisant la vente de pétards à l’occasion de la fête nationale. Mais à quoi cela sert-il de prendre de telles mesures dans une ville, si les jeunes peuvent aller acheter ailleurs ces engins devenus de véritables armes par destination ? », demande l’élu. Le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’une réflexion serait engagée sur un durcissement de la législation.

Par Sébastien Pietrasanta - Publié dans : pietrasanta
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