Formation professionnelle et Emploi

Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:42

BNS-Emploi3.png

 

En mai 2007, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy, 3,2 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi, aujourd’hui on en compte 4,2 millions, soit 1 million de chômeurs en plus depuis 5 ans! Le chômage a malheureusement atteint son plus haut niveau depuis 1999.

 

Avec 30 000 chômeurs de plus au mois de novembre 2011, la situation de l’emploi en France devient de plus en plus préoccupante. Le chiffre représente d’ailleurs une augmentation de 5,2 % par rapport au niveau de novembre 2010. Ainsi, novembre a été pire qu’octobre, depuis la rentrée, on compte chaque jour 1 000 chômeurs de plus! Les jeunes de moins de 25 ans sont durement touchés avec une hausse de 2,2 % des jeunes n’occupant aucun emploi. Même constat chez les séniors. Les personnes de 50 ans et plus à la recherche d’un emploi ont augmenté de 1,5 %.

 

Pour le département des Hauts-de-Seine, nous sommes passés de 63 880 chômeurs fin octobre à 65 150 fin novembre, soit une progression de 2% en un mois. Et le nombre global de demandeurs d’emploi, incluant les activités réduites, mais ni les stagiaires, ni les malades, ni les personnes en contrat aidé, s’élevait en novembre dernier dans le département à 90 420 personnes, soit l’équivalent de la population totale d’une ville comme Nanterre.

 

Le gouvernement a mis ces mauvais chiffres sur le compte du « ralentissement de l’activité économique » alors que la croissance en 2012 ne devrait pas évoluée. « On s'attend à finir avec un taux de chômage de l'ordre de 10,7 % », explique Henri Sterdyniak de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

 

Nicolas Sarkozy a-t-il oublié l’objectif qui s’était donné de ramener le chômage sous le seuil de 9 % de la population active avant la fin de son mandat ? Avec la récession annoncée, c'est au contraire la barre des 10 % qui sera franchie en 2012 contre à peine 6 % en Allemagne qui elle aussi pourtant elle du faire face à la crise.

 

Le gouvernement est responsable de l’effondrement économique de notre pays! Il continue de soutenir la multiplication des heures supplémentaires effectuées par les salariés. La mesure a détruit 70 000 emplois selon l’OFCE. C’est une mesure très coûteuse pour les finances publiques : plus de 4 milliards d’euros par an. L’Allemagne, dans le même temps, a dépensé 5 milliards d’euros pour financer massivement le chômage partiel. Résultat : alors que nos pays avaient le même taux de chômage avant la crise, le taux allemand s’est maintenu alors que le taux français approche désormais les 10 %.

 

Face à ce taux de chômage record, Nicolas Sarkozy a invité les partenaires sociaux à un sommet sur l'emploi, le 18 janvier, afin que "chacun puisse apporter des solutions, faire des propositions". Qui pourrait être dupe des visées électoralistes de ce prochain « sommet pour l’emploi » : il est temps de s’en préoccuper à 4 mois de l’élection présidentielle, mieux vaut tard que jamais! Mais c’est bien tard pour attendre des résultats de ce rendez-vous car la hausse sans précédant du chômage de ces 5 dernières années est bel et bien le résultat de la politique menée par Nicolas Sarkozy, il est grand temps d’en changer.

 

Avec François Hollande, la France devra retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi. L'emploi doit être la priorité, avec la mise en place d’une politique économique basée sur une industrie ambitieuse qui renoue avec l’innovation, basée également sur une meilleure protection de l'emploi des Français et en faisant de la jeunesse une grande ambition. 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 10:44

 

Communiqué de presse du groupe socialiste au Conseil régional d’Île-de-France


Séance budgétaire du Conseil régional des 14, 15 et 16 décembre 2011 : 
 
Les élus socialistes du Conseil régional ont fait de la lutte contre le décrochage scolaire la grande cause régionale 2012. C’est pourquoi ils ont souhaité inscrire au budget régional,  par voie d’amendement, le déploiement à titre expérimental du « Compte épargne formation ».
 
Le « Compte épargne formation » s’adresse aux jeunes sortis du système scolaire sans qualification et issus des zones urbaines sensibles. Il sera mis en œuvre par les missions locales d’insertion et proposera à chaque destinataire un crédit activable de 1000 heures de formation alimenté par la Région Île-de-France.
 
Cette durée maximale de 1000 heures correspond aux heures d’enseignement nécessaires à la présentation d’un CAP /BEP.
 
Pour Sébastien Pietrasanta, Conseiller régional socialiste et maire d’Asnières (92): « face à l’explosion du taux de chômage des jeunes, qui peut avoisiner les 50% en zones urbaines sensibles, il faut avoir une démarche volontariste et utiliser la formation professionnelle pour redonner des perspectives. Si l’expérimentation innovante que nous mettons en place fonctionne pour l’Île-de-France, elle offrira une démonstration pratique qu’une victoire de la gauche pourrait changer l’avenir de nombreux jeunes. »

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 12:02

formation-professionnelle.jpg« Produit de 68 et des Trente Glorieuses (la France ne compte alors que 300 000 chômeurs, contre près de 3 millions aujourd’hui), la loi Delors sur la formation continue a constitué une petite « révolution ».

 

En obligeant les entreprises à consacrer 0,8 % de leur masse salariale à la formation, pour la première fois, chaque salarié a droit à une formation sur son temps de travail et sans perte de salaire. L’apprentissage est renforcé, le Congé individuel de formation (CIF) voit le jour. Cette obligation pour les entreprises de financer la formation de leurs salariés reste une « exception française ». Pour autant cette obligation pour les entreprises de financer la formation n’est pas la garantie d’un meilleur fonctionnement. Des études comparatives menées avec d’autres pays européens montrent que d’autres systèmes coexistent tout aussi efficaces, voire donnant de meilleurs résultats.

 

La formation professionnelle : 40 ans après la loi Delors, reste un enjeu majeur de société et un accompagnement obligé des politiques d’emploi. De l’idée de promotion sociale à la sécurisation des parcours. L’idée de promotion sociale si novatrice en 1971 et qui a nourri tant d’espoirs, chez les salariés comme chez les partenaires sociaux, s’est  déplacé aujourd’hui sur un autre terrain. Il est moins question aujourd’hui de « promotion sociale » que de sécuriser les parcours professionnels.


Certains diront que l’idée « s’est enrichie », au fil des années, d’autres que le chômage de masse contraint à plus de  réalisme  et de pragmatisme. L’idée que par la formation professionnelle, l’individu peut progresser socialement  reste néanmoins présente encore aujourd’hui dans les esprits comme dans les textes. La loi du 24 décembre 2009 sur l’orientation et la formation tout au long de la vie reprend à son compte ce principe fondateur.


« Tout travailleur engagé dans la vie active, ou toute personne qui s’y engage a droit à l’information, à l’orientation et à la qualification professionnelles  et doit pouvoir suivre, à son initiative, une formation permettant, quel que soit son statut, de progresser au cours de sa vie professionnelle d’au moins un niveau en acquérant  une qualification correspondant aux besoins de l’économie prévisibles à court ou moyen terme (…)»

Article  L.6314-1.

 

 

40 ans après la loi Delors, un « bilan globalement positif » ?

 

Certains diront que « oui ». Près d’un salarié sur deux est formé chaque année, l’appétence des actifs pour la formation ne se dément pas et la palette des dispositifs mis à leur disposition n’a fait que s’enrichir depuis 1971. Parmi ces dispositifs, on en retiendra deux, aussi novateurs que prometteurs : la VAE (Validation des acquis de l’expérience) mis en place en 2002 et le DIF (Droit individuel à la formation) créé en 2004 qui octroie 20 heures de formation par salarié et par an et qui fait suite à l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2003, signé, fait rarissime, par l’ensemble des syndicats.

 

Ces détracteurs diront que « Non », 40 ans après la loi Delors, le système est toujours jugé trop « inégalitaire ».

Pour une véritable égalité d’accès à la formation : relever le défi  de l’accès à la formation pour tous les publics. L’Insee dans son édition 2011 de sa publication « Formations et emploi » dresse un constat, hélas connu de tous. Pour certains publics, l’accès à la formation reste toujours aussi difficile.


Un accès à la formation qui varie selon l’âge

-  « L’accès à la formation continue devient très faible après 55 ans ».  Alors que dans le même temps, on se dirige vers un prolongement de la durée d’activité.

 

Un accès à la formation qui varie selon les secteurs

- « Les secteurs de l’enseignement, de la santé, et de l’administration publique recourent largement à la formation, à l’inverse de l’agriculture, de la construction, de l’hôtellerie et de la restauration ».

 

Un accès à la formation déterminé par la catégorie socioprofessionnelle

- « Tous secteurs confondus, un ouvrier sur six déclare en 2010 avoir suivi une formation dans les 12 derniers mois, contre un cadre ou un technicien sur trois ».

 

Un accès à la formation largement déterminé par le diplôme initial.

- « Un tiers des personnes ayant un diplôme du supérieur disent avoir suivi au moins une formation alors que ce n'est le cas que d'une personne non diplômée sur 10 ».

 

Les demandeurs d’emploi restent enfin les grands déficitaires de ce système.  « Au total, en 2009, la part des demandeurs d’emploi en formation est de 8 % ». Le nombre de DE entrés en formation en 2009 est même en diminution de 5 % par rapport à 2008.

 

Les « réformes » issues de la loi du 24 novembre 2009 permettront-elles d’infléchir la donne ?

En particulier : Le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) « créé » pour  former les demandeurs d’emploi et les salariés peu qualifiés permettra t’il à ces publics d’accéder plus facilement et en plus grand nombre à la formation ? Les OPCA pourront-ils mener leurs missions de conseil auprès des PME TPE ?


Le système est aussi jugé « complexe, opaque et inefficace » par ces détracteurs et ce malgré la réforme.

Le dernier rapport en date de l’Institut Montaigne* rendu public le 3 octobre 2010 « Formation professionnelle : pour en finir avec les réformes inabouties » critique un système coûteux (en 2008, les entreprises ont dépensé 12,6 milliards d’euros pour la formation de leurs salariés) pour des résultats « décevants ».  « En dépit d'une succession de réformes, la formation professionnelle reste « coûteuse et son efficacité est souvent très limitée, voire négative ».


Le rapport très critique à l’égard de ce système déclare « le système actuel est dans une impasse et les réformes jusqu’alors proposées sont largement inabouties,dotée d’une offre pléthorique et non contrôlée, la formation professionnelle bénéficie en priorité à un public déjà formé et ne touche pas les plus fragiles ». Une critique sévère mais un rapport aussi controversé …

 

Au-delà de la controverse, saisissons l’opportunité qui nous est offerte par le CARIF Ile-de-France et l’université Paris Ouest, pour échanger et débattre des évolutions de la formation professionnelle depuis 40 ans. Et j’invite chaque partenaire autour de la table à faire preuve d’audace pour trouver des voies originales  dans une région comme l’Ile-de-France.

 

Repères sur la formation professionnelle en Ile-de-France

L’Etat et la région partagent des objectifs communs, en particulier sur le développement de l’alternance pour le public jeune.  Dans un contexte de difficulté d’accès à l’emploi, de ce public particulièrement, les « collaborations » entre l’Etat et la région sont nombreuses, dans le respect des compétences de chacun de ces services.

 

La Région accompagne ainsi le développement de l’apprentissage

 

L’Ile-de-France est la seule région où l’apprentissage a progressé malgré la crise de 2008. L’Ile-de-France compte actuellement plus de 96 000 apprentis (96 211 exactement) et elle envisage de porter ce nombre à 118 000 jeunes d’ici 2015, soit une augmentation de 23 %. L’insertion des jeunes et en particulier premiers niveaux de qualification est  une priorité de l’action régionale.

- Dans son nouveau COM apprentissage 2011-2015, la région prévoit de mettre l’accent sur les niveaux CAP et de faire porter son effort sur des secteurs prioritaires tels que : l’hôtellerie-restauration, la sanitaire et social, l’hygiène et l’environnement.

- Le nombre de jeune accédant à l’apprentissage par le biais des missions locales sera doublé en multipliant les partenariats avec les CFA et ces structures.

- D’autres actions menées par la région traduisent son investissement en faveur des jeunes, et en particulier des plus fragiles d’entres eux, comme par exemple la consolidation et le développement des écoles de la deuxième chance en augmentant le nombre de places disponibles.

 

Face à des parcours discontinus, protéger les mobilités, sécuriser les parcours et les transitions autant de défis à relever …

 

Toutes les analyses font  le constat que les mobilités sont plus fréquentes, choisies pour les uns mais trop souvent subies pour les autres, que les passages par le chômage sont plus fréquents, qu’il existe un risque d’exclusion important du fait de la longueur des épisodes de chômage ou par manque de qualification, ou encore qu’il existe un fort sentiment d’insécurité professionnelle, au‐delà bien souvent du risque réel de perdre son emploi.

 

Il revient aux acteurs de l’emploi mais aussi de la formation, de protéger ces mobilités …Sécuriser les parcours professionnels est un enjeu partagé par tous les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle. Même si l’Ile-de-France bénéficie d’un dynamisme économique plus favorable que d’autres régions, elle subit aussi les effets de disparités importantes, locales, sociales et culturelles. Assurer une meilleure sécurisation des franciliens s’est aussi se doter d’outils plus pertinents, développer des partenariats et apprendre à travailler autrement, construire des outils partagés …

 

Pour une meilleure coordination des politiques formation en Ile-de-France

 

Avec la loi du 24 novembre 2009, la région peut se doter d’un nouveau cadre de coordination et d’action avec le CPRDFP (Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles) élaboré conjointement  par l’Etat et le Conseil régional, après consultation des partenaires sociaux. Derrière ce « sigle compliqué » « barbare », se construit la formation de demain : quelles seront les filières offrant la meilleure garantie d’insertion possible, comment rendre plus lisible les dispositifs, développer la formation professionnelle des demandeurs d’emploi …  sont autant d’objectifs.

 

*INSTITUT MONTAIGNE : Un laboratoire d’idée (think tank créé par Claude Bébéar et qui réunit des chefs d’entreprise, des hauts fonctionnaires, des universitaires et des représentants de la société civile).

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 10:44

DSC5982

 

La Mission Locale d’Asnières-sur-Seine / Villeneuve-la-Garenne a organisé, hier avec le soutien du Fond Social Européen et de la Région Ile-de-France, une journée dédiée à l’emploi « Recruter autrement » à l’espace Francis Delage. Plus de 200 jeunes en recherche d’un emploi sont venus rencontrer les entreprises présentes et ont pu bénéficier via un espace recrutement de simulations d’entretiens, de coaching pour préparer l’entretien d’embauche, etc.

 

Dans un contexte économique fragile, la municipalité et ses partenaires ont décidé de tout mettre en œuvre pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes en organisant cette nouvelle initiative dédiée au recrutement.

 

Cette journée s’intitulant « Recruter autrement » avait comme son nom l’indique, pour objectif d’informer les entreprises de nouvelles méthodes de recrutement mais surtout de permettre, par ce biais là, de lutter contre toutes les sortes de discrimination à l’emploi et favoriser notamment la mixité hommes-femmes dans des métiers réputés féminins ou masculins.

 

La journée « recruter autrement » avait donc deux objectifs :

 

- Informer les employeurs sur les manières originales et efficaces de "recruter autrement". Quelles sont les autres façons de recruter qui permettent d’éviter la procédure habituelle : publication d’une annonce, réception d’un grand nombre de candidatures écrites, sélection des candidats (sur CV et lettre de motivation), entretien d’embauche… ? Quels sont les avantages de ces méthodes alternatives de recrutement ? Comment diversifier les publics recrutés ?

 

- Proposer aux jeunes (de moins de 26 ans) un entretien le jour J avec des entreprises dans un espace recrutement, se préparer aux entretiens d’embauche (coaching par des employeurs sur place, conseils en image par une socio-esthéticienne, atelier « démystifier l’entretien d’embauche »…).

 

A l’image de cette journée de rencontre, avec toute l’équipe municipale, nous continuerons à lancer de type d'initiatives et mettons tout en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi des Asniérois.

 

 

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 15:22

photo 9Lundi après-midi, Daniel Cohn-Bendit, député européen, s’est arrêté à Asnières pour visiter la Maison de l’emploi et la Mission locale de la ville. J’ai pu lui présenter les différentes initiatives menées par la Ville concernant l’aide au retour à l’emploi.

 

Il a pu entre autre rencontrer et échanger avec les acteurs de la Régie de Quartier. La Régie a ainsi présenté son action au sein de la ville et notamment le dispositif des points écoles. Une asniéroise a également pu présenter le système de parrainage que la ville a mis en place avec la société Procter & Camble. Grâce à cette action, un retour à l’emploi a été possible.

 

En effet, une convention de partenariat avec Procter & Gamble a été signée en mars dernier. Cette convention consiste en la signature d’une charte de parrainage de demandeurs d’emploi (adultes et jeunes) par des salariés bénévoles de Procter & Gamble. 16 salariés volontaires accompagnent une personne chacun durant leur temps de travail et pendant 6 mois. Le parrain et le filleul se rencontreront au sein de l’entreprise pendant une heure toutes les 3 semaines minimum permettant ainsi aux demandeurs d’emploi d’être coachés mais également de renouer avec le monde de l’entreprise.

 

Daniel Cohn-Bendit a pu aussi rencontrer les acteurs de la mission locale qui ont pour objectif l’insertion professionnelle et sociale des jeunes de 16 à 25 ans non scolarisés. Elle accueille plus de 1000 jeunes Asniérois chaque année, les informe, les oriente vers la formation et l’emploi (plus de 500 entrées en emploi ou formation par an), les accompagne dans la construction de leur projet professionnel. Aujourd'hui, la mission locale mène une nouvelle expérience: rencontrer les entreprises locales pour les sensibiliser à l'avantage d'embaucher des jeunes.

 

Daniel a été ravi de sa visite et il a pu s’apercevoir que l’équipe municipale met tout en œuvre pour favoriser le retour à l’emploi de ses concitoyens. Nous avons insisté sur le rôle de l’Union Européenne dans l’aide apportée aux structures locales pour l’emploi.

 

Retrouvez toutes les photos de sa visite ici

 

 

 

 

 

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 18:32

Courbe-Chomage_Aout-2011.jpg

 

Alors que le gouvernement promettait une baisse du chômage en 2011, les chiffres du mois de juillet ont augmenté d’une façon inquiétante avec une hausse de 36 000 demandeurs d'emploi en catégorie A*, soit une hausse de 1,3 %.


Les chômeurs n'ayant aucune activité sont désormais 2,75 millions. Il s'agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis février 2000.C'est le troisième mois consécutif de hausse et selon les experts, la tendance ne promet pas de s'améliorer à court terme.

 

Les jeunes sont comme toujours les plus touchés puisque le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a augmenté de 1,3% sur le mois pour atteindre les 429 000 et il faut remonter au plus fort de la crise en 2009 pour retrouver des chiffres aussi catastrophiques.

 

 

 

 

Au total, 4,128 millions de personnes sont en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite. 

 

Depuis que M. Sarkozy est au pouvoir, le nombre de Français inscrits au Pôle emploi a augmenté de  896.500! Au delà de l’échec, ces chiffres soulignent l’absence totale d’une politique d’emploi volontariste,  l’emploi n’a jamais été une priorité pour ce gouvernement et on constate les conséquences désastreuses aujourd’hui.

 

Pourtant il est possible de mettre en place une politique volontariste pour privilégier le retour à l’emploi lorsqu’il y’a une véritable détermination politique : à Asnières depuis maintenant plus de 3 ans, nous mettons tous en œuvre pour trouver des solutions visant à tenter d'endiguer ce fléau social qu'est le chômage.

 

Nos efforts se concentrent en priorité en direction des jeunes asniérois particulièrement touchés par la baisse des offres d’emploi. Nous proposons un accompagnement à la recherche d’emploi, des actions de formation et mettons en place des passerelles pour rapprocher les entreprises et le public.

 

Quelques chiffres positifs montrant l’engagement fort de la ville :

 

-       2500 jeunes et adultes ont accédé à un emploi grâce à l’accompagnement individualisé de la mission locale et de la maison de l’emploi ;

 

-       200 Asniérois ont bénéficié d’un emploi et d’une formation dans le cadre des chantiers d’insertion ;

 

-       1000 visiteurs lors de la 1ère édition des « rencontres de l’emploi, de la formation et des jobs d’été » en avril 2010. L’édition de 2011 a rencontré le même succès avec autant de visiteurs et pour la première fois le Forum fut organisé au cœur du quartier des Hauts d’Asnières là où se concentre le plus de demandeurs d’emplois. Ce choix de l’équipe municipale marque notre volonté d’aider les plus défavorisés face au chômage.

 

-       350 visiteurs ont pu postuler directement à des offres d’emploi lors Forum du service à la personne en présence de 40 entreprises du secteur ayant de forts besoins en recrutement.

 

Nous n'arrêterons pas là nos actions menées en faveur du retour à l’emploi, ça restera une de nos priorités !

 


 

*Catégorie A: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi (cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI).  

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 22:50

Le 7 avril, je suis intervenu au nom du Groupe Socialiste sur le rapport cadre sur l'apprentissage. Voici mon intervention.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 20:57

Ce vendredi 11 mars je recevrai en mairie Hervé Gentieu, Directeur des Ressources humaines, Marie-Laure Vaganay, Directrice des Relations Extérieures et Ségolène Moreau, Responsable de la communication Corporate de Procter & Gamble France afin de signer la première charte de parrainage de demandeurs d’emploi pour la ville.


Cette convention consiste en la signature d’une charte de parrainage de demandeurs d’emploi (adultes et jeunes) par des salariés bénévoles de Procter & Gamble.


16 salariés volontaires vont accompagner une personne chacun durant leur temps de travail et pendant 6 mois. Le parrain et le filleul se rencontreront au sein de l’entreprise pendant une heure toutes les 3 semaines minimum permettant ainsi aux demandeurs d’emploi d’être coachés mais également de renouer avec le monde de l’entreprise.

 

Cette convention s’inscrit dans le cadre d’un programme de bénévolat pour du coaching professionnel lancé à la fin de l’année 2010 par P&G et auquel participent aujourd’hui 26 salariés.

 

Cette convention marque la volonté de la ville d’Asnières-sur-Seine et de Procter & Gamble de pérenniser leur collaboration.

 

Par ailleur, la ville organise son 2ème Forum emploi les 6 et 7 avril prochain au gymnase Descartes regroupant près de 80 intervenants marquant ainsi sa volonté forte de contribuer à lutter contre le chômage.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 00:10

Le GIP CARIF et son OREF (Observatoire Régional Emploi Formation) dont je suis le président en Ile-de-France organisait ce matin une journée d'étude sur les services à la personne. J'ai ouvert cette séance importante puisque les services à la personne embauchent près de 2 millions de personnes en France. Voici les extraits de mon intervention :

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

(...)Le sujet d’aujourd’hui concerne les services à la personne, la manière dont ce champ s’est organisé et structuré depuis qu’il a fait l’objet de politiques publiques volontaristes, plus particulièrement depuis la loi de cohésion sociale de 2005, dite « loi Borloo ».

 

Or c’est bien une des missions centrales du GIP  CARIF que d’accompagner les acteurs en charge de la conception et de la mise en œuvre des politiques publiques relatives à l’emploi et à la formation.

 

Ainsi, les services à la personne sont un champ issu d’une construction politique et présenté comme un gisement d’emplois. Les métiers des services à la personne sont considérés comme pouvant fournir des emplois aux personnes pas ou peu qualifiées, alors que les emplois d’ouvriers décroissent inexorablement, avec les restructurations et délocalisations qui affectent l’industrie. Les métiers des services à la personne sont davantage liés à la population résidente, ce que l’on appelle « l’économie résidentielle » par opposition à « l’économie productive » soumise à la concurrence internationale et délocalisable. De plus, ils relèvent de ces métiers où les besoins sont grandissants, comme les métiers de la santé ou de l’éducation, par exemple.

 

Avec le vieillissement de la population, ils ont été identifiés comme des métiers d’avenir, avec de forts besoins de recrutement. C’est ce que mettent en évidence, au niveau national, les travaux du Centre d’analyse stratégique et de la DARES, par exemple, et au niveau régional, les travaux de l’OREF. De même, l’Ile-de-France est particulièrement dynamique du point de vue de la fécondité : sa population féminine, très active, génère des besoins de garde d’enfants particulièrement importants.

 

On le voit, le développement de ce champ suppose des soutiens publics à la solvabilisation de la demande et à la professionnalisation des acteurs, pour assurer un service de qualité auprès des publics les plus fragiles.

 

Qu’en est-il en Ile-de-France ? La problématique est d’autant plus pertinente que la région amplifie la polarisation des qualifications que l’on retrouve dans la France entière : d’un côté, des « fonctions métropolitaines supérieures » (recherche-développement, sièges sociaux, ministères…) avec de nombreux cadres supérieurs, une population hautement qualifiée et des revenus élevés ; de l’autre, une part de personnes sans aucun diplôme plus importante qu’en province, et des territoires en grande difficulté d’un point de vue économique et social, avec des taux de chômage et de pauvreté très importants. On pourrait donc se dire que la situation socio-économique de la région est propice au développement des services à la personne, avec une population nombreuse, de forts besoins et des hauts revenus d’un côté, et de l’autre une population très faiblement formée, avec des étrangers plus nombreux qu’en province, souvent en recherche d’emploi, qui constitue l’un des principaux viviers de recrutement sur ces métiers.

 

D’ailleurs, le Conseil régional d’Ile-de-France, conscient du potentiel d’embauche, a investi depuis plusieurs années dans la formation des demandeurs d’emploi et la sécurisation de leur parcours pour ce type de métiers.

 

Cinq années après la « loi Borloo », un bilan peut être amorcé.

 

Dans quelle mesure le développement des services à la personne a-t-il correspondu à ce qu’on pressentait en 2005 ? Les efforts de structuration du marché, pour rapprocher l’offre et la demande, les besoins et les réponses possibles, ont-ils été concluants ? Outre les aides fiscales aux employeurs, la politique de développement des services à la personne s’est appuyée sur l’agrément des organismes dont la fonction est justement de rapprocher l’offre et la demande : agrément qualité pour les services rendus à des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées et handicapées) ou simple pour les services dits « de confort » du type ménage ou jardinage. Ces organismes peuvent être publics ou privés, à but lucratif ou non ; leur rôle est de permettre le développement à la fois quantitatif de ces emplois grâce au rapprochement offre-demande, et qualitatif grâce au suivi et à la professionnalisation des personnes embauchées. La qualité est nécessaire à l’établissement de la confiance, elle-même indispensable pour l’embauche d’un travailleur à domicile. Toutefois, la professionnalisation des personnes reste délicate, en particulier du fait du foisonnement des certifications et de la grande diversité du champ conventionnel.

 

On le pressent, le bilan est en demi-teinte car des freins subsistent à l’organisation de ce champ. Dès 2005, une étude du Comité régional pour l’Information économique et sociale (CRIES) faisait l’hypothèse que l’intermédiation étant peu organisée sur le territoire francilien, l’offre et la demande d’emploi peinaient à se rencontrer. Cette hypothèse est-elle confirmée ? Comment et dans quelles proportions s’est développée l’offre de services ? Qu’en est-il de l’amélioration de la qualité qui devait découler de la structuration de l’offre de services sur le territoire francilien ?

 


(...)

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 09:41

A l'occasion du salon de l'éducation qui se tient à la Porte de Versailles, en tant que Président du CARIF, (Centre d'Animation, de Ressource, d'Information sur la Formation en Ile-de-France) j'ai inauguré la nouvelle version du site www.lesmetiers.net.

 

Ce site est devenu le GPS de la formation en direction des collègiens, lycéens et étudiants qui cherchent à avoir des informations précises et utiles sur les métiers pour les aider dans leur orientation.

 

Avec une fréquentation de près de 130 000 visites par mois, le site www.lesmetiers.net avait besoin de faire peau neuve. Ce qui est fait: un site plus clair, plus interactif et plus dynamique.

 

400 métiers sont présentés avec des vidéos, des dossiers, des témoignages. Pour chaque métier, on détaille le niveau des études requis, les débouchés, les fourchettes de salaire, les écoles qui proposent les formations pour y parvenir,...

 

Sur le site, il existe aussi un test pour aider les jeunes à s'orienter en fonction de leurs centres d'intérêt,...

 

A l'heure, où des milliers de jeunes sont un peu perdus sur les questions d'orientation et de formation, lesmetiers.net apparaît comme un site vraiment utile !

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés